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Volailles : « plancher » atteint en Label rouge et bio

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Selon l’interprofession des volailles de chair Anvol, le bout du tunnel est en vue pour les productions Label rouge et bio. Après les épisodes successifs d’influenza aviaire, la production de volailles de chair dans son ensemble s’est redressée en 2023.

« Après deux années difficiles, nous sommes arrivés à un plancher en volailles Label rouge et bio », a indiqué Bernard Tauzia, président du Synalaf (volailles label), le 20 février lors d’une conférence de presse d’Anvol (interprofession des volailles de chair). D’après le dernier bulletin de conjoncture de l’organisation, les mises en place de poulets label et bio sont revenues fin 2023 au niveau de fin 2022. Sur l’ensemble de l’année 2023, elles sont en recul de 5 % en un an pour toutes les volailles Label rouge (après une baisse de 9 % l’année précédente). Quant aux mises en place de volailles bio, elles affichent 14 % de pertes en 2023 (après -25 % en 2022). Par ailleurs, M. Tauzia note que l’indice Itavi des prix de l’alimentation animale est revenu « à son niveau de 2021 », avant la guerre en Ukraine qui avait fait flamber les prix des céréales. « Il faut que cette baisse soit répercutée aux consommateurs » afin de dynamiser les ventes, exhorte le président du Synalaf, alors que les industriels ont annoncé des baisses de tarifs l’année dernière. Cet éleveur des Landes note une « reprise des promotions » en grande distribution, mais appelle à un « effort collectif » pour aller plus loin.

« Loin d’avoir récupéré les niveaux de 2021 »

Avec 14 % en 2023, contre 17,2 % deux ans plus tôt, « la part des poulets Label rouge et bio dans la production globale diminue », constate encore Bernard Tauzia. En 2023, la consommation de l’ensemble des volailles a augmenté de 3,6 % (à 1,96 Mt), ce qui en fait la seule viande à progresser dans le contexte d’inflation. Une performance à mettre, une nouvelle fois, au crédit de la restauration, largement approvisionnée par l’import. Les importations progressent de 3,2 % en 2023, notamment en provenance de Pologne, d’Ukraine et de Thaïlande.

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Après les épisodes d’influenza aviaire successifs, la production s’est, elle, redressée de 2 %. L’année dernière, la France est revenue à la troisième place en Europe (derrière la Pologne et l’Espagne). Avec la vaccination obligatoire des canards, démarrée en octobre 2023, « l’influenza s’estompe », souffle Jean-Michel Schaeffer. Mais, comme le rappelle le directeur d’Anvol, Yann Nédélec, « on est loin d’avoir récupéré les niveaux de 2021 », avant l’épisode le plus dévastateur, en 2022 (1 400 foyers). Seul le poulet, dont la prédominance a été accentuée par l’épizootie, a retrouvé son niveau d’avant-crise (+0,2 % par rapport à 2021). Les dindes et les canards, espèces les plus touchées par la maladie, sont respectivement à -18,4 % et -27,2 %.

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