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Viticulture : des ceps transgéniques détruits à Colmar

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Un militant anti-OGM alsacien, auteur présumé du saccage d’un essai transgénique le 6 septembre à l’Inra de Colmar, a obtenu le 8 septembre en comparution immédiate le renvoi de l’affaire au 7 octobre. Cet habitant d’Ingersheim (Haut-Rhin), âgé de 46 ans, biologiste actuellement sans emploi, doit répondre en correctionnelle de « destruction de biens destinés à l’utilité publique ». Il encourt une peine de 3 ans et demi de prison et 45 000 euros d’amende pour la destruction de 30 m2 de porte-greffes transgéniques dans l’enceinte de l’Inra. Un acte isolé dénoncé par des élus, dont le sénateur vert du haut-Rhin Jacques Muller et, depuis Paris, par la ministre de la Recherche Valérie Pécresse. Ancien militant dans une association hostile aux OGM, l’homme qui s’est accusé du saccage au sécateur des 70 ceps transgéniques n’a aucun antécédent judiciaire. Il est en revanche connu pour avoir tenté des actions en justice contre des communes ayant pu accepter des greffes transgéniques. Le 7 septembre, il s’était volontairement présenté au commissariat de Colmar où il avait été placé en garde à vue. Il avait auparavant déclaré à des journalistes que l’Inra aurait « un discours mensonger », réclamant « l’organisation d’un débat public ». Le tribunal lui a accordé jusqu’au 7 octobre pour préparer sa défense, car il a souhaité produire des documents, dont des courriers envoyés à l’Inra. L’expérimentation OGM était destinée à lutter contre le court-noué, une maladie virale des vignes.

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