Agra Business | Agrofert, Arterris/Val de Gascogne, Impossible Foods et négociations commerciales

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Engrais azotés: Agrofert arrête la production d’ammoniac sur le site de Grandpuits

Entreprise née du rachat par Agrofert des activités engrais de Boréalis en 2023, LAT Nitrogen a annoncé sa volonté d’arrêter la production d’ammoniac sur le site de Grandpuits. Ce gaz, qui entre dans la composition des engrais azotés, est aujourd’hui moins coûteux à importer qu’à produire, en Europe, avance LAT Nitrogen, qui a été confrontée, en 2023 et 2024 à un affaiblissement de la demande pour ses produits. L’usine produirait structurellement un excédent de 130 000 t d'ammoniac par an. «La poursuite de la production d'ammoniac nécessiterait des investissements supplémentaires importants dans la décarbonation à court et à moyen terme», a précisé l’entreprise, en réponse aux questions d’Agra Business, avant d’ajouter: «L'industrie française et européenne de l'azote n'a pas de perspectives permettant un redressement financier.» L’arrêt de la production d’ammoniac, s’il permettrait le maintien des autres activités sur le site de Grandpuits (acide nitrique et ammonitrate), affectera 80 postes. Fin 2023, l'entreprise Yara avait annoncé qu'elle allait cesser son activité de transformation d'engrais azotés sur le site de Montoir-en-Bretagne, pour se concentrer sur des activités d'importation. (Elena Blum)

Fertilisants: légère hausse annuelle des livraisons en France, selon l’Unifa

L’Unifa (industriels de la fertilisation) signale une succincte progression des livraisons de fertilisants en France entre les campagnes 2022-2023 et 2023-2024, passant de 17,76 Mt à 17,9 Mt, d’après un communiqué du 20 janvier. Celles de fertilisants minéraux passent, sur la période, de 9,4 Mt à 10,1 Mt. Le syndicat rappelle que les prix en 2022-2023 avaient été exceptionnellement hauts, pesant sur la demande. La baisse des cours en 2023-2024 a ainsi pu stimuler quelque peu les achats des agriculteurs hexagonaux. En tendance longue, les chiffres restent néanmoins en baisse, rapporte l’Unifa. En 2020-2021, un peu plus de 18,2 Mt avaient été livrées, dont plus de 11,1 Mt de fertilisants minéraux. Sur 30 ans, «les livraisons ont décroché de 39%», fait valoir l’organisation dans le communiqué. En parallèle, l’organisation se réjouit de la croissance de l’usage des biostimulants. Selon une étude réalisée par la société Kynetec auprès de 8000 agriculteurs, le nombre d’hectares traités en France à l’aide de ces produits a été multiplié par deux entre 2019 et 2023. «Les grandes cultures représentent la majorité du marché, avec 65,5% des applications en 2023», explique l’Unifa. Néanmoins, un recul de leur usage est constaté entre 2023 et 2024 en grandes cultures, conséquence d’une météo capricieuse et «d’une utilisation des biostimulants pas encore totalement intégrée comme faisant partie de l’itinéraire technique de nutrition des cultures».

Meunerie: Arterris et Val de Gascogne travaillent à un rapprochement de leurs filières

Gers Farine, filiale de la coopérative Val de Gascogne, étudie un rapprochement avec La Toulousaine des Farines, du groupe Arterris, ont révélé nos confrères de La Dépêche, le 19 décembre. Gers Farine accuse une baisse de son activité, en raison du recul de la consommation du pain artisanal (- 25 % en dix ans). Le moulin gersois de Sainte-Christie produit de la farine issue de blé cultivé dans un rayon de 80 km autour du moulin, par près de 2000 agriculteurs, principalement à destination de boulangeries et pâtisseries artisanales. Arterris, de son côté, fait fonctionner ses deux moulins presque à pleine capacité. En 2023-2024, le groupe a produit 86 240 tonnes de farine. «Cette hausse est portée par la forte demande en farines spéciales, notamment les CRC (cultures raisonnées contrôlées) répondant à des exigences élevées en termes de qualité et de traçabilité», explique la coopérative dans son rapport d'activité 2023-2024. La majorité de ses clients sont issus de la boulangerie industrielle. Arterris a d’ores et déjà développé un partenariat avec un moulin espagnole en 2024, ouvrant de nouvelles opportunités commerciales. Moulins pyrénéens, la marque d’Arterris à destination des boulangers indépendants, est également en croissance, selon la coopérative, tout comme Vegedry, une marque de farines de légumineuses lancée en 2021. (Elena Blum)

