Dans un contexte de « fléchissement des coûts de production », des négociations entre organisations de producteurs et industriels « vont s’ouvrir en début d’année prochaine » en vue d’abaisser les prix payés aux aviculteurs, a annoncé Gilles Huttepain, vice-président d’Anvol (interprofession des volailles de chair), le 7 septembre. Dans cette filière largement contractualisée, de telles discussions surviennent périodiquement (tous les 6 à 18 mois selon les entreprises). Ce nouveau cycle prendra en compte la baisse du coût de l’énergie, ainsi que celle de l’alimentation animale (deux tiers du coût de production d’une volaille) : entre janvier et juillet 2023, l’indice Itavi (aliment) a cédé 19 %. Dans le sillon du leader LDC, la filière volailles espère « relancer la consommation, notamment via des promotions », précise M. Huttepain. « En 2022, quand les prix du gaz ont été multipliés par trois et que les producteurs ont demandé des hausses de prix, elles ont été répercutées, rappelle ce cadre de LDC. Il est normal que cette valeur soit redonnée si le coût de l’énergie baisse. Sinon nous risquons de perdre des parts de marché. »
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Contrairement aux autres viandes, la consommation de volailles résiste dans le contexte d’inflation, à -0,2 % en un an au premier semestre 2023. Mais elle a connu une forte chute en juin (-4 8 % en un mois), et les professionnels font état d’une évolution préoccupante durant l’été et la rentrée. Le 7 septembre, la filière a appelé les consommateurs à se tourner vers le poulet label, en difficulté, ainsi que vers les autres volailles (dinde, pintade, canard), alors que l’épizootie d’influenza aviaire a accentué la prédominance du poulet. Côté production, la filière « redémarre », avec une production 2023 attendue à -3,1 %, après un effondrement de 7,6 % en 2022 pour cause d’influenza.