Le groupe volailler LDC vise 7 Mrd€ de chiffre d’affaires dans cinq ans, contre 5 Mr€ actuellement. Des ambitions qui passeront par la végétalisation de l’offre et un accent mis sur l’activité Traiteur.
Le n°1 européen de la volaille LDC lance « un nouveau cycle de développement » qui vise à porter son chiffre d’affaires à 7 Mrd€ en 2026-2027, contre un peu plus de 5 Mrd€ en 2021-2022, a-t-il annoncé en conférence de presse le 24 mai. Pour y parvenir, le groupe sarthois s’appuiera sur trois « axes de progrès » : la « végétalisation des offres », la « responsabilité sociétale et environnementale » et « l’attractivité des métiers ». Le groupe compte ainsi tripler en volume son offre de produits élaborés végétaux, de 3 000 t en 2021 à 10 000 t en 2026 (soit 60 M€ de ventes).
Les plus fortes ambitions concernent le pôle Traiteur : actuel n°2 français des plats préparés, LDC veut devenir n°1 à la place de Sodebo, notamment via des acquisitions dans les salades et les pâtes. « Nous ne sommes présents que sur 55 % du marché » des plats préparés, remarque le nouveau directeur général Philippe Gélin. Pour le pôle Volaille, en revanche, « la croissance externe sera limitée », le groupe pesant déjà 40 % du marché français.
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En 2021-2022, le chiffre d’affaires de LDC a progressé de 14,5 %, grâce à la hausse des volumes et aux revalorisations tarifaires, dans un contexte de relance de l’export et de la restauration. L’exercice passé a aussi été marqué par les rachats du volailler Ronsard et de Capestone, leader gallois de la volaille bio. Dans le détail, le CA du pôle Volailles progresse de 9,9 % à périmètre identique (3,75 Mrd€). Les deux principaux relais de croissance restent les pôles Traiteur (+8,6 % à 750 M€) et International (+9,9 % à 571 M€). Côté rentabilité, LDC a dégagé un résultat opérationnel courant « supérieur aux prévisions » (208 M€, soit +7,5 %).
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Encore 10 % de hausses à passer
En 2020-2021, LDC n’avait été affecté par l’influenza qu’en Pologne et en Hongrie. La donne est différente cette année, avec le vendéen Arrivé aux premières lignes de l’épizootie. Le groupe prévoit une baisse de volumes de « 12 % à 15 % » de mars à août 2022 (par rapport à 2021). Soit moins que les 20 % de pertes initialement estimées en avril, grâce à un « plan d’entraide » entre les différents sites.
Par ailleurs, sur les négociations commerciales, LDC indique avoir obtenu 25 % de hausses, quand le prix de revient de ses volailles a gonflé de 35 % avec l’inflation des matières premières et des coûts industriels. « Les négociations avancent bien, je suis confiant » pour obtenir les 10 % restants d’ici l’été, a déclaré M. Gélin, qui succède à Denis Lambert, resté 21 ans à la tête de LDC.