Steaks végétaux: l’américain Impossible foods se rapproche d’une autorisation dans l’UE

L’Office européen des brevets (OEB) est revenu fin décembre sur sa décision, prise en 2022, de retirer le brevet européen accordé à Impossible Foods pour sa protéine Heme utilisé dans ses substituts de viande, a appris Agra presse, confirmant une information d'AgFunder news. Appelée aussi léghémoglobine, cette molécule qui se trouve dans la racine du soja est produite industriellement par une souche de levure génétiquement modifiée. Elle donne au substitut carné d’Impossible Foods une saveur proche de la viande. L’OEB avait initialement estimé que cette molécule n’était pas suffisamment nouvelle pour bénéficier d’un brevet, mais l’organe d’appel a finalement donné raison à Impossible Foods. L’entreprise espère maintenant obtenir une autorisation de mise sur le marché européen. Le groupe de travail de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur les additifs alimentaires en juin, puis celui sur les OGM en novembre, ont émis des avis positifs. L’Efsa termine désormais son évaluation des risques. La Commission européenne devrait ensuite proposer aux États membres (dans le cadre du Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux) de permettre sa commercialisation dans l’UE, ce qui ouvrira la porte à la vente des substituts carnés d’Impossible Foods.

Influenza aviaire: les USA et le Canada lèvent leurs embargos sur les volailles françaises

Plus d’un an après la fermeture de leurs frontières en raison de la vaccination contre l’influenza aviaire, «les États-Unis et le Canada ont levé leurs embargos sur certaines filières de volailles françaises», annonce le ministère de l’Agriculture le 20 janvier. Outre-Atlantique, les autorités sanitaires ont annoncé «la levée des restrictions sur les volailles non vaccinées et les produits/sous-produits dérivés de volailles provenant de troupeaux non vaccinés» ; elles demeurent en vigueur pour les canards, vaccinés en France, et leurs produits. Dans le détail, Washington a levé son embargo le 16 janvier, quelques jours avant que Donald Trump ne prête serment; Ottawa l’avait fait de son côté le 24 décembre 2024. Dans les deux pays, ces assouplissements concernent aussi les produits de génétique aviaire (œufs à couver et poussins d’un jour), pour lesquels les modalités de reprise sont encore en cours de discussion. La Rue de Varenne rappelle que «ces embargos avaient pris effet le 1er octobre 2023», jour du démarrage de la vaccination contre l’influenza aviaire en France. Il aura donc fallu quinze mois pour «convaincre les autorités américaines et canadiennes de la sécurité de la vaccination».

Produits laitiers: le fonds Socadif intègre le capital de Yogurt Factory

Le fonds d'investissement francilien Socadif vient de remplacer les actionnaires minoritaires historiques de l'entreprise Tera SAS, qui détient l'enseignement de restauration rapide Yogurt Factory (spécialiste du yaourt glacé 0% de matières grasses), indique son cofondateur Ouriel Hodara à Agra Business, confirmant l'information de CF News. La structure du capital ne change pas, les deux cofondateurs restent actionnaires majoritaires. Lancé en 2011 à Marseille, l'enseigne compte aujourd'hui 80 magasins, dont vingt succursales et 60 franchises, essentiellement situées en France. L'objectif est désormais de se développer à l'étranger, en particulier en Asie. Yogurt Factory est déjà présent en Belgique, au Luxembourg, en Espagne, et dans quelques pays plus lointains, comme le Gabon, et bientôt l’Ouzbékistan «Notre objectif est de continuer au même rythme d'ouvertures qu'actuellement, c'est-à-dire 10 à 15 par an, dont une à deux succursales», explique Ouriel Hodara.

