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Vin : série de demandes de dérogations climatiques aux cahiers des charges

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Dix-sept appellations viticoles ont demandé à l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) des dérogations aux cahiers des charges du fait des aléas climatiques, particulièrement intenses et étendus, a indiqué l’institut le 8 septembre, au lendemain de la réunion de la commission nationale des appellations viticoles de l’institut. Ainsi, d’une part l’appellation du Beaujolais a demandé de pouvoir avancer d’un mois la date de commercialisation des crus. D’autre part, certaines AOC, chablis notamment, ont demandé des dérogations aux règles de la taille de la vigne, la grêle ayant atteint profondément le bois des plants. Enfin des demandes ont été formulées pour déroger temporairement aux règles d’assemblage de taux de cépages dans le vin pour modifier la proportion de tel ou tel cépage, selon les manques de production constatés.

Par ailleurs, parmi les dossiers examinés par la commission nationale des appellations viticoles, figure celui d’une future AOC/AOP « Corrèze ». L’organisme professionnel qui porte ce dossier est une IGP (indication géographique protégée). L’IGP cohabiterait, sous le nom de « pays de Brive », à côté de l’AOC, dont le dossier « est dans la dernière ligne droite ».

Parmi les dossiers examinés, et là aussi « en bonne voie », l’INAO a cité une AOC de brandy français, déposé par la fédération du brandy, basée à Bordeaux.

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Cette réunion de rentrée des professionnels du secteur viticole a confirmé que la sécheresse au Sud fait baisser l’estimation de vendange nationale. Le cumul et l’ampleur des événements climatiques multiples (gel, grêle, mildiou, manque d’eau) auront des conséquences sur la grosseur des baies de raisin, et aussi sur la qualité : « Cette année sera compliquée. Ce ne sera pas un millésime où tout se passe bien. Ce sera un millésime de vinificateurs », c’est-à-dire que le savoir-faire au chais sera déterminant pour la qualité, a précisé Éric Rosaz, chargé du secteur viticole à l’INAO.

« Cette année sera compliquée. Ce sera un millésime de vinificateurs », c’est-à-dire que le savoir-faire au chais sera déterminant pour la qualité