Phil Hogan insiste sur l’ambition de la future Pac en matière environnementale dans sa réponse, datée du 5 mars, à la demande de maintien après 2020 des programmes nationaux de soutien à la viticulture, avec un budget adéquat, formulée en février par les organisations européennes du secteur (CEEV, Cevi, Efow) et les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) (1). « Je conviens que les programmes nationaux se sont avérés être des instruments utiles et efficaces » et « contribuent à l’augmentation globale de la compétitivité des vins de l’Union », écrit le commissaire à l’agriculture, prenant « bonne note » du souhait des professionnels d’éviter des changements qui affaibliraient ces programmes.
Mais, surtout, Phil Hogan « saisit l’opportunité » de cet échange pour souligner l’importance que la communication de la Commission sur l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture attache à « l’utilisation efficace des ressources, à la protection de l’environnement et à l’action pour le climat » ainsi qu’aux « réponses à apporter aux préoccupations des citoyens ».
« Le secteur européen du vin a déjà clairement identifié ces défis et semble en position de fournir une précieuse contribution pour y répondre », estime-t-il, concluant que « toutes ces considérations sont prises en compte dans les réflexions sur l’avenir des programmes nationaux de soutien ».
Une conférence sur ce sujet et intitulée « Nouveaux standards pour le vin : durabilité et transparence pour les consommateurs » s’est tenue le 6 mars au Parlement européen en présence d’eurodéputés et de représentants professionnels notamment.
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(1) Voir n° 3631 du 12/02/18
(2) Voir n° 3634 du 05/03/18
Boissons alcoolisées : le projet sur l’étiquetage soumis le 12 mars à la Commission européenne
Le secteur des boissons alcoolisées (vin, spiritueux, bière, cidre et vins de fruits) présentera le 12 mars au commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis son projet d’« engagement commun » concernant les informations sur la nutrition et les ingrédients à fournir aux consommateurs. Celui-ci est assorti d’annexes précisant les modalités de mise en œuvre propres à chacune des quatre branches du secteur (2). En mars 2017, la Commission de Bruxelles avait donné à ce secteur un an pour lui soumettre « une proposition d’autoréglementation » en la matière. Si elle ne la juge pas satisfaisante, elle examinera « les autres options envisageables ».