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Vin : la stratégie de « premiumisation » s’essoufflerait

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La « premiumisation » du vin s’essouffle, a indiqué le 16 janvier l’université de Geisenheim (Allemagne), voyant « un tournant crucial » pour le secteur, qui doit « s’adapter à l’évolution rapide des préférences des consommateurs ». « Au cours des deux dernières décennies, la "premiumisation" a été un moteur de succès dans le secteur du vin, permettant une croissance en valeur quand les volumes stagnaient », d’après cette étude internationale pour le salon ProWein (du 16 au 18 mars à Düsseldorf). « Toutefois, les experts se demandent de plus en plus si cette stratégie est pérenne. » Seuls 53 % du panel (1 300 professionnels dans le monde) pensent que les vins premium et super premium résistent aux ralentissements économiques ; 50 % reconnaissent que les prix actuels des vins de très haute qualité ont atteint des niveaux intenables, limitant leur potentiel de croissance.

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« L’industrie du vin doit innover et développer des stratégies pour attirer les jeunes générations », poursuit l’étude. La majorité des professionnels s’accordent sur le besoin d’adapter le marketing et la communication pour attirer de nouvelles catégories de consommateurs. « Il sera essentiel de renforcer les liens entre les produits haut de gamme et la durabilité, l’intégration du style de vie et les expériences uniques pour maintenir la pertinence et assurer une croissance à long terme sur un marché concurrentiel. » Tous segments confondus, la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs est identifiée par 59 % des sondés comme un des défis à surmonter, derrière la hausse des coûts (65 %) et devant le ralentissement économique mondial (56 %). La plupart des producteurs observent un déplacement des achats vers des prix plus bas, notamment parmi les sondés du Portugal, de France et du Nouveau Monde.

Des prix « intenables » pour les vins super premium