Agra Business | Cognac, Sia'Pro, BASF, Véolia Agriculture France, NAtup, Baywa, Aladin

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Investissement : la BEI adopte un paquet de 3Md€ pour l’agriculture durable

Le conseil d’administration de la banque européenne d’investissement a annoncé le 6 novembre, avoir adopté un programme de soutien à l’agriculture de 3 milliards d’euros (Md€). «C’est le plus important soutien jamais apporté par la BEI à l’agro-industrie et aux agriculteurs européens», ajoute l’institution financière basée à Luxembourg. Dans le détail, ce programme a pour objectif de «mobiliser des investissements dans des domaines clés qui favorisent l’innovation, les pratiques durables et la résilience face aux changements climatiques». Il doit permettre également «de rationaliser les financements destinés à soutenir l’agriculture durable, les outils agricoles numériques, les systèmes de gestion de l’eau et les fonds de roulement nécessaires à la résilience aux changements climatiques et à l’adaptation des cultures» et favoriser l’innovation. La BEI indique que ce programme sera avant tout destiné aux jeunes agriculteurs, aux nouveaux agriculteurs et aux «entreprises de l’agro-industrie cherchant à promouvoir la durabilité». Enfin, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’accroissement de la biodiversité et l’encouragement envers des pratiques relevant de l’économie circulaire seront des critères prioritaires dans l’obtention des financements.

Machinisme agricole : finalement pas de salon au Bourget l'an prochain

Prévu pour devenir, l'an prochain, le «Salon international des équipements et des solutions agricoles» en se délocalisant au parc des expositions de Paris Le Bourget (Seine-Saint-Denis) du 23 au 25 février 2025, le Sia'Pro devait prendre le relais du salon historique du machinisme en France, le Sima, dont l'édition 2024 avait été annulée. Il ne verra finalement pas le jour. «Le projet n'ayant pas trouvé un écho favorable de complémentarité avec les représentants du machinisme agricole, il a été décidé de rapprocher le salon Siapro 2025 du Salon de l'Agriculture à Paris Expo Porte de Versailles», ont annoncé ses organisateurs (Ceneca et Comexposium) dans un communiqué paru le 8 novembre. Le Sia'Pro sera repositionné l'an prochain comme un «évènement dédié aux technologies et solutions innovantes pour l'agriculture de demain». En février, l'annulation du Sima 2024 avait été justifiée par ses organisateurs (Axema et Comexposium) par «le contexte actuel de baisse de marché et de crise agricole». Le grand rendez-vous du secteur avait aussi été victime du «désistement d’acteurs majeurs du machinisme agricole», d’après le syndicat des industriels de l’agroéquipement. Lancé en 2024, le Sia'Pro consistait en un espace de conférences réservé aux professionnels dans l'enceinte du salon international de l'agriculture. 

Cognac: la Chine annonce l'imposition de mesures antidumping temporaires

La Chine a annoncé le 11 novembre l'imposition de «mesures antidumping temporaires» sur les brandys importés de l'Union européenne (UE), dont le cognac, après une annonce similaire le mois dernier, sur fond de tensions commerciales entre Pékin et Bruxelles. Il n'était pas clair dans l'immédiat lundi si ces mesures, qui seront imposées à partir de vendredi, étaient nouvelles ou la prolongation de celles déjà existantes.  La Chine impose déjà depuis le 11 octobre aux importateurs de brandys européens (les eaux-de-vie à base de vin), dont le cognac représente 95% du total, de déposer une caution auprès des douanes chinoises, dans le cadre d'une enquête anti-dumping. Cette dernière est largement perçue comme une mesure de rétorsion après le soutien appuyé de la France à l'imposition par l'UE de surtaxes douanières sur les voitures électriques importées de Chine. «Les autorités chargées de l'enquête (sur les brandys européens) ont décidé de mettre en oeuvre des mesures antidumping temporaires sous la forme d'une caution ou d'une lettre de garantie», a indiqué le 11 novembre le ministère chinois du Commerce dans un communiqué. Un texte à la formulation quasi identique avait été publié par ce ministère le 8 octobre et avait débouché sur les mesures prises trois jours plus tard. Le communiqué de lundi, présenté comme une «annonce complémentaire»', ne précise pas la date d'expiration de ces nouvelles mesures temporaires.

