Agra Fil du 1er juin 2026

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Relations commerciales : l'Assemblée valide en plénière le principe des prix planchers

Le volet relatif au revenu des agriculteurs, proposé par le gouvernement dans son projet de loi d’urgence agricole, a été profondément modifié le 30 mai à l’Assemblée nationale, la ministre Annie Genevard déplorant l’introduction de prix planchers pour les exploitants. Comme en commission des affaires économiques, plusieurs amendements ont en effet été adoptés à l’initiative des députés Insoumis et avec le soutien du Rassemblement national, pour fixer un «prix plancher» dans le cadre des négociations entre les agriculteurs et leurs premiers acheteurs. En conséquence, les députés du bloc central ont obtenu la suppression d’un autre article, qui étendait l’expérimentation de «tunnels de prix» testée par la filière viande bovine pour éviter de vendre à perte et demandée par les viticulteurs. Ce dispositif était de fait «rendu inopérant» après l’instauration de prix planchers votée auparavant, a noté Annie Genevard, suscitant la colère de la gauche, qui jugeait cette initiative «complémentaire». Toutes ces mesures devraient néanmoins être retravaillées au Sénat à la fin du mois de juin, avec de grandes chances de voir la chambre haute revenir sur l’instauration de prix planchers. Entre-temps, un vote sur l’ensemble du projet de loi est prévu mardi à l’Assemblée.

Cantines: l'Assemblée propose de durcir les règles d'approvisionnement

Lors de l'examen du projet de loi d'urgence agricole en séance publique le 29 mai, les députés ont approuvé à l’unanimité, après l'avoir significativement durci, l'article relatif aux cantines, qui prévoyait initialement d’interdire les achats hors Union européenne, sauf pour les produits non disponibles. Une majorité de députés a approuvé un amendement d’Aurélie Trouvé (LFI) prévoyant que les produits servis proviennent du «territoire français», là aussi sauf si l’offre fait défaut. Le rapporteur, opposé à cet amendement, comme le gouvernement, a souligné le risque d’inconstitutionnalité d’une telle mesure, non conforme au droit européen. Les écologistes se sont majoritairement abstenus, le député Hendrik Davi disant vouloir privilégier des critères environnementaux plutôt que l’origine française des produits. Un autre amendement du RN a été adopté qui impose qu'une «part majoritaire des produits servis soit issue de productions situées à proximité du lieu de consommation, notamment dans un rayon de 150 kilomètres», lorsque l’offre est disponible en quantité et en qualité suffisantes. La ministre a donné un avis défavorable promettant une «faisabilité inimaginable». Enfin un amendement LFI a été adopté qui «fixe pour objectif la mise en place d’un prix plancher supérieur aux coûts de production» pour les approvisionnements des acheteurs publics en restauration collective.

Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, «double peine» selon la FNSEA

Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4% prévue le 1er juin, représente une «double peine» au «pire moment pour les entreprises», dénoncent à nouveau les organisations patronales dans La Tribune Dimanche, appelant à «renouer le dialogue». Le gouvernement a pris cette décision, qui devrait figurer dans un prochain décret, «sans même écouter ni recevoir les représentants de toutes les entreprises de France qui l’avaient pourtant expressément demandé», s’indignent dans une tribune les présidents du Medef, Patrick Martin, de la CPME, Amir Reza-Tofighi, de l’U2P, Michel Picon, de la FNSEA (agriculteurs), Arnaud Rousseau, de l’UDES (secteur social et solidaire) David Cluzeau, et de la Fesac (culture), Sébastien Justine. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, avait confirmé la semaine dernière cette mesure redoutée par le patronat mais saluée par les syndicats, le gouvernement envisageant six milliards d’euros d’économies pour faire face au coût du conflit au Moyen-Orient. Le Smic doit augmenter de 2,4% le 1er juin, une hausse mécanique entraînée par celle de l’inflation des prix à la consommation, mais l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements des cotisations sociales des entreprises sur les bas salaires n’augmentera pas. Elle ne baissera pas non plus.