Négociations commerciales: des «tensions non négligeables», selon le gouvernement

Les relations commerciales entre distributeurs, industriels de l'agroalimentaire et producteurs agricoles «restent marquées par un niveau de rigidités et de tensions non négligeables», notent les ministères de l'Agriculture et du Commerce dans un communiqué diffusé à l'issue d'un premier comité des relations commerciales le 20 janvier. La réunion, avec la ministre de l'Agriculture Annie Genevard et la ministre déléguée en charge du Commerce Véronique Louwagie, «a permis de constater que les acteurs s'approprient progressivement les dispositifs des différentes lois Egalim» (sanctuarisation de la «matière première agricole»). Selon les «témoignages recueillis» lors de cette réunion, «la loi semble engendrer une dynamique positive dans les négociations, en termes de transparence notamment» et dans la place accordée à «la préservation du revenu des agriculteurs dans les négociations commerciales». Mais les ministres «ont rappelé l'extrême vigilance de l'État quant à l'application de la loi», via des contrôles et des amendes si besoin. Dans «un contexte de hausses des coûts, tant agricoles qu'industriels», qui «explique des divergences d'analyse entre acteurs», il «résulte une forte tension» entre distributeurs, industriels et agriculteurs, relève le communiqué.

Objectifs climatiques/CSRD: Bruxelles prépare un «choc de simplification»

Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne chargé de la stratégie industrielle, a annoncé le 19 janvier dans la matinale de France Inter, que dans le cadre du règlement dit «omnibus» qui sera présenté le 26 février avec une «suppression du reporting» sur le climat. Il promet «un choc de simplification qui sera massif» en gardant «les objectifs climat, mais en changeant le parcours pour les entreprises». Ce texte ne concernera pas directement l’agriculture. Le commissaire européen Christophe Hansen prépare en effet, de son côté, «un deuxième paquet de simplification après celui de l’année dernière (qui portait sur l’éco-conditionalité notamment, NDLR) qui doit être plus ciblé» pour que les agriculteurs sentent «la différence en ce qui concerne leurs formalités administratives», a-t-il confirmé le 16 janvier lors d’un discours au salon Grüne Woche, à Berlin. Le projet de Stéphane Séjourné pourrait toutefois toucher indirectement l’agriculture, en particulier les coopératives. Depuis cette année, la mise en œuvre de la directive CSRD (Corporate sustainability reporting directive) impose à environ 150 d’entre elles (celles répondant à au mois deux de ces trois critères: plus de 250 salariés, 25 millions d’euros de bilan ou 50 millions d’euros de chiffre d’affaires) des déclarations de performances extra-financières sur, entre autres, la durabilité et l’impact climatique.

Fruits et légumes bio: Bioviver va augmenter sa capacité de production de 70%

Située dans le Lot-et-Garonne, la conserverie Bioviver, spécialiste des fruits et légumes biologiques, «va voir ses capacité de production augmenter de manière significative» grâce à un investissement de 10 millions d'euros, indique Compagnie Léa Nature, la société qui détient l'entreprise, dans un communiqué paru le 20 janvier. Dans le détail, une nouvelle ligne doit permettre à Bioviver de «produire jusqu'à 20 millions de bocaux supplémentaires par an, soit une hausse de 70% de sa capacité actuelle». Bioviver revendique un travail étroit avec les filières locales (Blue Whale pour les fruits, des producteurs locaux de courgettes et aubergines, la Cavac pour les lentilles vertes, flageolets et haricots secs).

Tomates: en Espagne, action en justice des producteurs contre les importations marocaines

Le Coag (principal syndicat agricole espagnol) va intenter une action en justice contre les importateurs marocains de tomates pour fraude fiscale, a appris la revue Mercados le 17 janvier. L’annonce en aurait été faite par Andrès Gongora, responsable fruits et légumes du syndicat, à l’occasion d’une visioconférence portant sur les implications de l'arrêt de la Cour de justice de l'UE rendant illégal l’accord entre UE/Maroc concernant le Sahara occidental. Le syndicat avance avoir alerté plusieurs fois les ministères espagnols concernés (Agriculture et Économie), ainsi que la Commission européenne, sans avoir de réponse. La décision se fonde sur une étude réalisée par les services techniques du Coag montrant que les importations marocaines auraient largement dépassé le quota de 285 000 t/an de tomates en franchise de droits, au prix minimum de 0,46 €/kg, tel que prévu dans l'accord de libre-échange entre l'UE et le Maroc. Depuis 2019, le Maroc aurait dépassé ce quota d’environ 230 000 t/an, rapporte le syndicat.

