La commission spéciale chargée d'étudier le projet de loi de «simplification» a voté le 26 mars la suppression des «Zones à faibles émissions» (ZFE), censées pousser les automobilistes à acheter des véhicules moins polluants, mais qui pénaliseraient les ménages modestes selon certains politiques. Leur développement profite aux véhicules électriques, mais également aux camions roulant au bioGNV et au B100 (biocarburant à 100 %). Mise en difficulté par la flambée des prix du gaz en lien lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, la filière GNV avait d’ailleurs contesté l’obtention de la vignette Crit’Air 1 par le B100. Ce 26 mars, les députés ont adopté, contre l'avis du gouvernement, des amendements identiques de LR et du Rassemblement national, avec certaines voix des groupes macronistes, Horizons et des indépendants de Liot, et l'abstention de plusieurs députés de gauche. Initiées en 2019 et étendues en 2021, ces ZFE affichent l'objectif d'améliorer la qualité de l'air et de limiter les émissions de particules fines, responsables de maladies respiratoires et de 40.000 décès par an selon Santé Publique France. Le ministre de l'Industrie et de l'Énergie Marc Ferracci a appelé à «se doter d'évaluations» avant de légiférer.
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