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Vins d’apéritif : une taxe « anéantirait » une filière, selon la FFVA

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Alors que le Sénat discutera le 13 ou le 14 novembre du projet de taxation des vins aromatisés, la Fédération française des vins d’apéritif (FFVA) part en campagne pour expliquer que ce projet ferait disparaître toute une filière ancrée dans les territoires, a indiqué à Agra Presse le 8 novembre son président, Aymeric de Beauvillé. Cette filière qui produit 1,63 million d’hectolitres par an et qui exporte 26 % de sa production, recourt pour l’instant à des vins de base d’Espagne et d’Italie, faute de vignoble dédié, sans indication géographique, en France. Même si un tel vignoble était constitué en France, « nous ne serions plus là pour acheter ces volumes » si la taxe passait, a souligné Aymeric de Beauvillé. La filière des vins d’apéritif offre un débouché à 20 000 ha de vignes. Une taxe de 3 000 € par hectolitre d’alcool pur, telle qu’elle a été proposée par l’Assemblée, « renchérirait de 50 % la bouteille (le prix passerait d’environ 4 € à 6 €) ». Les vins d’apéritif sont des vins aromatisés, tels les vins de noix, d’orange, vins de Noël (avec des épices), sangria, etc. Ils titrent à 7-8 degrés d’alcool, pas plus de 9.

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