Vin : recul des volumes récoltés en France plus fort qu'attendu, à -23 % (ministère)

La production viticole 2024 est attendue en recul de 23 % sur un an (contre -18% en septembre), du fait de «conditions météorologiques défavorables sur l'ensemble des régions», selon une nouvelle estimation publiée le 8 novembre par le ministère de l'Agriculture. Au 1er novembre, elle est estimée à 36,9 Mhl (contre 39,3 Mhl en septembre), un volume proche des niveaux historiquement bas de 2017 et 2021, années également marquées par des aléas climatiques. Cela représente un recul de 17 % par rapport à la moyenne quinquennale. Tous les types de vins sont concernés, notamment en Bourgogne, Beaujolais et Champagne, ainsi que les vins destinés aux eaux-de-vie (en repli de 36 % après avoir bénéficié d'une récolte exceptionnelle en 2023). Ces projections ont encore été revues à la baisse, puisqu'en septembre le ministère prévoyait un repli de 18 % sur un an. L'année 2024 a été caractérisée par des précipitations depuis le printemps et jusqu'aux vendanges et des problèmes sanitaires qui ont réduit les volumes. Dans de nombreux vignobles, la floraison s'est déroulée dans des conditions fraîches et humides, entraînant la coulure (chute de fleurs et jeunes baies) ainsi que le millerandage (formation de baies trop petites), rappelle le ministère. A cela s'ajoutent des pertes dues au gel au printemps, au mildiou et à la grêle en été.

Fruits/légumes : le Conseil d’État annule le décret d’interdiction des emballages plastiques

Par une décision du 8 novembre, le Conseil d’État a annulé le décret relatif à l’interdiction des emballages plastiques des fruits et légumes frais non transformés. Pour rappel, les deux syndicats professionnels avaient saisi la plus haute juridiction administrative en 2023, considérant que le décret n’avait pas été correctement notifié à la Commission européenne. Si la France avait communiqué son projet de décret à la Commission européenne en décembre 2022, cette dernière avait demandé à la France d’attendre un an avant toute adoption. En effet, un nouveau règlement européen prévoyant des restrictions spécifiques à l’utilisation de certaines formes d’emballages inutiles était en cours de négociation - il a été finalement adopté au printemps 2024. Malgré cette demande de report obligatoire, le gouvernement avait adopté son décret le 20 juin 2023. Une adoption prématurée qui constitue, selon le Conseil d’État, un «vice substantiel», puisqu’elle empêche la Commission et les États membres de proposer l’édiction de normes communes ou harmonisées réglant la matière faisant l'objet de la mesure envisagée. «Il reviendra au gouvernement, s’il souhaite prendre un nouveau décret d’application de la loi, de notifier préalablement son projet à la Commission et de respecter les délais imposés par le droit de l’UE avant de l’adopter».

Influenza: passage en risque élevé dans l'ensemble de l'Hexagone (JO)

Comme attendu par les professionnels, le ministère de l'Agriculture a publié, le 8 novembre au Journal officiel, un arrêté faisant passer au niveau de risque «élevé» pour l'influenza aviaire sur l'ensemble du territoire métropolitain. Le ministère avait expliqué plus tôt dans la semaine aux professionnels que la décision était fondée sur la dynamique forte et persistante de circulation du virus dans l'avifaune sauvage en Europe dans les couloirs de migration traversant la France, alors que les vols d'oiseaux s'intensifient au-dessus de l’Hexagone. Dans un communiqué paru le 8 novembre, le Modef et la Confédération paysanne ont dénoncé une «décision incompréhensible». Pour les deux syndicats, elle découle «de l'apparition récente de grippe aviaire dans des élevages… qui étaient majoritairement déjà claustrés et pour certains vaccinés». Et de souligner que «seule une poignée de départements affiche des cas de grippe aviaire en élevage et qu’une expérimentation sur la biosécurité dans les élevages plein air est en cours». 

