Stéphane Travert a annoncé le 30 novembre aux professionnels de la viticulture, lors du Sitevi, des mesures de prise en charge de cotisations sociales et une levée de verrous administratifs à la construction des retenues d’eau. C’est ce qu’a relaté Jérôme Despey, président du conseil viticole de FranceAgriMer et secrétaire général de la FNSEA, à l’issue de la rencontre.
Stéphane Travert est venu rencontrer les viticulteurs au Sitevi, qui s’est tenu du 28 au 30 novembre à Montpellier, aux cotés de la présidente de la région d'Occitanie, Carole Delga. Ce "marqueur de la filière viticole" qu’est le Sitevi, est "un moteur pour l'innovation, la technologie, la mécanisation et la numérisation mises au service de la tradition viticole", a souligné le ministre qui a rappelé les efforts du gouvernement pour élever les revenus de la filière viticole et son engagement sur les Etats généraux de l’alimentation.
Puis il a été convié à une table ronde à huit clos avec des responsables de la filière viticole. Comme l’attendaient les professionnels de la vigne, le ministre de l’Agriculture a annoncé au Sitevi, des mesures de soutien à leur trésorerie, après une vendange historiquement basse (depuis 1945). Il a ainsi prononcé le terme « ciblage » pour désigner la viticulture comme l’un des secteurs en difficulté pouvant bénéficier de prise en charge de cotisations sociales personnelles MSA. Dernièrement par exemple, l’enveloppe de prise en charge des cotisations sociales personnelles MSA a bénéficié aux aviculteurs du fait de la grippe aviaire. Stéphane Travert a aussi indiqué que son ministère travaillait à une simplification des études préalables à la construction des retenues d’eau.
Rien sur les pénalités liées à l'aide à la restructuration
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Mais il n’a pas apporté de réponse à la demande des professionnels de desserrer l’étau des pénalités qui frappent depuis un an les viticulteurs qui sous-réalisent leur programme de restructuration du vignoble : au-delà d’une sous-réalisation de 20 %, l’aide à la restructuration est amputée de moitié. Alors que le sujet du droit à l’erreur dans les relations avec l’administration est sur la table, « le ministre n’a apporté aucune réponse », s’est indigné Jérôme Despey.
Le responsable syndical avait rappelé le 29 novembre au Sitevi que des outils renforçant la résilience de la filière étaient attendus à moyen terme : la mise en place de dispositifs fiscaux incitant au lissage des stocks et de l’épargne, l’instauration de la contractualisation intégrant des indicateurs de coûts de production (pour infléchir la tendance qui va de plus en plus dans le sens d’une fixation du prix par l’aval). La filière devra encore patienter.
Des outils renforçant la résilience de la filière sont attendus à moyen terme : dispositifs fiscaux, contractualisation