Vin: le domaine Tariquet mis sous procédure de sauvegarde

Le domaine Tariquet, producteur de vin emblématique des côtes de Gascogne et bas-armagnac basé à Eauze (Gers), a annoncé le 20 janvier sa mise en sauvegarde par le tribunal de commerce d’Auch. Cette procédure fait suite à «des difficultés à la fois conjoncturelles et structurelles», selon un communiqué. L’entreprise vitivinicole (8 millions de bouteilles de blanc et 120 000 de bas-armagnac) explique subir les conséquences de quatre mauvaises récoltes successives, «du jamais vu dans la région de production», et de l’évolution des marchés locaux et internationaux. Tariquet a connu une baisse d’activité liée à la crise sanitaire, l’inflation, des taxes douanières notamment aux États-Unis, des aléas climatiques (gel, grêle, mildiou), la crise économique, poursuit le communiqué. Et de souligner le faible niveau de production ces quatre dernières années, équivalant à «plus d’une récolte» perdue, qui s’est traduit par des volumes de vente à -30% : le domaine (1125 ha) est passé d’environ 8 millions à 5,5 millions de cols commercialisés entre 2021 et 2023. En crise, le secteur du vin voit se multiplier les procédures, comme à la cave de Buzet, mise en sauvegarde le 12 juin, ou chez Univitis, placé en redressement judiciaire le 18 juillet.

Luzerne déshydratée: la filière lance des recherches pour nourrir les porcins

La Coopération agricole-Luzerne de France, Désialis et Lab-to-Field ont annoncé à la presse le lancement du programme de recherche IN-PVLSA (Innovation et connaissance pour valoriser la luzerne en santé animale), destiné à trouver les potentiels bienfaits de la luzerne déshydratée dans l’alimentation des porcins, lors d’une visioconférence à Paris le 20 janvier. Dans les faits, le programme est déjà en application depuis février 2024, et doit s’achever en août 2028. La filière vise ainsi la conquête du débouché français porcin, qui lui échappe actuellement. «Nous espérons incorporer dans l’alimentation des porcs environ 16 000 t de luzerne déshydratée d’ici à l’horizon 2029-2030», déclare Honoré Labanca, chargé de mission agronomie et nutrition animale au sein de La Coopération agricole-Luzerne de France. Sur les 830 000 t de luzerne déshydratée produites chaque année au niveau national, les porcs ne représentent qu’entre 0 et 1% des débouchés, quand près de 74% part en alimentation bovine, 16% pour les équins et 10% pour les lapins. Le programme dispose d’un financement de 300 000 € environ, dont une partie provient de FranceAgriMer. De premiers résultats seront présentés à la presse «dans un an et demi», indique Honoré Labanca.

Viandes/Siqo: les viandes Limousines s’attendent à une année 2025 «compliquée»

Tensions sur l’approvisionnement, problèmes sanitaires, ventes en recul: «On sent que l’année 2025 va être compliquée» pour les viandes Limousines Label rouge, a indiqué Jean-Marc Escure, directeur de Limousin promotion (ODG) en conférence de presse le 20 janvier. «Il commence à y avoir des problèmes d’approvisionnement, de manque de production dans les élevages», précise son président Jean-Pierre Bonnet, rappelant que «cela fait des années qu’on met l’accent là-dessus». Deux phénomènes ont fait basculer une situation déjà fragile: le prix élevé des broutards, qui n’incite pas les éleveurs à produire des veaux sous la mère, et les maladies vectorielles (FCO, MHE), lourdes de conséquences pour la fertilité des ovins et des bovins. «Il manque entre 10 et 30% de vaches prêtes à vêler» par rapport à la normale, relève Jean-Marc Escure. Après des ventes en fort recul en 2023 pour cause d’inflation, la baisse a ralenti en 2024: -5% pour le bœuf, -10% pour le veau et l’agneau, +15% pour le porc (grâce à un nouvel opérateur), selon des chiffres provisoires. Des tendances qui se poursuivent début 2025. Quant au nombre de points de vente, il recule de 10% en 2024. Une chute «essentiellement liée au désengagement de certains distributeurs» et à des cessations d’activité de boucheries, selon M. Escure.