Déforestation: les fabricants d'aliment français veulent un report du réglement en l'état

Les fabricants français d’aliments composés veulent travailler avec les autorités françaises et européennes à la mise en œuvre du règlement européen sur la déforestation importée, ressort-il de la convention sectorielle de La Coopération agricole (LCA) du 7 novembre. Ces industriels consommateurs de soja importé souhaitent que les parlementaires européens votent en l’état la proposition de recul d’un d’an de ce règlement instituant la «localisation à la parcelle». Afin de «mettre en œuvre ce règlement complexe dans les meilleures conditions possibles», la filière offre son «étroite collaboration» sur trois volets, a déclaré le président de la section Nutrition animale de La coopération agricole David Saelens: «L’élaboration de lignes directrices par produit afin de mieux prendre en compte les chaînes d’approvisionnement spécifiques à chacun ; la définition de modalités pratiques simples, pragmatiques, le moins coûteuses possible et pour un maximum d’opérationnalité ; l’harmonisation des contrôles au travers de l’Union pour garantir la libre circulation des biens». Les fabricants craignent que l’échéance du 30 décembre ne soit dépassée si un trilogue devait s’engager à l’issue du vote le 14 novembre.

Soja non déforestant: un surcoût de 30% si le règlement s’était appliqué en 2025 (fabricants)

Si le règlement sur la déforestation importée s’était appliqué dès 2025 - sa mise en oeuvre devrait être reportée d'un an -, le soja conforme à ce texte coûterait jusqu’à 30% plus cher que les soja dits non-déforestants actuels, selon les fabricants français d’aliments. «Les modalités [de détermination] sont différentes, a expliqué Valérie Bris, directrice de La Coopération agricole (LCA) Nutrition animale, en marge d'une convention sectorielle, ce 7 novembre. D’après ses estimations, un chargement de «soja ségrégué», dans lequel chaque lot est localisé à la parcelle et acheminé séparément, conformément au règlement européen, coûterait 20 à 30% plus cher. Les fabricants français se fournissent auprès de pays à faible risque de déforestation comme les Etats-Unis, l’Europe ainsi que l’Inde ou Nigeria. S’ils se fournissent en Amérique latine - origine à risque de déforestation- , ils appliquent le schéma de garantie de la Fefac (fédération européenne des fabricants d’aliments), «qui ne s’appuie pas sur la localisation à la parcelle», précise-t-elle. L’application du principe de «Mass balance», selon lequel une partie seulement d’un chargement est tracé depuis la parcelle, réduirait considérablement le surcoût, selon les fabricants.

Engrais / fiscalité verte de l'UE : un surcoût attendu à 270 €/t d’ammoniaque (fabricant)

La décarbonation des engrais pourrait être un frein à leur compétitivité, estime Pavel Hanus, directeur commercial d’Agrofert. Intervenant lors des rencontres de l’Afcome, le 8 novembre, il a rappelé que si nombre de firmes européennes avaient intégré des objectifs de décarbonation dans leurs stratégies, cette transition vers des procédés moins polluants, comme la production d’ammoniaque vert, exige des investissements massifs qui augmenteront les coûts de production. La suppression progressive des quotas d’émission gratuits, à partir de 2026, obligera les producteurs européens à payer pour le carbone émis et le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières augmentera le tarif des engrais importés. «Résultat des courses, les engrais coûteront plus cher en Europe, qu’ils soient importés ou produits sur le territoire», estime Pavel Hanus. La hausse de leur coût dépendra du tarif du carbone, mais d’après le directeur commercial d’Agrofert, les estimations seraient de 270 euros supplémentaires par tonne d’ammoniaque. «Les producteurs européens vont perdre toute compétitivité sur le marché mondial, estime-t-il. Nous devons repenser la distribution du risque sur toute la chaîne de valeur.» (Elena Blum)

