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Vin : la coopérative de Buzet en bonne voie de sortir la tête de l’eau

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La coopérative des Vignerons de Buzet (Lot-et-Garonne), placée en procédure de sauvegarde l’an dernier, a trouvé un accord avec ses créanciers pour réduire sa dette et assurer son avenir, a appris l’AFP le 13 mai auprès de son avocat. Le Crédit agricole a accepté d’abandonner 40 % de ses créances, les 60 % restants de la dette, qui atteignait 35 M€, devant être remboursés sur 15 ans aux différents créanciers de l’entreprise, selon Me Christophe Dejean. En parallèle, la coopérative, qui réunit environ 140 adhérents sur 1 750 ha, devrait officialiser prochainement le rachat de la « quasi-totalité » de son stock, qui pesait sur ses comptes, par les Grands Chais de France (GCF), plus grosse maison de production et de négoce de vins en Europe.

Cet accord commercial devrait apporter « une manne de trésorerie supérieure à 10 M€ dans les 18 mois qui viennent », a ajouté l’avocat au sortir d’une audience « positive » au tribunal de commerce d’Agen, qui doit homologuer le plan présenté par l’entreprise d’ici au 12 juin. « Aujourd’hui, l’avenir des caves de Buzet est consolidé comme il ne l’a jamais été », a estimé Me Dejean, en soulignant que cette trésorerie renflouée permettra à la coopérative de payer ses producteurs « dans l’année », contre environ trois ans jusque-là.

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Dans le cadre de l’accord trouvé, GCF doit reprendre la commercialisation nationale et internationale des vins de Buzet, la coopérative conservant seulement la vente locale, et l’embouteillage sera désormais effectué par les Grands Chais de France dans l’usine de Landiras (Gironde). Cette réduction du périmètre d’activité s’accompagnera « en toute hypothèse » d’un plan social, « point noir du dossier », a poursuivi l’avocat, les effectifs pouvant tomber sous les vingt salariés d’ici la fin de l’année selon lui, contre près d’une quarantaine actuellement.

Un accord commercial est trouvé avec les Grands Chais de France