Le spécialiste français de la production de protéines d’insectes pour l’alimentation animale a levé 14,2 millions d’euros, pour construire la plus grande unité de production d’insectes au monde. Deux jours plus tôt, l’utilisation des protéines d’insectes dans l’alimentation des poissons avait été approuvée par Bruxelles.
Ynsect, le producteur de protéines à base d’insectes, a annoncé le 15 décembre avoir levé 14,2 millions d’euros pour accélérer son développement. Cette levée de fonds suit de deux jours le feu vert donné par Bruxelles à l’utilisation des protéines d’insectes dans l’aquaculture. "Le texte devrait être officiellement adopté au printemps 2017, permettant ainsi l’utilisation des protéines d’insectes dans l’alimentation des poissons à partir du 1er juillet 2017", a précisé l’IPIFF, la plateforme internationale des insectes pour l’alimentation humaine et animale, dans son communiqué. « L’ouverture de cette législation constitue pour nous une étape importante vers le développement du secteur européen de la production d’insectes », a quant à lui déclaré le président de l’IPIFF, Antoine Hubert, également président d’Ynsect.
Ynsect, qui se présente comme le leader mondial dans la production d’insectes pour les besoins de l’alimentation, a levé ces sommes auprès du Fonds Ecotechnologies, géré par Bpifrance, du fonds Future Positive Capital et de ses actionnaires historiques, Emertec, Demeter et New Protein Capital. Depuis sa création en 2011, la start-up a levé 35 millions d’euros. Avec ces fonds, Ynsect va augmenter la capacité de production d’Ynsite, son site de production pilote implanté dans le Jura au printemps dernier, et démarrer le travail préparatoire d’ingénierie de la plus grande unité de production d’insectes au monde. Celle-ci pourra produire au moins 20 000 tonnes de protéines d’insectes par an, précise la société. "Le principal produit actuellement développé par Ynsect, le TMP – Tenebrio molitor protein –, est une poudre protéinée et dégraissée conçue à partir de larves de vers de farine (espèce Tenebrio molitor)", indique le communiqué. "Le TMP est à ce jour la seule protéine à base d’insectes démontrant d’importants effets bénéfiques sur la croissance et la santé des animaux qui s’en nourrissent à la place de la farine de poisson", selon un communiqué commun aux différents actionnaires d’Ynsect.
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Maintenant cette étape franchie dans l’aquaculture, l’IPIFF poursuit ses efforts en vue d’une éventuelle autorisation de l’utilisation des protéines d’insectes pour nourrir d’autres espèces de non ruminants, tels que les porcs et les poules.