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Riz OGM Washington a quinze jours pour renforcer ses contrôles

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La Commission de Bruxelles a décidé, le 4 octobre, d’ouvrir des négociations avec les Etats-Unis en vue d’améliorer la fiabilité des tests pratiqués outre-Atlantique pour certifier « sans LL601 » les cargaisons de riz destinées à l’Europe. Quelques jours auparavant, la découverte de traces d’OGM non autorisé dans la Communauté dans des lots débarqués à Rotterdam portant la mention « sans LL601 » avait montré avec quelle légèreté les exportateurs américains accordent la certification exigée par l’UE depuis fin août.

Ce n’est pas avant le 18 octobre que la Commission de Bruxelles compte proposer aux États membres de l’UE un contrôle systématique des lots de riz importés des Etats-Unis, qu’ils soient ou non certifiés indemnes d’OGM. Elle a jugé bon, le 4 octobre, d’attendre quinze jours avant de durcir les conditions d’importation et éviter définitivement que de nouveaux lots de riz contaminés par du LL601 ne soient mis sur le marché.

La Commission espère durant ce laps de temps convaincre les Américains d’accorder plus de sérieux aux tests pratiqués sur les cargaisons de riz destinées à l’Union européenne lors de la certification « sans LL601 ». Elle souhaite notamment que les protocoles d’échantillonnage et des tests soient améliorés.

Soucieuse de ne pas froisser les Américains sur ce dossier, elle a cependant renoncé à renforcer immédiatement les contrôles sur les cargaisons en provenance des Etats-Unis.

Menace de contre-tests facturés aux opérateurs

Faute d’être parvenu à un accord, Markos Kyprianou, le commissaire européen chargé de la santé et de la protection des consommateurs, menace de soumettre aux experts des États membres un projet de renforcement des mesures d’urgence décrétées le 23 août dernier dans le but de stopper l’arrivage sur le marché de marchandises contaminées.

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Ce projet vise à durcir les conditions d’importation de 17 variétés de riz long grain américain en demandant aux autorités compétentes des États membres de pratiquer un contre-test validant ceux pratiqués par les Etats-Unis. Les marchandises seraient consignées, leur mise sur le marché étant suspendue aux résultats des tests officiels. De plus, précise le projet, l’ensemble des coûts supportés par l’administration pour échantillonner, analyser et stocker les produits seront facturés aux opérateurs.

Si elles étaient mises en place, ces mesures de précaution seraient révisées, au plus tard, le 30 novembre prochain.

Par ailleurs, de nouveaux pays ont identifié du riz OGM dans des exportations américaines. C’est le cas de la Norvège. Une procédure de rappel de produit a été lancée pour les marques Toro et Ming. La société importatrice norvégienne Rieber & Soen a décidé d’arrêter ses achats aux Etats-Unis pour le moment. De son côté, VP Market, le plus gros détaillant de Lituanie, a dû, suite à la demande des autorités sanitaires du pays, retirer de ses rayons du riz contaminé lui aussi importé des Etats-Unis.