Agrafil du 27 avril 2025

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Budget : un tiers des agences de l'État fusionnés ou supprimés d'ici la fin de l'année

La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a annoncé le 27 avril que « d'ici la fin de l'année », « un tiers des agences et des opérateurs » de l'État « qui ne sont pas des universités » allaient être « fusionnés ou supprimés ». « C'est 2 à 3 milliards d'économies à la clé », a-t-elle indiqué sur CNews/Europe 1, avec notamment « moins d'emplois publics à la clé ». « Aujourd'hui, on a 180 000 personnes qui travaillent dans les agences et les opérateurs, plus que de gendarmes dans le pays », a-t-elle rappelé. La ministre des Comptes publics n'a pas spécifié quels agences et opérateurs allaient être fusionnés ou supprimés. Plusieurs agences étaient dans le collimateur du gouvernement et de la droite en début d'année, notamment l'Agence bio, menacée un temps de disparition après le vote mi-janvier au Sénat d'un amendement auquel la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, ne s'était pas opposée. Interrogée sur la façon dont les suppressions « d'emplois publics » pourraient se faire, Amélie de Montchalin a répondu : « Vous avez des gens qui partent à la retraite, vous avez des gens que vous pouvez mettre ensemble, on a plein de moyens sans faire dans la casse sociale. » « Je serai auditionnée » par une commission du Sénat « mi-mai, je ferai des annonces à ce moment-là », a ajouté Amélie de Montchalin.

Pollution de l’air : l’État échappe à une nouvelle condamnation, réunion le 12 mai

L'État, condamné à plusieurs reprises depuis 2017 pour ses manquements sur la pollution de l'air, a vu ses efforts récompensés le 25 avril par le Conseil d'État qui a refusé de lui imposer une nouvelle astreinte financière réclamée par des ONG environnementales. Entre le déclin du diesel, la création des Zones à faibles émissions (ZFE) et les incitations au chauffage moins polluant, les émissions nationales d'oxydes d'azote (NOx) n'ont cessé de décliner, atteignant en 2024 un minima depuis au moins 1990. Résultat : « plus aucune zone » en métropole « ne dépasse les seuils de pollution aux particules fines (PM10) et le seuil de pollution au dioxyde d'azote (NO2) est quasiment respecté à Lyon et proche de l'être à Paris », écrit le Conseil d'État. La plus haute juridiction administrative conclut que « les mesures prises pour respecter les seuils de pollution ont porté leurs fruits » et que l'État a bien « exécuté (...) dans sa totalité » les obligations contenues dans sa première condamnation de 2017. Saluant une décision qui « conforte » l’action du gouvernement, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher réunira le 12 mai ses homologues de l'Aménagement du territoire et de la Santé avec des élus d'agglomérations encore trop polluées. Ce « Roquelaure de la qualité de l'air » se veut une réponse aux menaces contre les ZFE, dont les députés ont récemment voté, en commission, la suppression.

Glyphosate : Bayer doute de l'avenir de son herbicide face aux poursuites judiciaires

Le groupe de pharmacie et d'agrochimie allemand Bayer a assuré le 26 avril qu'il devient « impossible de continuer » à vendre de manière rentable son herbicide au glyphosate comme auparavant, en raison des « poursuites judiciaires » en cours, rapporte l’AFP. Concernant les ventes de glyphosate aux États-Unis, il n'y a « pas de plans spécifiques pour abandonner cette activité », a assuré Bill Anderson, président du directoire de Bayer, lors de l'assemblée générale des actionnaires. Mais il s'avère « impossible de continuer à commercialiser le produit de la manière dont nous l'avons fait par le passé, en termes de viabilité financière, en raison des poursuites judiciaires », a-t-il prévenu, interrogé sur ce point par des actionnaires fort critiques. Depuis le rachat de Monsanto en 2018, le groupe de Leverkusen croule sous le poids de procès aux États-Unis liés au Roundup, célèbre herbicide à base de glyphosate produit par sa filiale et accusé d'être cancérigène. Bayer, qui promet depuis plusieurs mois de réduire « significativement » les litiges liés au glyphosate d'ici la fin 2026, a réitéré cette promesse. Le groupe a déjà dû s'acquitter de 11 Md$ pour régler à l'amiable plus de 100 000 procès aux États-Unis, tandis que 67 000 sont toujours pendants devant la justice.  Pour en sortir, le groupe mise sur une décision de la Cour suprême américaine, saisie début avril d'un recours lié au glyphosate.