Obésité/GLP-1: nouveau marché alimentaire aux États-Unis, attente de prise en charge en France

Une étude pilotée par le cabinet de conseil Circana, publiée le 8 janvier et repérée par Les Marchés, dresse un état des lieux de la transformation des habitudes de consommation aux États-Unis due aux médicaments coupe-faim à base d’hormones GLP-1 (Wegovy, Ozempic). Alors que le marché américain a progressé de 45% en un an au dernier trimestre, les industries agroalimentaires y ont créé des produits conçus pour répondre aux besoins de cette nouvelle catégorie de consommateurs, sous le label «GLP-1 friendly». En France, le Wegovy du laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk – réservé à l’obésité sévère – est quant à lui disponible depuis début octobre et a obtenu le feu vert pour une prise en charge à 65% par la Sécurité sociale en décembre, rapportent Les Echos le 17 janvier. Reste que le laboratoire danois doit maintenant tomber d’accord avec l’État sur le prix de remboursement, ce qui prend en moyenne six mois. Pour l’heure, nombre de personnes en situation d’obésité sévère paient déjà ce médicament de leur poche, entre 270 et 360 € la boîte. Avec 17% de la population française en situation d’obésité, selon le ministère de la Santé, et une expansion de traitement aux GLP-1 en France, de nouvelles perspectives pourraient s’ouvrir pour les industries agroalimentaires souhaitant proposer des produits alimentaires compatibles aux régimes GLP-1.

Négoce/intrants agricoles: le réseau d'approvisionnement Actura ajuste son organisation

Le réseau d’approvisionnement Actura (739 M€ de chiffre d’affaires, 139 entreprises adhérentes) fait évoluer son organisation pour «renforcer sa performance et dégager des moyens à même de porter ses ambitions et sécuriser ses investissements». Pilotées par la direction générale du groupe, trois directions opérationnelles voient le jour: la direction des achats, assurée par Gaël Vincent (ex-chef marché santé des plantes), qui a désormais sous sa responsabilité l’ensemble des chefs de marché; la direction réseau, assurée par Christophe Mailly, à qui sont rattachées les équipes des responsables de bassin, les services clients et l’administration réseau; et la direction «supply», pilotée par une personne qui arrivera dans l’entreprise le 10 mars. Afin «d’accompagner l’évolution du métier et de l’offre», une nouvelle direction du développement est également mise en place sous la responsabilité de Ninon Taverne, jusque-là responsable marketing réseau. Actura a également créé un nouveau pôle semences «avec l’ambition de devenir un acteur majeur de la production de semences», placé sous la direction de Thomas Philippe, auparavant directeur agriculture au sein de la coopérative Limagrain. Enfin, deux directeurs généraux délégués ont été nommés: Pascal Bluteau, l’actuel secrétaire général du groupe, et Frédéric Lanchais, directeur des filiales logistiques. (Anne Gilet)

Coopératives: Jérôme Calleau réélu à la présidence d’InVivo

Le conseil d'administration d'InVivo a réélu Jérôme Calleau à la présidence d'InVivo, a annoncé le groupe le 16 janvier. Il s’agit de son troisième mandat. À 62 ans, Jérôme Calleau est depuis 2000 le président de la Cavac, coopérative située en Vendée. Il est, depuis 1982, exploitant agricole polyvalent au sein d’un groupement de trois associés à Aizenay. Administrateur d’InVivo depuis 2009, il a occupé la fonction de président délégué de 2011 à 2023 et a contribué depuis à l’élaboration des projets stratégiques, ainsi que du rachat de Soufflet par InVivo. «Nous portons avec Thierry Blandinières une vision très claire pour InVivo. Elle s’articule autour de la structuration des filières blé, orge, et de nos piliers que sont le digital et la RSE», a-t-il déclaré. (Elena Blum)

Viande: dans les Deux-Sèvres, Anne Porchet nommée à la direction de la Caveb

Anne Porchet a été nommée, le 2 janvier, directrice de la Caveb, coopérative de producteurs de viande située à Châtillon-sur-Thouet, dans les Deux-Sèvres. Après avoir été responsable technique de la coopérative entre 2007 et 2020, elle occupait le poste de responsable développement durable chez Océalia depuis 2021. Elle prend la relève de Yohann Richard, qui a quitté ses fonctions en juin 2024. La Caveb achète et vend des bovins, ovins et caprins. Elle propose aussi des animaux reproducteurs. La coopérative regroupe 877 éleveurs et affiche un chiffre d'affaires de 54 millions d'euros en 2023. (Elena Blum)