La production viticole 2023 est estimée entre 44 Mhl et 47 Mhl, au niveau de la moyenne 2018-2022, a indiqué le 8 août le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste). Elle est en baisse dans le Bordelais et le Sud-Ouest, touchés par le mildiou, en Languedoc et Roussillon, où la sécheresse persiste, selon une note de conjoncture. Dans le Bordelais, « le mildiou est virulent sur le cépage rouge merlot prédominant (60 % environ des surfaces) », et dans le Sud-Ouest, « le mildiou, mais aussi l’oïdium et le botrytis, occasionnent des pertes importantes pouvant atteindre jusqu’à 30 % en moyenne ». Ailleurs, la situation apparaît « globalement favorable » : « Les grappes de raisins sont souvent nombreuses et bien fournies, grâce à une floraison qui s’est déroulée dans des conditions climatiques optimales et des précipitations de début d’été qui ont humidifié les sols. »
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Dans le Val de Loire, une production supérieure à la moyenne quinquennale est attendue, succédant à deux mauvaises vendanges. Une nouvelle récolte abondante est prévue en Champagne, aussi en Bourgogne, où « des mises en réserve sont envisagées ». Également au-dessus de la moyenne quinquennale, la production en Charentes est moins exposée au mildiou, pointe la note, rappelant que le principal cépage ugny blanc est moins sensible à cette maladie que le merlot rouge. Dans le Sud-Est, Agreste table sur une récolte voisine de la moyenne sur cinq ans, malgré des dégâts de grêle dans le Var qui a bénéficié d’une bonne recharge en eau des sols en début d’été. Enfin, dans le Languedoc Roussillon, la prévision ne semble « pas trop s’éloigner de la moyenne quinquennale » : d’un côté, l’Hérault, le littoral audois et surtout les Pyrénées-Orientales souffrent de la sécheresse, de l’autre, le Gard, bien arrosé, semble conserver « un potentiel de production intéressant ».