En dépit de la crise de la Covid et de la sécheresse, le millésime 2020 s’annonce prometteur pour l’Union des grands vins de Bordeaux (UGVB), tant en qualité qu’en termes de commercialisation, avec notamment la perspective d’un rebond des achats en Asie et aux États-Unis. Marqué par un été spécialement « chaud et sec » qui a généré un rendement plus faible (de l’ordre de -10 à -15 %), le nouveau millésime peut être qualifié de « surprenant », a estimé le président de l’UGCB Ronan Laborde mardi 27 avril lors d’une conférence de presse. En rouge, « on a des vins de très belle couleur, avec également une belle concentration, une belle densité. Il y a des surprises, des grandes réussites, des vins qui ont un éclat aromatique absolument sensationnel », commente-t-il alors que la semaine de dégustation des primeurs bat son plein.
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Selon un système unique au monde, ces vins, dégustés en France et dans une dizaine de métropoles mondiales alors qu’ils sont en cours d’élevage, ne seront livrés que dans 18 à 24 mois. Covid oblige, cette année comme l’an dernier, les acheteurs étrangers n’ont pour la plupart pas pu venir en France pour la semaine de dégustation qui s’achève le 29 avril. Mais des échantillons ont été envoyés un peu partout dans le monde par l’UGCB, qui rassemble 131 producteurs de grands crus du Bordelais. Après deux années difficiles, l’UGCB entrevoit une possible sortie du tunnel en 2021 avec notamment la suspension des taxes américaines instaurées par Trump sur les vins, la reprise économique en Asie – particulièrement en Chine quasiment sortie de l’épidémie de Covid –, et en France la perspective d’une réouverture des restaurants.