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Vin : une majorité de producteurs mondiaux favorables à la réduction de l’offre

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Selon une enquête de l’université de Geisenheim (Allemagne) les producteurs mondiaux de vin sont majoritairement favorables à une réduction de l’offre ; 63 % jugent nécessaire de diminuer les excédents pour rééquilibrer le marché, a indiqué le 16 janvier la directrice de l’Institut d’économie du vin et des boissons Simone Loose, lors d’une conférence de presse du salon ProWein. La proportion est moins forte en France (57 %) ou dans le Nouveau Monde (55 %) qu’en Allemagne et au Portugal (71 %). Des résultats plus homogènes apparaissent sur le rôle à jouer par les États. Près d’un producteur sur deux (48 %) réclame des aides publiques à l’arrachage de vignes, cette proportion étant quasi identique en France et Espagne (53 %), Allemagne (50 %) ou dans le Nouveau Monde (48 %). Seuls 23 % des domaines viticoles et 11 % des coopératives pensent qu’un nouvel équilibre s’établira sans l’aide de l’État, avec là aussi peu de différences d’un pays à l’autre.

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Les solutions pour assainir le marché sont diversement appréciées. Ainsi, 45 % des producteurs se disent favorables à des actions visant les jeunes consommateurs. Cette part est plus forte en France (72 %), Espagne (63 %), Italie (61 %), trois pays où la consommation nationale diminue le plus, à cause de la réticence des jeunes consommateurs, d’après Simone Loose. « La majorité des producteurs jugent qu’offrir des vins d’entrée de gamme moins chers, en réduisant les coûts de production, et augmenter les dépenses publicitaires, ça n’est pas efficace », poursuit-elle, notant toutefois des différences selon les pays et le type d’acteurs. En France et en Italie, la proportion est plus faible (respectivement 35 % et 34 %). Les caves et les exportateurs, plus en contact avec le marché, se disent, eux, majoritairement favorables à la baisse des coûts de production.

48 % des producteurs réclament des aides publiques