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Volaille/conjoncture Volaille : consommation quasi-normale pendant les fêtes

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Contrairement aux craintes de la profession, qui avait vu son chiffre d’affaires chuter de 15 à 20% à l’automne suite à la médiatisation de la grippe aviaire, les ventes de volailles de la fin de l’année ont été satisfaisantes, n’accusant qu’une baisse de 5% par rapport à 2004. La consommation de volaille est revenue à un niveau quasi-normal, notamment grâce aux campagnes de publicité lancées par le Centre d’information des viandes et l’Association pour la volaille française. La profession souligne toutefois que la stabilité n’est pas encore acquise et craint un nouvel impact des cas de grippe aviaire déclarés en Europe de l’Est.

Chapons, pintades et autres dindes n’ont finalement pas été boudés pour ces fêtes de fin d’année. Contrairement aux craintes de la profession, les ventes de volaille des derniers jours de 2005 sont restées quasi-identiques à celles de l’an passé. « La baisse de la consommation de volaille n’a été que de 5 % durant la dernière semaine de décembre par rapport à la période correspondante de 2004 », se réjouit Alain Melot, président de la Fédération des industries avicoles (FIA). Même si le calendrier peu favorable (deux jours fériés qui tombent deux dimanches) a limité les occasions de festoyer, « les ventes se sont déroulées mieux que prévu», confirme André Lepeule, délégué général de la FIA. L’enjeu était de taille, puisque environ 15 % du chiffre d’affaires réalisé par les ventes de volaille chaque année sont enregistrés au mois de décembre, selon le ministère de l’Agriculture. Les Français n’ont donc pas changé leurs habitudes de consommation et ont continué de faire la part belle aux volailles festives dans leurs assiettes.

Opérations de communication fructueuses

Ces bons résultats sont confirmés par la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les principaux distributeurs français excepté Leclerc, Système U, et Intermarché. Si le secteur a bénéficié d’une « bonne concertation entre industriels et distributeurs », les volaillers doivent sans doute beaucoup aux opérations de communication lancées avant les fêtes, et qui semblent avoir porté leurs fruits. La campagne de publicité d’un montant de 1,2 million d’euros lancée le 23 novembre par le Centre d’information des viandes (CIV) pour relancer la consommation de volaille en France, aurait donné envie à 78 % des Français de manger de la volaille, selon une enquête menée pour l’Association pour la volaille française (APVF). « Les Français ont très bien compris le message », assure André Lepeule. De son côté, l’APVF, avait mis sur pied une opération de publicité de l’ordre de 340 000 euros, mettant en scène notamment Jean-Pierre Coffe.

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Nouvel impact

Si le « niveau des ventes est presque normal, une bonne consommation n’est pas acquise » tempère le délégué général. « Il reste encore de lourds surstocks et toutes les inquiétudes ne sont pas levées », poursuit-il. La profession, qui regroupe 50 000 salariés et 15 000 éleveurs pour une production de 2 millions de tonnes – dont le quart dispose de signes de qualité –, craint un nouvel impact de la médiatisation des cas de grippe aviaire déclarés à l’Est de l’Europe.