Pesticides : un projet de compromis des Etats membres revient sur les autorisations illimitées

Dans un nouveau projet de compromis sur la proposition de simplification omnibus concernant la sécurité alimentaire, présenté le 29 mai aux Etats membres, la présidence chypriote du Conseil suggère de réserver les autorisations illimitées aux seules substances pesticides à faible risque. Elle revient donc sur l’une des principales propositions de Bruxelles (et la plus décriée), à savoir : accorder des périodes d’approbation illimitées aux pesticides à l’exception des substances actives candidates à la substitution. Le but étant de désengorger l’examen des 200 molécules toujours en attente d’une évaluation des risques complète de la part de l’Efsa (autorité européenne de sécurité des aliments). Le nouveau projet de compromis suggère toutefois de porter à 20 ans au maximum (contre 15 ans dans la législation actuelle) la période d’autorisation de mise sur le marché pour les autres pesticides. L’objectif de la présidence du Conseil est de finaliser la position des Vingt-sept sur l’ensemble de ce paquet (dont certains volets sont déjà bouclés comme celui sur l’utilisation des drones pour la pulvérisation) d’ici la fin juin. Une coalition d’ONG et d’associations de consommateurs (Birdlife, PAN Europe, EEB, BEUC…) s’inquiète, dans une lettre ouverte du 28 mai, de l’accélération des négociations qui offre peu de d’opportunité pour le contrôle démocratique limitée et une véritable participation d’experts scientifiques.

Présidentielle: Tondelier dévoile ses mesures pour la santé environnementale

La patronne des Ecologistes et candidate pour la présidentielle de 2027, Marine Tondelier a dévoilé dans un livret rendu public le 30 juin ses mesures pour la santé environnementale, donnant la part belle au secteur agricole. Elle propose ainsi de mettre en place un nouveau «pacte agricole» entre l’Etat et les agriculteurs, pour planifier «la sortie progressive des pesticides de synthèse et des engrais azotés à l’horizon 2050», et instaurer «un fonds de transition agricole» pour les accompagner vers l’agroécologie. Contre la malbouffe, elle prévoit d’interdire les aliments ultratransformés dans les cantines scolaires et la publicité à la télévision pour les produits trop sucrés et trop salés avant 21H00. Elle veut aussi interdire les perturbateurs endocriniens, les substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques et les polluants éternels (PFAS) dans les produits du quotidien (alimentation, textiles, protections hygiéniques, produits de beauté) Elle souhaite aussi instaurer une TVA verte, créer un fonds national d’indemnisation et de dépollution financé par les industries les plus polluantes, et appliquer systématiquement le principe pollueur-payeur.

Nutri-score : Lactalis conteste la nouvelle version devant Conseil d’État (presse)

Le Conseil d’État a examiné le 28 mai le recours de Lactalis contre l’arrêté du 14 mars 2025, qui modifie les règles de calcul du Nutri-Score et les dispositions spécifiques sur les boissons, a rapporté L’Informé le jour même (article payant). L’industriel avait saisi la plus haute juridiction administrative après l'échec d'un recours gracieux auprès du ministère de l'Agriculture. Devant le Conseil d’État, Lactalis s’est interrogé sur la légalité du Nutri-Score vis-à-vis des exigences européennes, et notamment du règlement dit « Inco », qui régit l'information sur les denrées alimentaires fournies aux consommateurs. Le rapporteur public a rappelé que les questions « d’interprétation des textes européens posés par le Nutri-Score, identifiées de longue date, n’avaient à ce jour reçu aucune réponse claire dans la jurisprudence européenne ». Il a invité le Conseil d’État à saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) afin de déterminer si un État membre peut recommander l’ajout sur l’emballage d’un étiquetage nutritionnel complémentaire et synthétique tel que le Nutri-Score. Déjà critique du précédent Nutri-Score, Lactalis conteste le déclassement de plusieurs de ses produits. Il déplore en outre que l’algorithme ne tienne pas compte « des portions couramment consommées », ni des « nutriments d’intérêts apportés par le lait », rapporte L’Informé. 

