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Étude Vin : la France perd peu à peu de son influence sur les marchés mondiaux

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La France perd peu à peu de son influence prédominante sur les marchés mondiaux du vin, indique une étude réalisée par la banque BNP Paribas. La part de marché de ses compétiteurs comme l’Italie se rapproche peu à peu, tandis que celles de l’Australie et du Chili grimpent.

La part de la France est encore prédominante sur le marché mondial du vin, mais de moins en moins depuis 20 ans, selon une étude annuelle réalisée par Agrifrance, structure spécialisée de BNP Paribas dans les conseils et transactions en foncier rural.
Les nouveaux compétiteurs tablent sur la baisse des prix
« On voit qu’en 20 ans, le poids relatif de l’Italie, loin derrière la France en 1990, a augmenté sensiblement, tandis qu’Australie et Chili, partis de quasiment rien, sont devenus des acteurs incontournables du marché international », commente Agrifrance, à partir d’un tableau de l’évolution des parts de marché depuis 1990 (cf ci-dessous). En 1990, la France occupait une part de 46,9% du marché mondial. Cette part représente le solde export-import français, en volume, par rapport au marché mondial. En 2009, la part française est tombée à 27,8%. Dans le même temps, la part de l’Italie s’est élevée, passant de 15,5% à 19%.
Les effets de la crise économique et financière mondiale de 2008 ont révélé des disparités au sein des pays viticoles : des pays producteurs comme l’Italie, l’Australie et le Chili, « ont manifestement mieux répondu aux turbulences des marchés, en maintenant, voire en accroissant leurs volumes à l’exportation. Ils y sont parvenus en tablant sur une baisse des prix », souligne l’étude, citant Thierry Pouch, économiste à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA).

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