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Volailles de chair : la consommation a « retrouvé son schéma pré-Covid »

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Lors d’une conférence de presse le 7 septembre, l’interprofession des volailles de chair Anvol a donné des chiffres encourageants et d’autres un peu moins. Côté marché, la consommation a « retrouvé son schéma pré-Covid ». Après un bond des ventes pour la consommation à domicile de 9,3 % en 2020, en raison du confinement, elles enregistrent un recul de 4,7 % sur le 1er semestre 2021 par rapport au 1er semestre 2020. « Cependant, en comparaison avec l’avant-crise, elles sont en hausse de 5,9 % par rapport au 1er semestre 2019, avec une pointe à 8,8 % pour les poulets », précise Anvol. Mais cette embellie est « assombrie par le poids croissant des importations », alerte l’interprofession. En effet, au premier semestre 2021 : 46 % des poulets consommés en France ont été importés. Un chiffre qui conduit la filière à se mobiliser pour appeler au soutien des élevages en France.

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L’interprofession a ainsi lancé un manifeste, dans lequel elle appelle notamment les citoyens à « accepter l’installation de nouveaux poulaillers dans leur village ». « Les Français veulent manger de la volaille française, mais il est de plus en plus difficile de faire accepter la construction de nouveaux poulaillers », a souligné le président d’Anvol Jean-Michel Schaeffer. D’ici fin 2021, l’interprofession lancera un outil en direction des éleveurs pour favoriser une « meilleure concertation » avec les riverains. Dans son manifeste, Anvol s’adresse aussi, entre autres, aux consommateurs, qu’elle incite à « s’informer sur l’origine des volailles », aux maires appelés à « créer un environnement favorable aux échanges », mais aussi aux conseillers régionaux, priés de financer indistinctement tous les modes d’élevage ». Atteindre l’objectif du plan de filière de reconquérir 10 % de parts de marché aux importations nécessite une croissance de 1 % par an du nombre d’élevages (sur 14 000 actuellement).