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Vivadour poursuit sa croissance en élevage, tirée par le poulet label

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Malgré l’influenza aviaire, le groupe coopératif gersois poursuit le développement de ses filières animales, notamment en volailles. En bovins, Vivadour monte en puissance pour « répondre à la demande de viande premium ».

Veaux, vaches, volailles, œufs : la coopérative gersoise Vivadour poursuit sa « stratégie de développement […] reposant sur la diversification des productions », notamment en élevage (un tiers de son chiffre d’affaires), a-t-elle indiqué le 9 décembre. Lors de l’exercice 2020-2021, malgré l’influenza aviaire qui a réduit sa production de volailles et canards gras, le groupe a monté trente nouveaux bâtiments en poulets Label rouge. Il projette d’en construire dix-neuf de plus en 2021-2022, en « profitant de la bonne notoriété de la marque Gers », d’après son directeur Stratégie Nicolas Escamez. S’y ajouteront à moyen terme six à sept bâtiments pour sa marque « Poulet d’ici » (standard différencié). En 2020-2021, le groupe a produit 8,5 millions de volailles.

Une campagne à oublier en céréales et vignes

En bovins, Vivadour compte « faire sortir de terre quinze bâtiments d’ici 2025 » pour répondre à « la croissance de la demande en viande premium ». Sa filière de veaux sur paille (avec sa filiale Juviveau et le grossiste Jucla) s’agrandira de cinq bâtiments, soit 2 500 veaux supplémentaires (sur une production annuelle de 12 000 veaux). Quant aux œufs bio, une activité lancée en 2018, « les volumes sont conformes aux prévisions, malgré le contexte national de surproduction », selon M. Escamez. Vivadour maintient son objectif : « 50 millions d’œufs à moyen terme ». Par contre, la coopérative ne porte « pas de projet de développement en canards gras », visant une « stabilité des volumes », après une production 2020-2021 amputée de 30 % par l’influenza. Chez Vivadour, 75 % des éleveurs de palmipèdes ont été touchés par l’épizootie, ainsi que 30 % du parc de bâtiments de volailles.

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Du côté des productions végétales (la moitié du chiffre d’affaires), 2020-2021 restera parmi les années à oublier. La collecte de céréales s’affiche « historiquement basse » à 340 000 t au 30 juin 2021, selon le président Jean-Marc Gassiot-Bitalis. Déception aussi en vigne (7 % du chiffre d’affaires), avec une production de « 230 000 hl au lieu des 400 000 prévus » à cause du gel printanier. En revanche, les surfaces de maïs semences progressent de 600 ha, à 4 800 ha. En y ajoutant les semences potagères, la filiale GSN cultive 8 600 ha. En tout, le groupe Vivadour a dégagé un chiffre d’affaires de 444 M€ en 2020-2021. Un recul de 6 % en un an, « essentiellement dû aux fluctuations des prix, et non à une diminution de l’activité », d’après M. Escamez.

En bovins, « faire sortir 15 bâtiments de terre d’ici 2025 »