Le président de la FDSEA de Gironde, Claude Lurton, a adressé le 16 juin un « ultimatum » aux négociants, estimant que les prix qu’ils proposent sur certains vins « ne rémunèrent pas les viticulteurs » et leur a demandé un « effort de solidarité » vis-à-vis de ces derniers. Actuellement, le prix en vrac des bordeaux génériques (bordeaux et bordeaux supérieurs, soit la majorité de la récolte dans le Bordelais) est tombé à un prix plancher inférieur à 800 euros le tonneau (900 litres). Or, « en dessous de 1 000 euros, le prix n’est pas rémunérateur », a estimé Claude Lurton. En 1997 et 1998 – période d’euphorie –, le tonneau de bordeaux rouge est monté jusqu’à 1 500 euros. « Toutes les semaines, en ce moment, c’est 50 euros de moins le tonneau », a déploré Philippe Blanchet, secrétaire général de la FDSEA. Les dirigeants du syndicat ont appelé les « négociants à jouer le jeu » et à « faire un effort » sur les prix, alors que la filière viticole bordelaise traverse une période de crise. Pour le syndicat, il s’agit d’un effort de solidarité, alors que « sur le terrain, certains viticulteurs connaissent de grandes difficultés ». Selon Philippe Blanchet, nombre d’entre eux se seront déclarés en faillite d’ici à la fin de l’année. L’appel du syndicat intervient alors que se prépare la récolte 2004.
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