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Commerce extérieur Vins et spiritueux : nouveau record français à l’exportation en 2012

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Avec un chiffre d’affaires de 11,2 milliards d’euros en 2012, les exportations françaises de vins et spiritueux ont atteint un nouveau record historique, a indiqué la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS) le 14 février. Cela plus en raison d’une augmentation de la valeur que des volumes.

Alors qu’en 2011, l’exportation française de vins et spiritueux avait atteint les 10 milliards d’euros, cette barre a maintenant été dépassée, avec 11,2 milliards d’euros réalisés en 2012. « Le secteur représente à nouveau le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale de la France, à 9,5 milliards d’euros, après l’aéronautique (20 milliards d’euros) », s’est félicité Louis-Fabrice Latour, président de la FEVS. « Depuis 10 ans, en moyenne, les vins et spiritueux exportent en valeur l’équivalent de 130 avions Rafale par an », a-t-il commenté.

Confiance dans le marché américain

Les ventes en croissance de 10 % en 2012 s’expliquent par deux raisons principales : d’une part les vins ont poursuivi leur croissance en valeur (+ 8,5 %) et plus modestement en volumes (+ 4 %). D’autre part le chiffre d’affaires des spiritueux a progressé de 13 %, porté par les ventes de cognac.
Quelque 70% des exportations, en valeur, sont issues de bassins viticoles de grande renommée internationale : le bordeaux (21%), le bourgogne (7%), le champagne (21%) et le cognac (22%).
La croissance des exportations s’est opérée sur les trois grands marchés des vins et spiritueux français : sur le marché européen (en comprenant la Suisse et la Russie), avec +12%, à 4,5 milliards d’euros ; sur le marché nord-américain, avec +12%, à 2,4 milliards d’euros ; et sur le marché de l’Asie extrême-orientale, avec +10%, à 2,7 milliards d’euros.
On aura noté que le marché de l’Asie extrême-orientale a dépassé celui de l’Amérique du Nord. Mais ce dernier est redevenu très dynamique. « Nous sommes très confiants sur le marché des États-Unis », a souligné Louis-Fabrice Latour.
Le marché britannique quant à lui « est mieux orienté », mais « nous sommes loin des résultats de 2007 » et « nous ne prévoyons pas une année 2013 facile ».
Le marché allemand a été « décevant ». « Les Français ont vu leurs parts grignotées par les Italiens. Nous n’avons pas de pizzerias ni de bars à vins pour promouvoir nos produits  », a fait remarquer Philippe Casteja, représentant les vins de Bordeaux à la FEVS. Le marché allemand mérite d’être mieux prospecté, selon lui. Les professionnels français iront au salon ProWein, qui se tiendra du 24 au 26 mars à Düsseldorf, a ajouté le président de la FEVS.

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