L’appellation viticole Vinsobres, du nom de la commune de Vinsobres, au sud de la Drôme, veut bien augmenter ses volumes mais progressivement, a indiqué son président, Pierre Bonnefoi, le 30 mai, à l'occasion des dix ans d’existence de l'appellation. Cette appellation de vins rouges, issue en 2006 d’une appellation « village » de côtes du Rhône, « ne veut pas produire pour stocker », mais juste ce que demande le marché. « Nous ne voulons pas produire avec plus d’un an de stocks », a expliqué Pierre Bonnefoi, sur une péniche stationnée sur la Seine à Paris et venue de la vallée du Rhône pour fêter les 10 ans de l’appellation en cru, en présence de la sénatrice-maire de Vinsobres, Marie-Pierre Monier. « Quand le cru (sur 1 400 hectares) aura pris son essor, les vignerons augmenteront leurs quantités », a-t-il précisé.
Déjà, la production a augmenté, passant de 14 000 hectolitres en 2006 à 21 000 en 2015, a ajouté Pascal Jaume, vice-président du comité d’appellation. Les vins de Vinsobres s'écoulent pour 60 % en France, dont 20 % en circuits spécialisés (cavistes, hôtels, restaurants), 20 % en vente aux particuliers et 20 % en GMS. Les 40 % restants, à l’export, s’écoulent principalement au Royaume-Uni, les deux autres destinations étant la Belgique et le Canada. « Les Canadiens ont une affinité pour les vins rhodaniens », a commenté Pascal Jaume. Le prix moyen de la bouteille est passé de 5,80 euros en 2006 à 7,60 euros. Cette valorisation s’opère à un rythme régulier, sans excès, et sans atteindre les prix de la bouteille de gigondas, appellation voisine, à 9 euros. Le prix de la vente en vrac est passé dans le même temps de 187 euros l’hectolitre à 257. La vente en vrac est en diminution. Ces quatre dernières années, une vingtaine de jeunes se sont installés, la plupart étant issus de familles viticoles. Les dirigeants de l’appellation ont maintenant comme objectif de dynamiser l’oenotourisme en proposant une offre « vignobles & découvertes ». Ils comptent aussi avoir une meilleure visibilité en GMS. Enfin à l’export, ils cherchent à élargir leur marché à de nouvelles destinations, comme les États-Unis et l’Asie.
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Les dirigeants de l’appellation ont comme objectif de dynamiser l’oenotourisme