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Volaille : une technologie contre les salmonelles dès l’aliment

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Pour éliminer tout risque de contamination des matières premières aux salmonelles, l’opérateur breton Vitalac a développé un système mobile appelé Salmotruck. Ce système intégré dans un conteneur de 40 pieds peut décontaminer de 100 à 150 tonnes de matière première à l’heure par aspersion d’un mélange d’acidifiants. Le Salmotruck a été développé par Vitalac Biotech (Carnoët, Côtes d’Armor), filiale de Vitalac, spécialiste de la nutrition animale et de sécurité sanitaire, avec les importateurs de matières premières et leur syndicat, le Synacomex. Il a fait l’objet d’une présentation officielle le 18 avril à Landivisiau (Finistère) chez Castel Portuaire, société de chaudronnerie qui l’a construit.

Le risque de contamination à la salmonelle est marginal, mais réel. Elle peut intervenir lors du transport par mer par contact avec des rongeurs, ou des oiseaux lors du déchargement. Dans un Grand Ouest qui importe près de 40 % du soja importé chaque année en France (3,3 millions de tonnes dont 2,4 millions sous la forme de tourteaux), il y a eu, « depuis 2012, 57 alertes salmonelle dont 42 concernaient le soja dans les ports que nous suivons, de Saint-Malo à la Palice (La Rochelle) », explique Jennifer Dalibard, chargée de mission à Qualimat, association qui assure la qualité et l’innocuité des matières premières.

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Jusqu’à présent, tout lot contaminé était, soit orienté vers des espèces non sensibles au pathogène (le porc principalement), soit détruit. Il y a quatre ans, Vitalac Biotech a mis en œuvre un premier système de décontamination mobile de capacités dix fois inférieur au Salmotruck. Il est intervenu pour décontaminer quinze lots représentant 23 000 tonnes de matière, et tous les lots ont été libérés. Vitalac Biotech estime que son Salmotruck est en mesure de traiter « entre 150 0000 et 200 000 tonnes de matières premières par an (tourteaux de soja, graines et bientôt céréales) en cas de présence avérée de salmonelles. »

Aujourd’hui un lot contaminé est détruit ou réorienté vers le porc