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Viticulture Vins : des stocks en baisse et des prix bien orientés

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Le conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer, le 19 octobre, a été l’occasion de faire un point de conjoncture sur la campagne 2010/2011 et le début de la nouvelle campagne. Les stocks sont en léger repli et les prix en début de campagne restent bien orientés malgré une activité encore faible.

Premier point de conjoncture : les stocks des récoltants à la fin de la campagne 2010/2011 s’élèveraient à 32,8 millions d’hl, soit une baisse de 3% par rapport à la campagne précédente, selon les chiffres des Douanes. Sont en baisse les stocks des vins AOC (26,1 Mhl, -3%), les stocks des vins sans IG (1,7 Mhl ; -14%) tandis que ceux des vins à IG seraient en légère progression (4,8 Mhl, +3%). Compte tenu des premières estimations de récolte, les disponibilités à la propriété de la campagne 2011/2012 s’élèveraient à 82,8 Mhl (+5%), un niveau comparable à celui des cinq dernières années.
Sur le début de la campagne 2011/2012, l’activité vrac à la production est réduite avec des opérateurs en position d’attente, selon l’office. Les transactions sont faibles sur la production du nouveau millésime. Les prix des vins rouges et rosés restent proches de leurs niveaux de la dernière campagne, ils sont plus volatils en blancs.

Demande en hausse pour les vins de cépage

Sur la dernière campagne, les cours ont été généralement orientés à la hausse en raison de la faiblesse des disponibilités, avec des disparités selon les couleurs et les appellations ou dénominations. Les ventes des vins sans Indication géographique (IG) ont été en recul de 4% à 52 semaines de campagne, à 2,9 Mhl, avec des prix en hausse en rouge (+ 27% à fin juillet à 56,49€/hl), en rosé (+10% à 52,20 €/hl) et en blanc (+6% à 46,49 €/hl). La mention de cépage a joué un rôle sur la demande et le prix. Les transactions des vins sans IG avec mention de cépage (1/4 des vins sans IG) ont augmenté fortement : +145% à 345 000 hl en rouge/rosé, +126% en blanc à 360 000 hl.
Les ventes de vins à indication géographique ont aussi reculé par manque de disponibilités plus marquée sur les vins rouges (-8% à fin juillet à 4,5 Mhl) que sur les rosés (-2% à 2 Mhl) et les blancs (-1% à 1,5 Mhl). Ce recul s’explique surtout par celui des vins IGP ne mentionnant pas de cépage (-19% à 2,5 Mhl). En effet, les échanges d’IGP mentionnant un cépage étaient en légère hausse grâce aux ventes des cépages blancs (+18% à 1,2 Mhl). Les ventes de l’IGP pays d’Oc mentionnant un cépage (90% des volumes de ce segment) se tiennent bien et atteignent 5 Mhl. Les prix moyens des vins à IGP s’établissent en général à des niveaux élevés en progression de 21% pour les rouges à 66,67 €/hl, de 13% pour les rosés à 65,02 €/hl et de 4% pour les blancs à 86, 23€/hl. L’évolution est assez similaire pour les vins IGP mentionnant un cépage ainsi que pour les vins ne mentionnant pas de cépage. En revanche, les transactions et les prix des vins AOC ont augmenté, à l’exception du Muscadet Gros Plant dans la Vallée de la Loire.
A l’issue de cette présentation, le président du Conseil, Jérome Despey, a souligné qu’il n’y avait pas de raisons objectives pour que des tensions sur les prix apparaissent en ce début de campagne et en a appelé à la responsabilité des différents acteurs, tant du côté de la production que de celui du négoce.

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