Pesticides : lancement d’un appel à projets pour « massifier » les réductions

Dans le cadre du plan Ecophyto 2030 – et dans le prolongement d’un précédent appel à manifestation d’intérêt –, BPI France a lancé le 24 avril l’appel à projets PRAAM* afin « accélérer la massification de pratiques » de réduction des phytos « à l’échelle d’un territoire ». Le principe est d’« accompagner à titre expérimental le passage entre le stade de la recherche appliquée et la généralisation de méthodes éprouvées ». Pour cela, la démarche soutiendra les « projets portés par des acteurs économiques impliqués dans la valorisation des produits agricoles et en lien direct avec l’amont agricole ». Il s’agit de projets d’envergure, avec un budget minimal de 2 M€ (500 000 € en outre-mer) et une « durée indicative de 60 mois ». Pour émarger, les porteurs de projet doivent respecter les neuf points du cahier des charges : projet collaboratif, « déploiement massif » d’une ou plusieurs combinaisons de leviers, « accompagnement de la prise de risque », etc. L’AAP est ouvert jusqu’au 14 avril 2026, avec trois dates de relève intermédiaires. Doté d’une enveloppe de 90 M€, il pourrait être victime de coupes budgétaires, avance le média Contexte. « Ce n’est pas acté et nous défendons le dispositif », a répondu Matignon au média.
* Prise de risque amont et aval et massification de pratiques de réduction des phytos

Fruits et légumes/fleurs : Unilet lance un programme collectif contre les lépidoptères

Afin de trouver de nouvelles solutions de protection des cultures contre les lépidoptères, Unilet (interprofession des légumes transformés) a annoncé le 24 avril le lancement du programme collectif Acompli*, réunissant 19 partenaires dont l'Inrae, des instituts techniques, start-up et experts. Ces insectes ravageurs menacent « la pérennité des productions françaises de haricots, choux, carottes, cultures florales, lavande, lavandin, maïs doux, pois chiche, pruneau, salade et tomate », liste un communiqué. En effet, « les deux tiers des substances actives » actuellement employées contre les lépidoptères « risquent d’être interdites d’ici 2027, alors même que ces solutions sont déjà insuffisantes en cas de fortes infestations ». Ce programme mettra l’accent sur « la prophylaxie », « la prévention », « une approche territoriale et surtout inter-filières inédite ». Les stratégies viseront « l’intégralité du cycle du ravageur et non plus seulement le stade chenille phytophage », en s’appuyant sur les recherches « les plus avancées » (surveillance connectée, biocontrôle, auxiliaires, parasitoïdes, substances naturelles,etc.). Acompli s’inscrit dans le cadre du Parsada.
* Acquisition d’outils et de méthodes de protection contre les lépidoptères en inter-filières

Phytos/vin : des riverains prêts à mettre 11 €/an dans un fonds pour la réduction (étude)

Quel est le consentement à payer (CAP) des riverains vis-à-vis des pesticides ? Une étude, publiée en février dans la Revue française d’économie, chiffre combien les habitants des vignobles bordelais et charentais sont prêts à mettre dans un fonds pour la réduction des usages. L’équipe de chercheurs AgroSup Dijon, Inrae, CNRS s’est appuyée sur un échantillon de 508 personnes, rapporte le 24 avril le Centre d’études et de prospective (CEP) du ministère de l’Agriculture. L’objet du questionnaire était de savoir s’ils sont « prêts à financer un fonds destiné à compenser les surcoûts supportés par les viticulteurs arrêtant d’utiliser des pesticides, à développer la recherche d’alternatives ou à mettre en place des infrastructures naturelles de lutte biologique ». Résultat : le CAP moyen est de 11 € annuels par ménage, représentant 62 M€ sur la zone étudiée. Les plus enclins à payer ont moins de 45 ans, résident à moins de 500 m des vignes, et y pratiquent sports et loisirs. À l’opposé, les consommateurs de vins bio ont un faible CAP, « leur engagement en tant que consommateur prenant le pas sur celui de résident », indique le CEP. L’idée de fonds régional est rejetée par environ un tiers des sondés, « notamment des plus concernés par les effets des pesticides sur la santé. Leur refus est motivé par une réaffirmation du principe « pollueur-payeur » et par une exigence de santé publique. »

Pyréthrinoïdes/santé : Phyteis pointe « la robustesse du cadre réglementaire »

