L'Union européenne a intérêt à signer un nouvel accord bilatéral sur le vin avec les États-Unis, le dernier ayant expiré le 31 décembre dernier, a estimé le 18 mars Patrick Ricard, p.-d.g. du groupe français Pernod Ricard, numéro trois mondial des vins et spiritueux.
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« Il vaut mieux un mauvais accord que pas d'accord du tout. S'il n'y a pas d'accord, cela posera des problèmes sérieux aux vins français qui auront encore plus de mal qu'actuellement», a estimé M. Ricard, également président de la Fédération des exportateurs des vins et spiritueux (FEVS). La révision de l'accord bilatéral entre l'UE et les USA, déjà renouvelé une dizaine de fois depuis 1983 et qui a expiré le 31 décembre dernier, est actuellement bloquée. Seule la dérogation accordée par l'UE aux États-Unis sur les pratiques œnologiques, différentes de celles pratiquées sur le Vieux Continent, a été prorogée de deux ans. Cependant, les Américains semblent disposer à renégocier sur ce sujet depuis que la nouvelle Organisation internationale de la vigne et du vin a pris forme (OIV). Personnellement, le p.-d.g. du groupe Pernod Ricard ne craint pas un échec : « S'il n'y pas pas d'accord, je vendrai plus de vins australiens Jacob's Creek aux États-Unis », affirme t-il.