Les pouvoirs publics et les grandes organisations professionnelles n’ont pas encore entamé leur traditionnelles cérémonies de présentation des vœux, mais d’ores et déjà on pressent que le triomphalisme ne sera pas à l’ordre du jour. Le message sera plutôt de remobiliser les troupes et remonter le moral. On en a pour preuve la publication des premières estimations du commerce extérieur à fin novembre qui relèvent que
« les exportations industrielles marquent nettement le pas » et que les boissons ne sont pas épargnées. La filière agroalimentaire dégage toujours traditionnellement un excédent commercial flatteur, mais, chaque année, la France perd des parts de marché, concède la ministre du Commerce extérieur. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee note que sur quatorze branches industrielles analysées, la branche agroalimentaire fait partie des quatre seuls secteurs qui tirent leur épingle du jeu et affichent encore une certaine croissance. Avec uneprogression d’activité de 0,9% sur les douze mois allant à fin octobre, la filière pourrait faire des envieux en Europe, analyse l’Ania. Et de tempérer immédiatement toutes illusions, notant que « la tendance est très clairement à un ralentissement depuis plusieurs mois » et ne pourra que perdurer avec le repli de la consommation des ménages sur le marché national. Les marchés export qui avaient alimenté cette croissance sont également orientés à la baisse. L’année 2013 débute donc sans rebond et les six premiers mois seront décisifs, pour voir si un retournement de tendance est possible. Un délai qui sera difficilement long à tenir pour certaines entreprises. La multiplication des vœux ne sera sans doute pas inutile pour redonner le tonus à défaut de relancer réellement la machine.

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