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En direct de Bruxelles Vin : l’heure des choix

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Programme d’arrachage, suppression des distillations et des aides, libéralisation des droits de plantation, simplification de l’étiquetage : l’arsenal de mesures mis en avant par Bruxelles devant les ministres de l’agriculture de l’UE a de quoi passablement bousculer les habitudes de la filière viticole européenne.

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L’Italie, l’Espagne et le Portugal ont choisi, d’entrée de jeu, d’afficher un esprit d’ouverture à l’égard des propositions de la Commission européenne qui tranche avec les réticenses manifestées par la France et l’Allemagne. Compte tenu des moyens budgétaires limités, chaque Etat membre devra cependant faire des choix justes et courageux. Car, à l’avenir, comme cela est devenu la règle pour la plupart des autres productions, les agriculteurs n’auront plus la possibilité de se tourner vers l’Europe pour obtenir des soutiens. Il est tout à fait clair, en effet, que Bruxelles veut se débarrasser de la gestion sur les Etats membres et donner aux viticulteurs les plus dynamiques les moyens de vendre leurs vins dans les meilleures conditions possibles. Les Etats membres ont, semble-t-il, tout intérêt à tolérer cette idéologie libérale en ciblant habilement leurs revendications plutôt qu’à s’épuiser dans des combats stériles en se retranchant derrière des concepts, certes importants, comme l’authenticité, le terroir ou la qualité, mais qui sont secondaires au regard des vrais enjeux de cette réforme. La ministre espagnole, Elena Espinosa, semble l’avoir bien compris.