Lait : feu vert de l’UE à l’acquisition de DMK et DOC par Arla

La Commission européenne a donné son accord le 28 mai à l’acquisition sans conditions des coopératives allemande DMK (Deutsches Milchkontor eG) et néerlandaise DOC (Drents Overijsselse Coöperatie Kaas U.A) par le scandinave Arla Foods. « La Commission a conclu que l'opération ne poserait pas de problème de concurrence au sein l'Espace économique européen », est-il indiqué dans un communiqué. « Sur la base de son enquête de marché, la Commission a constaté que l'opération, telle qu'elle a été notifiée, ne réduirait pas de manière significative la concurrence sur ces marchés », estime la Commission. Plusieurs points ont été étudiés : le marché de l’achat du lait cru, la distribution de produits laitiers aux détaillants, la fourniture d'ingrédients à base de lactosérum et le risque d'offres liées ou groupées dans lesquelles le détaillant serait vivement encouragé à acheter des produits multiples en lot. Les trois coopératives avaient annoncé leur intention de se rapprocher en avril afin de bâtir un grand groupe laitier en Europe du Nord. Arla Foods pèse 13,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires (2024) tandis que le groupe DMK a représenté 5,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024. DMK et DOC sont très liés en possédant en commun l’entité dédiée à la transformation DMK GMBH.

Prairies : une très bonne pousse de l’herbe depuis le début de l'année (ministère)

« Au 20 mai 2026, la pousse cumulée des prairies permanentes est supérieure de 20 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018 », selon le dernier bulletin Infos rapides publié par Agreste (ministère de l’Agriculture) le 28 mai. Ce constat intervient alors que le mois d’avril a été très sec, ce qui a perturbé la pousse de l’herbe sur l’ensemble du territoire, mais que le début du mois mai a été marqué par des températures anormalement fraîches. On observe toutefois des différences d’une région à une autre. L’excédent est proche de 30% en Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Mais en Nouvelle- Aquitaine, la pousse cumulée est à peine supérieure à la normale, les très fortes pluies de l’hiver ayant retardé le début de la pousse. Sur le dernier mois, la pousse a été normale en Auvergne-Rhône-Alpes, déficitaire partout ailleurs. Le déficit sur un mois est même supérieur à 20% sur une large bande allant des côtes atlantiques au Grand-Est.

Méthanisation : France gaz et son homologue suisse romand vont partager leur expertise

Dans un communiqué du 27 mai, France gaz (syndicat de la filière gazière française) et l’Association des Gaziers romands (représentant la filière gazière de la Suisse francophone) ont annoncé « un accord de partenariat stratégique pour accélérer le développement des gaz renouvelables et bas carbone » en France et en Suisse, incluant la méthanisation d’origine agricole. Via ce partenariat, les deux entités se partageront leurs expertises et leurs réseaux. Concrètement, cela se traduira par « l’organisation de rencontres et de visites régulières entre les équipes des deux organisations, en France, en Suisse et en Europe ». Durant ces rencontres se partageront les évolutions réglementaires dans les deux pays, « l’analyse comparée des cadres réglementaires associés », « les enjeux de normalisation et de certification », ainsi que « le renforcement des liens entre les acteurs des deux filières ». Pierre-Alain Kreutschy, président de l’Association des Gaziers romands, déclare dans le communiqué que le partenariat permettra « de faire progresser la production de biométhane et des gaz renouvelables ainsi que les innovations technologiques associées ».

