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Cycle de Doha Volonté affichée d’accélérer les négociations à l’OMC

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Réunis au niveau ministériel en marge du Forum économique mondial de Davos, 24 membres de l’OMC ont convenu de la nécessité de boucler les négociations sur les textes du cycle de Doha dans tous les domaines d’ici avril afin de d’obtenir un « paquet » au mois de juillet. La finalisation des accords et les derniers détails pourraient ainsi être réglés d’ici à la prochaine conférence ministérielle de l’organisation décembre à Genève.

«Tous les participants ont souligné qu’il faut une accélération (du cycle de Doha) et que l’on ne peut pas rater la fenêtre politique que représente l’année 2011 », a commenté le ministre suisse de l’économie, Johann Schneider-Ammann, à l’issue d’une mini-réunion ministérielle regroupant 25 membres de l’OMC, le 29 janvier à Davos en marge du Forum économique mondial.
« Tout le monde s’est mis d’accord pour dire que nous sommes en fin de partie, que nous devons conclure un accord en juillet », a affirmé pour sa part le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, ajoutant que, « pour cela, nous avons besoin de nouveaux projets de textes en mars ».
Un communiqué de la Confédération helvétique, qui organisait la rencontre à laquelle participaient notamment les Etats-Unis, l’UE, le Japon, le Brésil, la Chine et l’Inde, a confirmé que les ministres, au cours de leur discussion de plus de trois heures, s’étaient « mis d’accord sur la nécessité d’avoir tous les textes de négociations sur tous les dossiers de Doha en avril et un accord global sur le paquet en juillet ».

Le volet agricole réglé « à 90 % »

Le représentant américain au commerce, Ron Kirk, s’est montré plus prudent sur les échéances. Il a toutefois reconnu qu’il y avait un « sentiment d’urgence » partagé sur la nécessité de « s’engager immédiatement pour saisir la fenêtre d’opportunité » actuelle. « Les Etats-Unis y participeront activement », a-t-il assuré.
Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, s’est félicité quant à lui d’une « totale convergence » des participants sur l’importance de parachever cette année l’accord.
Le cycle de Doha a été abordé à plusieurs reprises durant les quatre jours de débats du Forum économique mondial. La chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique David Cameron étaient déjà montés au créneau pour souligner la nécessité de finaliser les accords avant la fin de l’année. « Ou ça passe, ou ça casse », a ainsi déclaré M. Cameron pour signifier que 2011 sera une année décisive pour les négociations de l’OMC. Le premier ministre britannique a appelé les économies en développement à faire plus d’efforts sur le dossier industriel en consentant de plus grandes réductions des droits de douane sur les produits industriels. Mais il a aussi demandé aux producteurs agricoles de donner « un peu plus ».
Pour sa part, M. Lamy juge que le volet agricole de la négociation est désormais bouclé « à 90 % ». Selon lui, « c’est plutôt dans d’autres domaines (que se trouvent les blocages), mais comme tout est lié, il faut régler ces autres domaines ». La ministre française de l’économie, Christine Lagarde, estime à ce propos, dans un entretien publié le 31 janvier par le journal La Tribune que « la mécanique actuelle de l’OMC, qui lie tous les sujets avec un ‘tout ou rien’, c’est l’échec assuré ». Les principales difficultés de la négociation résident « dans la partie d’équilibristes qui se joue entre les Etats-Unis et l’Inde tout particulièrement », indique-t-elle aussi.

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