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FranceAgriMer Vins blancs : ouverture d’une distillation de crise à hauteur de 160 000 hl

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Une distillation de crise s’ouvre à hauteur de 160 000 hl, répartis pour moitié entre les vins du Muscadet et ceux du bassin viticole de Midi-Pyrénées, a annoncé FranceAgriMer le 17 juin. Les stocks 2008 pèsent sur les cours, alors que le marché est très perturbé par des ventes importantes et à bas prix de vins blancs sans indication géographique.

Le marché des vins blancs a été très chahuté au cours de la campagne, du fait surtout des ventes de vins sans indication géographique de cépage « ugni blanc » de zone charentaise à bas prix (les volumes ne sont pas réglementés). Les cours sont descendus au plus bas à 2 euros le degré/hl. Ces perturbations ont eu des conséquences sur le prix des vins blancs en général mais également sur les volumes des transactions.
Ainsi, les vins du bassin Midi-Pyrénées se sont mal vendus, les stocks pèsent sur le marché alors que la prochaine récolte approche. Aussi, les viticulteurs ont décidé de demander l’ouverture d’une distillation de crise qui a été approuvée en conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer le 16 juin. Elle est accessible à tous les vins sans indication géographique du bassin viticole, sur une base volontaire. Elle est ouverte à hauteur de 80 000 hl au prix de 40 euros l’hl soit 3,50°/hl (3,40°/hl pour les vins enrichis). Un taux de réfaction sera appliqué équitablement à chaque demande en cas de dépassement du volume global fixé.
Les vins du Muscadet affrontent également une conjoncture difficile et les viticulteurs ont décidé de distiller mais sur une base obligatoire. La distillation portera sur l’ensemble des stocks en vrac de vins muscadet des récoltes 2008, 2007 et antérieures, qui bloquent la vente des vins de 2009. Toutes les appellations sont concernées : muscadet, muscadet de Sèvres et Maine, muscadet des coteaux de Loire et muscadet côtes de GrandLieu. Le volume fixé va de 65 000 à 80 000 hl (réfaction en cas de dépassement). Le prix de la distillation est de 50 euros/hl soit 4,40 euros le °/hl (4,20 €°/hl pour les vins enrichis). Les viticulteurs étudient également l’opportunité de mettre en place un plan d’arrachage temporaire (pas de replant avant 5 ans) qui pourrait concerner 900 à 1000 ha.

Une enveloppe de 8,1 millions d’euros
L’enveloppe totale consacrée à cette distillation est de 8,1 millions d’euros pour 160 000 hl maximum. Celle-ci a imposé une modification de la répartition des fonds de l’OCM pour la campagne à venir (2010/2011) avec une réduction notamment du budget alloué à la promotion qui passe de 50 à 27 millions d’euros.
La déclaration des stocks est obligatoire avant le 31 juillet. Les demandes de distillation doivent être adressées à l’office avant le 31 juillet également.
Afin d’éviter que le même phénomène ne se répète l’an prochain, les professionnels étudient une solution plus durable. Un groupe de travail doit expertiser les voies pour arrêter les pratiques de forte production, a précisé FranceAgriMer. Un inventaire des déclarations de récolte est en cours pour détecter les déclarations frauduleuses.

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