L’Union des œnologues de France demande la reconnaissance des troubles de l’odorat et du goût, qui sont apparus au grand jour en tant que symptômes de la Covid-19, comme maladie invalidante. Lors d’une conférence de presse organisée le 10 mars, Didier Fages, président de l’Union des œnologues de France, a indiqué que la profession a été frappée dans les mêmes proportions que l’ensemble de la population par la pandémie, mais que « la conséquence pour nous, c’est un handicap majeur pour la poursuite de notre travail ». « C’est comme si un violoniste perdait les cordes de son violon », a-t-il comparé. Outre la reconnaissance des troubles de l’odorat et du goût comme handicap professionnel, l’organisation demande une « couverture santé et prévoyance renforcées pour l’ensemble des œnologues ». Le syndicat a présenté une enquête qui révèle que 2,7 % des 2 625 répondants professionnels du vin (dont 52 % d’œnologues et 15 % de viticulteurs) ont contracté la maladie, et que sur cette frange, 30 % seulement n’ont pas eu de troubles olfactifs. L’Union des œnologues compte associer dans sa démarche d’autres professions, comme celle de la gastronomie, de l’agroalimentaire, de la cosmétique.
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