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Washington bloque les jeunes bovins français en Iran et fait une place au Maroc pour sa volaille

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Les jeunes bovins qui devaient s’envoler vers Téhéran (Iran) risquent de rester cloués au sol, à cause du rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran. Un projet qui représente « dix ou quinze millions d’euros », déclare Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l’Orne. Impulsé notamment par l’élue normande, un contrat avait été signé en 2016. Après l’accord sur le nucléaire iranien, une chaîne d’abattoirs souhaitait acquérir des animaux français pour « remonter une filière bovine de qualité » au Moyen-Orient, explique-t-elle. À terme, l’objectif est d’envoyer là-bas 10 000 à 20 000 animaux originaires de Normandie, essentiellement des charolais. Les espoirs ont été douchés par le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire, et les sanctions économiques américaines rétablies le 7 août. Celles-ci comprennent notamment des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, pour les entreprises continuant à commercer avec l’Iran. Prises en étau, les banques françaises engagées dans le projet normand « refusent maintenant l’argent iranien », présenté sous forme de lettres de crédit. La coopérative Agrial s’est retirée du projet.

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Parallèlement, les autorités américaines ont annoncé le 7 août que le Maroc avait accepté pour la première fois d’importer de la viande de volaille produite aux États-Unis. Rabat interdisait jusqu’à présent les importations de cette catégorie d’aliment mais "les responsables du bureau du représentant américain au Commerce et du ministère américain de l’Agriculture ont travaillé avec le gouvernement marocain pour apporter des garanties sur la sécurité alimentaire" des produits concernés, indique un communiqué de ces services. Selon les premières estimations, le marché marocain représentera pour les volaillers américains environ 10 millions de dollars par an.