Après avoir reconnu le vin comme faisant partie du « patrimoine culturel, gastronomique et paysager protégé de la France », le Sénat a y finalement ajouté la bière, les cidres, poirées et autres spiritueux. La décision n'est pas pour déplaire à Jean-Claude Lenoir, sénateur de l'Orne, région productrice de cidres et poirés, ainsi qu'à l'ensemble de la filière des brasseurs de bière français. Elle n'est pas du goût en revanche de Roland Courteau (PS) à l'origine de l'article sur le vin adopté en première lecture, qui a estimé qu'il « ne faut pas tout mélanger ».
Certes, mais derrière ces divergences de vue qui cachent notamment, il est vrai, de réels enjeux fiscaux, le point le plus important à retenir n'est-il pas la mise en avant du savoir-faire français ? Une telle reconnaissance ne peut en effet que favoriser le rayonnement des produits de la gastronomie traditionnelle française hors des frontières, comme cela avait été le cas pour le foie gras, reconnu comme produit du patrimoine culturel et gastronomique en 2005.
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Et n'est-ce pas aujourd'hui une bonne chose d'un point de vue économique ? Faut-il rappeler qu'avec un solde commercial positif de 8,46 milliards d'euros, l'industrie agroalimentaire reste, derrière l'aéronautique, un des piliers du commerce extérieur français. Des performances à l'international qui reflètent en outre une très nette prédominance des boissons. Et chiffres à l'appui, les entreprises qui exportent sont celles qui s'en sortent le mieux. Alors, pourquoi ne pas profiter de ce petit coup de pouce.