Le ministère de la Transition écologique a « mis en place une surveillance dès l’été » des élevages de visons, a appris l’AFP le 5 novembre, alors que le Danemark a récemment découvert une mutation du coronavirus dans ses élevages. Dans l’Hexagone, une surveillance de la mortalité des animaux a été mise en place dans les quatre élevages du pays, et « les mesures de biosécurité sont d’ores et déjà renforcées », d’après le ministère. Des analyses PCR et sérologiques seront réalisées « sous forme d’étude scientifique » en novembre et décembre, période des abattages saisonniers des visons élevés pour leur fourrure, a précisé le ministère. De son côté, le député des Alpes-Maritimes Loïc Dombreval (LREM) a réitéré « solennellement » sa demande au gouvernement d'« interdire sans délai l’activité d’élevage et de commercialisation de visons ». Cet élevage « constitue […] une menace pour la santé publique », car il a été « reconnu comme un vecteur avéré de contagion de la Covid-19 », justifie-t-il dans un communiqué le 5 novembre. Le Danemark, premier producteur mondial de fourrure de visons, a annoncé l’abattage d’environ 15 millions de visons à la suite de la contamination de douze personnes.
La filière fourrure dénonce, le 8 novembre, des tentatives « d’instrumentaliser la crise pandémique ». « La France ne présente aucun cas de Covid-19 à ce jour dans ses élevages de visons où les règles sanitaires et de biosécurité sont totalement respectées », fait valoir l’association La Fourrure française dans un communiqué. « Tenter d’instrumentaliser la crise pandémique en cours pour s’attaquer, à nouveau, à une profession représentant 2 500 emplois, 300 M€ de chiffre d’affaires […] serait malhonnête et irresponsable », ajoute l’organisation.
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Des tentatives « d’instrumentaliser la crise pandémique »