Déjà en plan de sauvegarde depuis 2014, la coopérative GICB (Groupement interproducteurs collioure banyuls) demande son placement en redressement au tribunal judiciaire de Perpignan, a indiqué Les Échos le 2 février. Plusieurs difficultés s’accumulent, d’après le journal : unité de production devenue surdimensionnée, baisse de la production viticole, endettement, impact des sécheresses, chute des ventes. Le GICB réalise 13,2 M€ de chiffre d’affaires en 2025 (contre 19,5 M en 2017). Sa surface décline elle aussi, passée de 922 ha il y a dix ans à 533 ha aujourd’hui. Deux solutions vont être proposées au tribunal judiciaire : une restructuration ou l’arrivée d’un repreneur. « Nous sommes sollicités. Des offres vont être présentées », déclare aux Échos le directeur Yves Reiner. Un repreneur pourrait notamment permettre au GICB « d’accéder à d’autres marchés que la seule vente directe ». Héritant d’une lourde dette (20,7 M€ en 2017), due à des erreurs de gestion passées et intégrée au plan de sauvegarde, le GICB est parvenu à la réduire à 17,9 M€. Mais la situation s’est dégradée en 2025, avec une perte comprise entre 1,3 et 1,5 M€ provenant pour moitié de pertes d’exploitation et pour l’autre moitié de la sous-exploitation industrielle, affirme Les Échos.
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