La vendange 2005 en Italie, qui a connu de fortes pluies, a produit un volume en deçà des prévisions avec des résultats variables selon les régions, ont relevé les professionnels du secteur le 6 novembre lors du Salon du vin de Turin (nord). Selon Assœnologi, l’association des œnologues italiens, la saison 2005 s’achève avec une production de 47,5 Mhl, en baisse de 11% sur 2004 et en recul sur la moyenne des cinq dernières années (49,7 Mhl). « Je suis à peu près certain qu’en dépit de ces pluies, on trouvera (…) des vins millésime 2005 de grande qualité », a toutefois assuré l’œnologue Carlo Ferrini. « C’est une vendange entre moyenne et bonne, loin des meilleures de ces dix dernières années, comme celles de 1997, 1999 ou 2001», a estimé pour sa part un autre expert, Renzo Cotarella.
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En revanche, les prévisions pour les exportations demeurent satisfaisantes. Sur les six premiers mois de l’année, elles ont augmenté de 8,4% en volume. L’Italie reste le premier fournisseur du marché américain, devant l’Australie et la France, selon la Coldiretti, un des principaux syndicats d’agriculteurs. Entre janvier et août 2005, les exportations de vin italien aux Etats-Unis ont augmenté de 13,7% par rapport à la même période en 2004, pour une somme de 567 M euros. Le vin italien représente à lui seul un tiers du marché des vins étrangers aux Etats-Unis, s’est félicité la Coldiretti. Ces bons résultats à l’exportation ne doivent pas cependant masquer la crise de consommation sur le marché intérieur, met en garde Assœnologi. « Nous sommes passés de plus de 100 litres par habitant dans les années 70 à 48 litres actuellement et cela se reflète sur la demande », indique l’association. Les producteurs de vin cherchent dans toutes les directions des solutions permettant de surmonter ces diverses difficultés.