Myrtilles : une récolte attendue en hausse et très précoce (syndicat)

Dans un communiqué de presse le 29 mai, l’ Association des producteurs de myrtilles de France (APMF)  indique que la campagne 2026 s’annonce précoce et avec des « perspectives encourageantes ». Après un printemps globalement favorable, les températures élevées et l’absence de précipitations de ces derniers jours offrent des conditions idéales pour le début de récolte, avec un très bonne qualité attendue. La majorité des producteurs interrogés annoncent des volumes stables à en hausse, avec une bonne charge de fruits dans les vergers et un impact du gel printanier relativement limité : « Après une récolte française estimée autour de 4 000 tonnes en 2025, la filière pourrait franchir un nouveau cap en 2026 avec une production attendue en progression », indique l’APMF. Le secteur connaît aussi un contexte de marché favorable à l’approche de la campagne hexagonale, avec un consommation européenne toujours dynamique. « Dans ce contexte, la progression attendue des volumes français devrait permettre de répondre plus largement à la demande, tout en renforçant la présence de l’origine France sur le marché », conclut l’association. La récolte a d’ores et déjà débuté depuis le 26 mai dans le Sud-Ouest en plein air. Le pic de récolte est attendu mi-juin et une fin de récolte 2026 est attendue début octobre. 

Cidre : la surface éligible au plan de rénovation du verger abaissée à 5 hectares

Afin d’accompagner l’évolution variétale de la filière cidricole, mais également la professionnalisation des vergers, le plan de rénovation du verger cidricole, porté par FranceAgriMer, est reconduit pour la campagne 2026-2027, a annoncé l'Union nationale interprofessionnelle cidricole (Unicid) dans un communiqué du 28 mai. La surface maximale éligible à l’aide est notamment ramenée à 5 hectare par dossier, contre 10 hectares lors de la précédente campagne. Le critères de priorité, donnant lieu à l’attribution de points pour le classement des dossiers, ont également été revus. Les dossiers portés par un jeune agriculteur (JA), un nouvel installé (NI) ou une entreprise dans laquelle un JA ou un NI détient au moins 20 % du capital social bénéficieront désormais d’un point. Les dossiers engagés dans une démarche d’agriculture biologique ou en conversion se verront également attribuer un point. En revanche, les projets de plantation sans augmentation de la surface totale du verger ne donneront plus lieu à l’attribution d’un point de priorité. Une densité minimale de 80 arbres par hectare est par ailleurs introduite. Le montant de l’aide reste fixé à 1 514 euros par hectare. En cas de dépassement de l'enveloppe disponible, les dossiers seront départagés selon des critères de priorité, puis, à note égale, selon le taux de plantation par rapport à l'existant. 

Boissons : les fabricants de canettes revendiquent une consigne pour recyclage

La Boite Boisson, qui représente les fabricants français de canettes, a diffusé le 26 mai un communiqué pour faire connaître leur souhait d’être associés à la concertation lancée par le gouvernement sur l’éventuelle mise en place d’une consigne pour recyclage des emballages de boissons. « En Europe, la consigne est déjà mise en place dans la quasi-totalité des pays, avec des taux de collecte de 90%. Très prochainement, l’Espagne et le Royaume-Uni vont également déployer ce dispositif », annonce le syndicat. Les fabricants français font un parallèle avec le taux de recyclage européen, 76,3 % selon la dernière étude Metal Packaging Europe et European Aluminium, contre à peine 50% en France. Ils estiment aussi que la consigne permettrait un recyclage en boucle. En effet, si 26% des canettes sont captées via le bac jaune, est-il expliqué, le reste est principalement récupéré via l’incinération des ordures. « Ce flux, pollué par la carbonisation de matières organiques et plastiques, empêche l’utilisation de cet aluminium recyclé à revenir directement dans de nouvelles canettes », regrette La Boîte Boisson.