Biosolutions : BASF France souhaite assouplir la manière de les évaluer

En conférence de presse le 7 novembre, la division agro du chimiste BASF France a annoncé «poursuivre ses efforts» pour faire grandir son portefeuille de biosolutions, après avoir investi près de 13% de son budget R&D France dans ce domaine en 2023. Le groupe prévoit d’ailleurs le lancement de six biosolutions d’ici 2030, espérant ainsi devenir «l’un des leaders» de ce marché. Pour ce faire, il souhaite s’appuyer sur une évaluation «proche des conditions des agriculteurs» à travers des «itinéraires agroécologiques» et la mise en place de partenariats publics et privés. «Nous discutons avec les autorités pour assouplir la manière de tester les biosolutions au sein d’itinéraires techniques, et non pas via un test comparatif entre deux produits», précise Yves Magadur, directeur marketing chez BASF. En outre, il s’agit «d’accélérer la disponibilité de ces nouvelles innovations sur le marché français, quand certaines sont déjà présentes dans d’autres pays européens». Pour rappel, l’entreprise s’est associée à Elicit Plant, pionnier dans le domaine des biosolutions agricoles, via un partenariat mis en place au cours de la campagne 2024-2025. L’objectif étant d’accélérer le développement de ses biostimulants EliSun-a et EliGrain-a, respectivement destinés, en France, aux marchés du tournesol et des céréales à paille.

Engrais azotés: l'observatoire européen veut établir un bilan des stocks

Créé en 2023 par la Commission européenne en réponse à la crise que traversait l’industrie, l’observatoire européen des engrais, a «pour projet d’établir un bilan d’approvisionnement des stocks d’engrais azotés en Europe», a déclaré sa responsable Monica Marucci, lors des rencontres de l'Afcome le 8 novembre. Le projet s’appuie pour le moment sur une compilation de données Eurostat. «Nous ne disposons pas de données officielles des Etats membres, confie Monica Marucci. Chacun fait une estimation et nous avançons encore à tâtons.» L’outil pourrait permettre de réaliser des prévisions à long terme de l’état des stocks. L’observatoire réunit treize membres et cinq observateurs :  Coceral, Ecofi, Afaia, Cefic, Copa cogeca, Ebic, Eureau, Apep, Areflh, ECN, European fertiliser blenders association, Fertilizers europe. Depuis sa création, l’observatoire a tenu six réunions sur divers thèmes, allant des biostimulants végétaux au marché de la potasse, en passant par le gaz naturel ou les engrais organiques. A sa création, l'objectif de l'observatoire était d'améliorer la collecte et l’analyse des données, les rendre disponibles au public et aux parties prenantes et alerter les institutions en cas de tensions. (Elena Blum)

Fertilisants/biogaz: création de l'entité Véolia Agriculture France chez le géant français du déchet

Le géant français des déchets Véolia a créé réuni, il y a quelques mois, au sein d’une même entité, Véolia Agriculture France, ses filiales, notamment celles dédiées à la fertilisation : Sede Environnement, Angibaud, Huon et Sani, qui a acquis en mai les activités engrais de Deleplanque. Véolia produit chaque année plus d’un million de tonnes de fertilisants organiques, issus d’effluents d’élevage, de la collecte d’ordures ménagères ou de composts. Le groupe a pour objectif de multiplier ces volumes par trois. «Veolia Agriculture France ne s'interdit pas non plus de réaliser des acquisitions de sociétés pertinentes pour le développement de ses activités de fertilisation organique», confie une source en interne. Autre piste stratégique pour le développement des activités agricoles de Veolia, la méthanisation. Le groupe français approvisionne en biodéchets un agriculteur exploitant un méthaniseur sur quatre. Un procédé qui génère 3,5 millions de m3 de biogaz par an. Objectif : multiplier par dix cette production. Enfin, Véolia compte développer l’irrigation en doublant le volume d’eau recyclée pour l’irrigation, aujourd’hui à 3,3 millions de m3. (Elena Blum)

Coopérative : les travaux du futur siège social de NatUp ont débuté, ouverture attendue en 2026

Le chantier a débuté il y a un mois. À 4 km de son siège social actuel, la coopérative normande NatUp vient de lancer les travaux de construction d’un bâtiment de 4500 m2 qui, à terme, accueillera près de 250 salariés, toujours sur la commune de Bois-Guillaume en Seine-Maritime. «Si les délais sont respectés, nous devrions pouvoir intégrer ces nouveaux locaux début 2026, confie Sébastien Di Noia, directeur de la communication du groupe. L’enjeu est de proposer un lieu de vie agréable, avec un espace de travail confortable et adapté aux besoins de chacun. L’utilisation de matériaux biosourcés, comme le bois et le lin, est au cœur du cahier des charges. Car l’idée est non seulement de répondre aux dernières normes en matière d’isolation et d’acoustique mais aussi de réduire les dépenses énergétiques, en phase avec la démarche de décarbonation engagée par la coopérative.» Le budget alloué à ce chantier n’a pas été dévoilé. (Anne Gilet)

