Le conseil spécialisé viticole et cidricole de FranceAgriMer s’est réuni de façon exceptionnelle le 23 septembre pour solenniser sa détermination à obtenir des solutions au conflit aéronautique avec les États-Unis. « Nous ne réunissons pas habituellement le conseil spécialisé en septembre, mais cette année nous célébrons un triste anniversaire » : cela va bientôt faire un an que la filière française subit une taxe de 25 % sur les vins tranquilles exportés aux États-Unis, a déclaré Jérôme Despey, président du conseil spécialisé. « Maintenant, ce sont 500 M€ de manque à gagner que nous enregistrons depuis un an, pour un conflit qui ne nous regarde pas. Nous souhaitons que le ministre de l’Agriculture nous apporte des réponses », a-t-il indiqué, ajoutant que le silence (de Paris et de Bruxelles) « est assourdissant ».
L’inquiétude des professionnels, notamment des exportateurs, demeure, parce qu’après la mise en conformité des prêts accordés à Airbus, Washington maintient la taxe de 25 %. « Trump ne fait pas confiance à l’OMC, rien ne se débloquera avant les élections américaines. »
Par une « conjonction de malchances », entre le conflit sur l’Airbus et la crise du Covid, la filière connaît un surstock, qui, après la distillation de 2,6 Mhl de vin, reste encore à plus de 3 Mhl. Pour absorber ce volume, la filière est en pourparlers avec le ministère pour que soient débloqués les 35 M€ prévus pour le stockage privé.
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Après une année de fortes crispations sur le front des relations commerciales transatlantiques en lien avec l’affaire Airbus-Boeing, l’UE et les États-Unis ont envoyé un signe d’apaisement en se mettant d’accord, le 21 août, sur des réductions de droits de douane. Selon l’accord, l’UE va supprimer ceux sur les importations de homards américains congelés et vivants (111 M$ d’importations en 2017) et les États-Unis vont réduire de 50 % leurs droits de douane sur plusieurs produits européens (plats préparés, verreries de cristal, briquets)
500 M€ de préjudice depuis un an