Emballages :Mathieu Lefèvre réunira à la mi-juin les parties prenantes Plan plastique

Dans un communiqué du 28 mai, le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre annonce qu’il réunira à la mi-juin les parties prenantes du Plan plastique visant à atteindre l’objectif européen de recyclage en 2030 : acteurs de la filière, collectivités territoriales, parlementaires, associations et experts. Ce plan s’appuie sur trois piliers présentés au Conseil de la planification écologique du 19 mai : la sobriété, le réemploi et le recyclage. Le ministre présente ces trois piliers comme « complémentaires ». Il souligne aussi que la consigne des bouteilles en plastique fait partie des pistes pour améliorer le recyclage. Cette perspective fait craindre aux collectivités une perte de revenu. De leur côté les recycleurs protestent contre l’importation des résines recyclées de Chine. Parce que la France ne recycle que 26% de ses emballages en plastique, l’Etat verse 1,5 milliard d’euros par an à l’Union européenne, une contribution qu’il s’agit de réduire, rappelle Mathieu Lefèvre. Deux autres enjeux sont mis en avant dans le communiqué : diminuer la dépendance nationale aux matières premières vierges importées et réindustrialiser les territoires en « créant des emplois non délocalisables et en sécurisant nos approvisionnements ».

Restauration : le marché traverse une «année de bascule», malgré sa croissance (étude)

Malgré une croissance de 4,3% de son chiffre d’affaires, à 128 milliards d’euros en 2025, le marché de la restauration connaît sa plus faible hausse de fréquentation depuis la période post-Covid et a traversé une «année de bascule», selon une étude du cabinet Gira conseil publiée le 26 mai. Le cabinet, spécialisé dans la restauration, note que le marché de la restauration est «toujours plus compétitif» avec une croissance de 2,1% des points de vente, à plus de 415.500 en 2025 mais «la fréquentation stagne, à +1% seulement, soit la plus petite hausse depuis la période post-Covid». Dans ce marché polarisé, 60% des acteurs surperforment avec une augmentation de la fréquentation entre 8 et 15% et 40% vacillent (de -30 à -10%). «Il y a 100 restaurants qui ferment par an et il y en a 130 qui ouvrent», ajoute M. Boutboul. «On est aujourd’hui sur un marché saturé, qui n’est pas saturé par le restaurant tel qu’on le connaît traditionnellement avec les services à table, parce que c’est pas vraiment eux qui se développent : c’est plutôt la restauration rapide et les commerces alimentaires alternatifs», décrypte-t-il, soulignant l’importance du contexte inflationniste.

Presse agricole : Brice Guyau nommé président du groupe Réussir-Agra

Brice Guyau, secrétaire général adjoint de la FNSEA, a été élu, le 28 mai, président du conseil d’administration de Réussir Participations, la société actionnaire majoritaire de Réussir SA. Il succède à Henri-Biès Péré qui présidait le groupe d’information agricole Réussir depuis 2015 et a fait valoir ses droits à la retraite. A 51 ans, Brice Guyau est à la tête d’une exploitation agricole bio à Thorigny en Vendée (maraîchage, cultures de pommes de terre et élevage bovin viande). Fils de Luc Guyau, qui a présidé la FNSEA de 1992 à 2001 et la FAO de 2011 à 2013, Brice Guyau préside la FDSEA de Vendée et occupe le poste de vice-président de la Chambre d’agriculture de Vendée.

Elysée: l'actuel DDT du Gers nommé conseiller agricole d'Emmanuel Macron

Dans un arrêté paru au Journal officiel le 30 mai, le président de la République a nommé un nouveau conseiller agricole à son cabinet, en la personne de Xavier Vant, actuel directeur de la DDT du Gers (prefecture). Il remplace Mathias Ginet, parti pour le privé, et aura pour principale mission la négociation de la prochaine Pac. Pour ce faire, il dispose d'une expérience de trois ans à la Commission européenne, à Bruxelles sur le dossier pêche, et en Pologne comme Chargé de mission agriculture et développement régional. Il dispose par ailleurs d'une bonne connaissance de l'Outre-mer, comme Daaf de Guyane et conseiller technique au ministère de l'Outre-Mer. Il a par ailleurs plusieurs expériences en administration déconcentrée.