Coopératives : l'allemand Baywa AG visé par un audit du gendarme financier

Le conglomérat allemand Baywa AG, actif dans l'alimentaire, la construction et l'énergie, fait l'objet d'un audit du gendarme financier allemand qui soupçonne le groupe d'avoir «enfreint les règles comptables», selon un communiqué le 11 novembre. L'audit du gendarme financier allemand Bafin porte sur les comptes 2023 et a été ordonné «car la présentation de la situation financière et des risques liés au financement du groupe ainsi que la présentation des objectifs et des méthodes de gestion des risques dans les comptes consolidés et le rapport de gestion du groupe pourraient être erronées», selon le superviseur. Baywa AG avait lui-même annoncé cet été la commande d'un audit pour faire la lumière sur une «situation financière tendue». Le titre du groupe de Munich, coté au sein de l'indice des petites valeurs SDax, s'était effondré à la suite de cette communication. En octobre, le groupe avait annoncé le départ de son directeur général et de son directeur financier dans le cadre de la restructuration de l'entreprise. En 2023, l'année du centenaire de sa création, Baywa a enregistré la première perte nette de son histoire - 93 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 24 milliards d'euros, et après un bénéfice net de 240 millions d'euros en 2022 - en raison de la hausse brutale des taux d'intérêt qui ont pesé face à un endettement dépassant les 5 milliards d'euros. 

Huiles: le PDG du premier exportateur tunisien en détention pour corruption

Le patron du groupe CHO, premier exportateur d'huile d'olive de Tunisie, qui exploite une immense plantation d'oliviers appartenant à l'Etat, a été placé en détention pour des soupçons de corruption, ont annoncé plusieurs médias tunisiens le 11 novembre. Un procureur du pôle économique et financier à Tunis a émis un mandat de dépôt contre l'homme d'affaires Abdelaziz Makhloufi, dont le groupe CHO est connu à l'étranger pour ses marques Terra Delyssa ou Moresh, a indiqué le site d'information Business News, citant «une source proche du dossier». M. Makhloufi, qui est également président du Club Sportif Sfaxien (CSS) de Sfax (centre-est), l'un des principaux clubs du pays, avait été interpellé le 2 novembre dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption financière et administrative dans la gestion du domaine étatique Henchir Chaal, qui s'étend sur 420.000 hectares dont environ 360.000 plantés en oliviers. Selon la radio Mosaïque FM, 15 personnes au total dont un ancien ministre de l'Agriculture, des cadres du ministère, un ex-directeur de l'Office des terres domaniales ainsi que des responsables d'Henchir Chaal sont poursuivies dans cette affaire.

Pesticides : réorganisation chez Invivo au sein d’Aladin et de PPA

Depuis le 1er octobre, Rodolphe Coquillard a endossé une nouvelle casquette : celle de directeur général d’Aladin, la plateforme digitale de vente de produits et de services agricoles d’InVivo. Il conserve sa fonction de directeur du PPA, le Pôle partenaires agrofourniture du groupe (CA de 1Md€ en phytos et 250 M€ en semences hybrides) mais laisse celle de chef marché pour les produits de santé végétale qu’il exerçait également au sein du PPA. Un recrutement est lancé pour le remplacer sur cette mission. Son homologue sur la partie semences hybrides, Alain Auréjac, conserve son poste. L’arrivée de Rodolphe Coquillard à la tête d’Aladin intervient au moment où cette entité quitte la branche Digital Factory du groupe InVivo pour rejoindre Bioline pour la partie agricole. Stéphane Marcel qui s’occupait, entre autres, de piloter Aladin, se concentrera désormais à 100 % aux développements digitaux du groupe. À noter que Philippe Andrieu prend la direction générale adjointe d’Aladin. (Anne Gilet)