Alors que l’Anses a alerté notamment sur les dangers des pyréthrinoïdes chez les enfants exposés in utero, le 24 avril dans son analyse de l’expertise de l’Inserm sur les liens entre pesticides et santé humaine, les réactions divergent. Dans un communiqué, l'association Générations futures pointe des « conclusions inquiétantes », tout en regrettant que les recommandations de l’agence qui en découlent soient « souvent floues », avec un « impact concret très incertain ». À l’inverse, pour Phyteis (fabricants de pesticides, ex-UIPP), cette analyse « confirme la robustesse du cadre réglementaire en vigueur pour les produits phytopharmaceutiques (PPP) en France ». « Parmi les 54 substances actives citées par l’Inserm », « 45 ne sont plus sur le marché des PPP en Europe » précise Phyteis ; « sur les neuf encore autorisées en Europe, l’une, le malathion, mis en avant par l’Anses, ne dispose d’aucune autorisation de mise sur le marché dans le domaine agricole en France ». De plus, « sur la totalité des substances actives de la famille des pyréthrinoïdes inventoriées par l’expertise de l’Inserm, 17 n’ont plus d’usage phytopharmaceutique ». Il faudrait, selon Phyteis et comme le recommande l’Anses, déterminer les contributions respectives des usages agricoles et biocides pour mettre en place des mesures de prévention.

Grandes cultures : le Centre commun de recherche de l’UE reste prudent sur les rendements

Les auteurs du bulletin Mars du Centre commun de recherche de l’UE (JRC, Commission européenne) sur la surveillance des cultures en Europe mettent en avant deux situations totalement opposées entre le nord et le sud dans leur publication du 22 avril. Ainsi, une sécheresse prédominante est observée en Europe centrale et septentrionale, notamment dans le nord-est de la France, dans les pays du Benelux, en Allemagne et en Pologne. « Ces régions connaissent un déficit pluviométrique d'au moins 50 % par rapport à la moyenne et, pour la plupart d'entre elles, la période analysée figure parmi les plus sèches depuis 1991 », indique le rapport. Cette situation entraine des déficits hydriques dans les sols qui sont susceptibles de nuire au développement des cultures d'hiver et suscitent des inquiétudes. Dans le même temps, des précipitations abondantes en Europe du sud ont permis d’améliorer l'humidité des sols, mais également les perspectives de rendement des cultures. Toutefois, le rapport précise que les perspectives de rendement restent favorables en Europe, l'Espagne et la Roumanie anticipant des rendements supérieurs à la moyenne.

Viande/restauration : Compass et Terrena contractualisent 1 500 bovins par an

D'après un communiqué du 22 avril, Compass Group France commence à remplir son objectif à un an de servir dans un millier de restaurants d’entreprise du bœuf français de race à viande sous certification environnementale de niveau 2 grâce à la contractualisation de 1 500 carcasses entières avec Terrena. La société de restauration (3 000 établissements, un million de repas par jour) a conclu un « partenariat stratégique » avec la coopérative en mai 2024 pour développer une filière dite « bœuf à l'équilibre ». Les pièces de bœuf issues de cette chaîne d’approvisionnement sont livrées depuis le 1er avril 2025 à plus de 500 restaurants Eurest ou Exalt. Pièces à griller (maturées 14 jours), à mijoter, émincés et steaks sont cuisinées par des équipes formées spécifiquement, informe Compass. Cité dans le communiqué, Emmanuel Bernard, président de la section bovine d’Interbev (interprofession), salue une démarche qui « permet une utilisation optimale des ressources disponibles, la possibilité d’affirmer des choix de qualité et d’origine de la viande tout en s’investissant à développer la juste rémunération de l’ensemble des acteurs de la filière ».

Abattoir de Charlieu : la préfecture refuse de fermer l’outil, L214 porte plainte

