« Nous, les représentants des associations de Cap Ours, ne céderons pas aux intimidations ni aux menaces », prévient la plateforme associative pro-ours dans une lettre ouverte adressée au président de la République le 16 février. Comme le rappelle le courrier, l’une des associations de Cap Ours, Animal Cross, a subi dans la nuit du 9 au 10 février une tentative d’incendie dans ses locaux de Pau, accompagnée d’un tag « Mort aux ours ». L'incident intervient après la récente décision du Conseil d’État de suspendre les effarouchements. Les associations attendent non seulement « une enquête » mais également « un lâcher d’ours en remplacement des ours tués par l’homme », souligne Patrick Leyrissoux, coordinateur ours au sein de Ferus. Les associations de Cap Ours, confie-t-il, prépareraient actuellement un recours auprès des juridictions administratives suite à la mise en demeure envoyée au gouvernement français, et restée lettre morte. « Ce sera une action comme celle nous avions menée en 2018, qui avait abouti aux lâchers dans le Béarn », précise Patrick Leyrissoux. En 2018, le tribunal de Toulouse avait reconnu une « carence fautive » de l’État, en estimant que celui-ci n’avait pas « procédé à la réintroduction d’ours initialement prévue ».
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