Vivescia Industries a réalisé un exercice 2016-2017 conforme à ses objectifs, avec d’un côté un chiffre d’affaires en léger recul et de l’autre une forte progression de la rentabilité, conséquence des réorganisations opérées ces dernières années. Les actionnaires réunis en assemblée générale le 9 novembre percevront un dividende en hausse de 30 % à 0,65 euro.
Vivescia Industries a réalisé un exercice 2016-2017 conforme à ses objectifs, avec d’un côté un chiffre d’affaires en léger recul et de l’autre une forte progression de la rentabilité, conséquence des réorganisations opérées ces dernières années. Les actionnaires réunis en assemblée générale le 9 novembre percevront un dividende en hausse de 30 % à 0,65 euro.
Le cap vers l’internationalisation est toujours d’actualité, notamment le grand export, qui représente désormais 29 % des ventes. L’entreprise estime être dans la bonne direction pour atteindre son objectif de parvenir à réaliser la moitié de son chiffre d’affaires hors d’Europe d’ici 2025.
Les acquisitions et les augmentations de capacités vont s’intensifier en 2018 avec une enveloppe de 130 à 140 millions d’euros prévue, déjà en partie consommée. Vivescia Industries portera ses efforts sur les marchés en croissance du malt et de la boulangerie, viennoiserie et pâtisserie, notamment les pays émergents où il a déjà investi.
« Une bonne année qui confirme la pertinence de la stratégie engagée et augure bien de l’avenir », a annoncé Vivescia Industries à l’issue de la tenue de l’assemblée générale des actionnaires le 9 novembre qui a réuni plus de 600 investisseurs à Chalons-en-Champagne. L’occasion surtout de rappeler que le cap est toujours fermement maintenu vers les marchés étrangers.
Au cours de l’exercice clos le 30 juin dernier, l’entreprise a connu une intense activité internationale avec de nouvelles capacités en cours d’achèvement à la malterie de Geelong, en Australie. « Ce nouveau site permettra de tripler la capacité des installations de Malteurop en Asie Pacifique et de mieux servir les marchés asiatiques où la demande de boissons fermentées reste très forte », explique l’entreprise majoritairement contrôlée par le groupe coopératif Vivescia. L’année prochaine, ce site sera le plus important de l’île continent et le 3e de la zone Asie Pacifique avec 200 000 tonnes de malt de capacité annuelle. Plus près d’ici, en Roumanie cette fois, un nouveau site ouvrira ses portes à la fin de l’année afin de profiter d’un marché en plein développement sur la bière, les céréales de petit-déjeuner et le snacking. Au total, Vivescia Industries a consacré en 2016/2017 pas moins de 111 millions d’euros aux investissements dans les outils industriels, les acquisitions et les augmentations de capacités.
Loin de s’essouffler, la politique de croissance externe va se renforcer au fil de l’exercice en cours. Délifrance est le premier à en profiter avec les acquisitions de deux industriels du surgelé : l’allemand Heinz et l’italien Nueva Co. Ge. À, ce qui lui permet de renforcer sa présence dans des pays considérés par Vivescia Industries comme porteurs et rentables.
« Nous avons prévu d’investir entre 130 et 140 millions d’euros en 2017/2018, en mettant l’accent sur les acquisitions et les augmentations de capacités de production », explique Alain Le Floch, président du conseil de gérance de Vivescia Industries et directeur général du groupe Vivescia. L’année dernière, 78 millions d’euros avaient été consacrés aux acquisitions et au développement de capacités industrielles. Une partie de ce montant a déjà été engagée pour terminer la malterie en Australie et pour l’agrandissement de l’usine de Romans-sur-Isère. « Nous avons plusieurs dossiers d’acquisition en cours, notamment dans le surgelé, mais nous ne pouvons rien annoncer pour l’instant », précise Alain Le Floch.
Le déploiement loin d’Europe de Vivescia Industries prend le chemin des pays en fort développement de la zone Asie Pacifique. Fin 2016, la Rose noire, une entreprise chinoise de surgelés, a été acquise. Son usine près de Canton compte 800 salariés qui confectionnent des pains artisanaux, des viennoiseries et des pâtisseries pour l’hôtellerie, la restauration et le snacking.
L’orientation internationale de l’entreprise est clairement visible dans son bilan. Ainsi, le chiffre d’affaires de 2,275 milliards d’euros en 2016/2017 est-il réalisé à 22 % en Europe hors France et 31 % à l’international hors Europe. L’Ebitda qui atteint 171,1 millions d’euros, provient à 29 % des marchés européens hors France et à 42 % du reste du monde. Quant à la marge d’Ebitda, elle est de 5 % en France mais de 10 % hors des frontières hexagonales.
Alain Le Floch estime que cette orientation internationale est un cap que l’entreprise va tenir sur le long terme : « Dans le cadre de la stratégie de Vivescia pour 2025 que nous avons publié en 2014/2015, nous prévoyons de réaliser 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuels, dont 50 % hors de l’Union européenne ». Pour y arriver, il faudra continuer de capter la croissance là où elle se trouve : sur les marchés émergents et sur les ingrédients de panification, de brasserie et de distillerie et les produits de BVP. Sans hésiter à se séparer des activités ne répondant pas à ces critères. C’est ainsi que Vivescia Industries a cédé cette année à Archer Daniels Midland son activité dans les amylacées représentée par Chamtor.