Dans un communiqué du 25 avril, L214 indique que « la préfecture de la Loire a annoncé ne pas fermer l’abattoir » de Charlieu, où l’association avait révélé des maltraitances animales la veille. L’ONG appelle à « un rassemblement le 30 avril » à Saint-Étienne, et annonce qu’elle « entame un recours en responsabilité contre l’État pour manquements à sa mission de contrôle vétérinaire à l’abattoir de Charlieu, auprès du tribunal administratif de Lyon ». « Les services vétérinaires de la préfecture sont les premiers responsables des dysfonctionnements de cet abattoir », estime L1214. Par ailleurs, les autorités ont suspendu un salarié de l’abattoir, affirme encore l’association abolitionniste, qui dénonce une décision « irresponsable et injuste ». De leur côté, six ONG de protection animale réformistes*, membres du Comité national d’éthique des abattoirs, appellent la ministre de l’Agriculture à « renouveler une inspection généralisée » sur le respect de la protection animale dans les abattoirs, comme l’avait ordonné Stéphane Le Foll en 2016. « Ce scénario se répète invariablement depuis plusieurs années et les animaux subissent d’insupportables souffrances en raison de mauvaises pratiques qui perdurent », pointent les associations dans une lettre ouverte.
* OABA, CIWF France, FBB 30 millions d’amis, Welfarm, LFDA

Influenza/lait : aux USA, les analyses ne sont plus coordonnées en raison des coupes budgétaires

La vigilance de l’administration américaine à l’endroit du virus de l’influenza aviaire dans la production laitière est affaiblie, constate Reuters dans une dépêche le 22 avril, qui fait le lien avec les licenciements massifs décidés par le gouvernement Trump dans l’administration de la Santé (HHS), dont dépend la FDA (agence sanitaire de l'alimentation). Reuters a pu lire un e-mail interne dans lequel la division de la sûreté du lait du laboratoire américain du Centre Moffett (FDA), en charge du contrôle des performances des laboratoires, signale au réseau d’États et fédéral qu’elle n’est plus en mesure d’apporter son soutien pour les essais et l’analyse des données. Pour autant, les laboratoires continuent à tester le lait, assure un porte-parole de la HHS interrogé par Reuters. Ce dernier rappelle que le laboratoire de contrôle des performances devait être démantelé avant les licenciements. En effet, d’après une dépêche AFP, ce laboratoire central doit être remplacé, mais l’installation du nouveau est retardé. Cette vacance fait craindre un déficit de sécurité du lait cru et des fromages au lait cru américains. Si la santé publique américaine est assurée par un large usage de la pasteurisation, la traque du virus dans les fermes et laiteries peut en pâtir.

Formation : deux nouveaux lauréats financés à 9 M€ par France 2030

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 24 avril deux nouveaux lauréats financés à hauteur de 9 M€ dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir », un dispositif France 2030 visant à répondre aux besoins de formation des « secteurs stratégiques de demain ». L’un, porté par Terres Inovia, est « Formidable protéine 2 », qui se voit accorder 3 M€. Il s’agit de « développer les compétences nécessaires à la production des protéines végétales, notamment via l'augmentation des légumineuses, avec pour objectif d’atteindre une souveraineté protéique en France », selon le communiqué. L’autre s’intitule « Souveraineté alimentaire et élevage de demain », et se voit attribuer 6 M€. Ce projet est issu du Campus des métiers et des qualifications « Excellence filière alimentaire de demain », porté par le rectorat de Nantes, la région Pays de la Loire et la Draaf. Il entend « maintenir et professionnaliser des systèmes d’élevage et de polyculture-élevage résilients et durables dans la région Pays de la Loire ». Pour Annie Genevard, « ces nouveaux projets illustrent l’engagement exemplaire des acteurs de l’enseignement et de la recherche agricoles en faveur de l’innovation, des transitions et de l’attractivité des métiers du vivant ».

Aquaponie/légumes : près de Pau, les travaux de la ferme d’Eauzons ! ont démarré

Le 25 avril, la société Eauzons ! annonce que les travaux de sa ferme de production en aquaponie ont débuté. Ce site, implanté à Lescar, en périphérie de Pau (Pyrénées-Atlantiques), comprend une surface couverte de 8 000 m2 dédiée à la fois à l’élevage de truites et à la culture de plantes maraîchères : salades, plantes à fruits, aromates et fleurs. Le tout, dans un système agroécologique en circuit fermé, principe de base de l’aquaponie. Les eaux de sortie des bassins d’élevage de poissons sont phytoépurées par des plantes maraîchères qui utilisent les nutriments dissouts comme engrais naturel : ces eaux sont ensuite réinjectées dans les bassins. Le lancement de ce chantier concrétise trois années de recherche, de conception et de rencontres : une ferme pilote avait été mise en place dans le Gers. Ce projet, alliant culture de produits de haute qualité et respect de l’environnement, a convaincu différents partenaires dont le Blue Forward Fund, géré par Seventure Partners, un fonds à impact spécialisé dans l’économie bleue. Un soutien qui devrait permettre d’accélérer la phase commerciale des produits de la ferme et le déploiement d’autres structures, autour notamment du saumon et de productions végétales tropicales. (Anne Gilet)

