Un article intitulé « La face cachée du yogourt grec » et publié par la revue Modern Farm, met en cause l’impact sur l’environnement du « petit lait », le lactosérum résultat du processus de fabrication du yaourt et du fromage. Devant la polémique naissante, Chobani et Dannon ont préféré prendre des engagements « responsables ». Chobani, leader du segment, a promis d'étudier « les meilleures options pour parvenir à une utilisation bénéfique du lactosérum ». Dannon a publié un engagement similaire et a promis « d'améliorer l'utilisation du lactosérum du point de vue nutritionnel et environnemental ». Les défenseurs de l’écologie pointent le fait que le rejet du lactosérum peut réduire les niveaux d'oxygène dans l'eau et, de ce fait, tuer les poissons. D'autres entreprises comme General Mills (Yoplait) et Fage USA étudient également des solutions. Les résidus liquides des laiteries sont utilisés dans l’alimentation animale, de manière traditionnelle, ou comme engrais. Une utilisation contestée par les nutritionnistes qui trouvent de nouvelles vertus au « petit lait » et qui souhaiteraient le voir réserver à l’alimentation humaine ! Difficile de contenter tout le monde. Le groupe coopératif scandinave Arla, dans un communiqué du 4 juin, fait valoir, quant à lui, avoir développé une nouvelle technique de production basée sur une protéine Nutrilac (marque déposée) qui permet aux industriels de produire des yaourts grecs en utilisant leur outil de production actuel, en éliminant les acides du petit lait, sans altérer le goût et la qualité de leurs yaourts. Le procédé mis au point permet de garantir que 100% du lait utilisé se termine dans le produit final.
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