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Dans une étude du 30 octobre, la banque américaine Morgan Stanley prévoit que le marché mondial du vin va faire face « à une pénurie avec un bond de la demande et des prix à l’exportation ». La production mondiale de vin a culminé en 2004, où le secteur affichait un excès de 600 millions de caisses depuis, l’offre mondiale n’a cessé de décliner à la faveur de baisses de capacités, tombant en 2012 à son niveau le plus bas depuis 40 ans explique la banque. Les capacités de production ont particulièrement diminué en Europe où elles sont aujourd’hui inférieures de 10% à celles de 2005. Parallèlement, la demande mondiale n’a cessé de croître, notamment en Chine. Résultat : « La demande de vin a dépassé l’offre de 300 millions de caisses l’an dernier », constate l’étude. Les pays producteurs du nouveau monde, Nouvelle-Zélande, Chili, ou Argentine, qui pèsent désormais à hauteur de 30% dans les exportations mondiales, sont les mieux placés pour bénéficier de ces tensions entre la demande et l’offre, qui vont encore s’accroître dans les prochaines années, prédit Morgan Stanley.
Selon l’Organisation mondiale de la vigne et du vin (OIV) qui vient de publier ses estimations pour 2013 (1), la récolte devrait progresser de 9% cette année revenant à un niveau de production qu’elle n’avait plus atteint depuis 2006.
(1) Voir n° 3420 du 04/11/2013
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