Fer servadou, prunelart, mauzac, loin de l’œil, muscadelle, ondenc... Les cépages oubliés ont été au centre de toutes les attentions durant les rencontres annuelles de la confédération des Vignerons indépendants de France (Vif), qui se sont tenues à Gaillac (Tarn) les 6 et 7 avril sur le thème « Cépages : de l’origine à l’originalité ». Au niveau mondial, 1 % des cépages occupent 45 % des vignobles, selon la confédération des Vif. « Il est important de détenir cette diversité biologique, comme le font déjà les conservatoires en France et dans le monde », a commenté son président, Jean-Marie Fabre. D'un point de vue gustatif, « la remise en avant des cépages oubliés, ces marqueurs de l’histoire viticole, sont des outils formidables de l’originalité de nos productions », a-t-il souligné. D'un point de vue agronomique, les cépages oubliés sont généralement plus résilients, comme les vignerons l’ont constaté lors des brûlures sur les vignes lors des pointes de chaleur de 2019, et comme l’a rappelé Robert Plageoles, vigneron de 87 ans rendu célèbre par ses observations empiriques sur le vignoble gaillacois, dont il promeut l’originalité.
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