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Violences à Sainte-Soline : le parquet mène une « analyse approfondie »

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Le parquet de Rennes a annoncé, le 7 novembre, mener « une analyse approfondie » dans l’enquête ouverte depuis 2023 sur les violences ayant grièvement blessé quatre personnes lors de la manifestation de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) en mars 2023. Il n’a toutefois pas confié le dossier à un juge d’instruction, comme le demandaient les plaignants, a souligné Me Chloé Chalot, avocate des quatre blessés graves, à l’AFP. Saisi en raison de sa compétence militaire, le parquet de Rennes avait ouvert au printemps 2023 une enquête préliminaire pour « violences par dépositaires de l’autorité publique », portant sur les violences à l’égard des quatre plaignants et d’éventuels dysfonctionnements dans la prise en charge des blessés lors du rassemblement de Sainte-Soline. Confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), l’enquête a été close le 5 juin. Mi-octobre, Me Chalot avait confié ses observations au parquet, dans lesquelles elle mentionne les enregistrements récemment publiés par Libération et Mediapart.

Pour rappel, ces médias ont diffusé le 5 novembre les images de caméras-piétons des forces de l’ordre, mobilisées en nombre lors des manifestations de Sainte-Soline. On entend notamment des gendarmes encourager des « tirs tendus » de grenades, pratique interdite, en direction de manifestants et d’autres se réjouir des blessures occasionnées. Le lendemain, la Confédération paysanne a demandé l’ouverture d’une information judiciaire sur les agissements de gendarmes, dénonçant de « graves atteintes à l’État de droit ». Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a de son côté demandé l’ouverture d’une enquête administrative au directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN).

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JJ

La Conf’dénonce de « graves atteintes à l’État de droit »