Pesticides : le directeur exécutif de PAN Europe au conseil d’administration de l’Efsa

Par une décision du Conseil de l’UE publiée au Journal officiel de l'UE le 24 avril, le directeur exécutif de l’ONG Pesticide Action Network Europe (PAN Europe), le docteur Martin Dermine est nommé au sein du conseil d'administration de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Il sera donc membre titulaire représentant les organisations non gouvernementales de défense de l'environnement pour la durée restante du mandat, à savoir jusqu’au 30 juin 2026. Martin Dermine remplace à ce poste Xavier Gabarrell Durany qui avait informé l’Autorité de sa démission le 12 juillet 2023. Le conseil d'administration de l'Efsa comprend quatre titulaires et quatre suppléants qui disposent du droit de vote et représentent respectivement les intérêts des organisations de consommateurs, des ONG environnementales, des organisations d'agriculteurs et de l'industrie. Leur mandat est de quatre ans et ne peut être renouvelé qu'une seule fois.

Vin : Jean-Marie Fabre réélu président des Vignerons indépendants

Le syndicat des Vignerons indépendants de France a annoncé le 24 avril la réélection « à l’unanimité » de Jean-Marie Fabre comme président. En poste depuis 2018, le producteur à Fitou (Aude) entame ainsi un septième mandat. M. Fabre entend poursuivre son action autour de trois axes : « permettre la conquête de parts de marché à l’export, accompagner la résilience des entreprises viticoles et mettre en place un plan global de prévention climatique », selon un communiqué. Représentant 58 % de la production viticole en France, le syndicat revendique plus de 7 000 adhérents.

Cabinet d’Annie Genevard : départ de Tom Michon, conseiller en charge de la souveraineté

Un arrêté paru au Journal officiel le 25 avril met fin, le 30 avril, aux fonctions de Tom Michon, conseiller en charge de la souveraineté alimentaire et du suivi de la LOA au cabinet de la ministre de l’Agriculture, sans préciser le nom de son successeur. Après quatre ans au ministère de l’Économie, M. Michon était devenu en 2022 conseiller en charge du budget dans le cabinet de Marc Fesneau. Par ailleurs, le même texte officialise le départ du directeur de cabinet Philippe Gustin, nommé à la Cour des comptes. Comme pressenti, il est remplacé par Grégoire Halliez, jusque-là directeur adjoint. Lui-même cède sa place à Ludovic Pacaud, en provenance du ministère de l’Intérieur.

FNCuma : Pierre Supervielle élu président par intérim, jusqu’au congrès de juin

Le conseil d’administration de la FNCuma (coopératives d’utilisation du matériel agricole) a élu, le 23 avril, Pierre Supervielle à la présidence de la fédération, à la suite du départ de Matthieu Goehry pour « raisons personnelles », selon un communiqué. Un « mandat intérimaire », selon M. Supervielle, qui occupera ce poste jusqu’au congrès de la FNCuma, du 3 au 5 juin à Beaune. Âgé de 60 ans, cet agriculteur installé à Verdets (Pyrénées-Atlantiques) « est engagé dans le réseau fédératif Cuma depuis 2000 » ; au niveau national, il était secrétaire général adjoint depuis 2022. « Durant le cours laps de temps qui sera le mien, j’aurai à cœur de préserver la dynamique collective qui fait la force de notre réseau, d’assurer la continuité des projets en cours, notamment avec les différents ministères, et de préparer la suite », a-t-il déclaré.

Fruits et légumes : Alexandra Farnos prend la direction de Solebio

Dans un contexte d’activité en progression et de besoin de structuration, Alexandra Farnos prend la direction de Solebio, un groupement de 70 producteurs de fruits et légumes bio au cœur de la Provence, pour plus de 8 000 t commercialisées. Alexandra Farnos est une experte reconnue dans de la filière des fruits et légumes bio. Elle dirige par ailleurs depuis plus de vingt ans sa propre entreprise qui vise à structurer, fédérer et connecter producteurs, distributeurs et consommateurs en Europe. Elle porte l’ambition de « structurer des filières d’approvisionnement bio de qualité », ce qu’elle mettra en œuvre chez Solebio. Elle est par ailleurs engagée dans l’entrepreneuriat féminin dans le Vaucluse. (Florence Rabut)