Agrafil du 27 janvier 2025

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UE/Mexique : des contingents tarifaires pour le Mexique revus à la baisse

Une semaine après l’annonce de la finalisation des discussions pour la modernisation de l’accord commercial entre l’UE et le Mexique, la Commission européenne a fourni, le 24 janvier, des éléments complémentaires quant à l’accès au marché de l’UE pour les produits agricoles mexicains. Ainsi, après avoir vanté les opportunités offertes pour les exportations de produits agroalimentaires européens, Bruxelles indique également que les dernières discussions ont permis de réduire les volumes pour certains contingents tarifaires agricoles du Mexique vers l’UE. Ainsi, les contingents 10 000 tonnes (t) de viande bovine et 10 000 t d’abats de bœuf initialement prévus dans l’accord de 2020 passent à 5 000 t chacun dans celui de 2025. De son côté, le quota de 10 000 t fixé pour les importations de filets de poulet est ramené à 6 667 t tandis que celui pour l’éthanol est dorénavant établi à 12 500 t contre 25 000 t en 2020. Le nouveau commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, viendra présenter aux eurodéputés le résultat de ces négociations lors de la réunion de la commission du Commerce international du Parlement européen prévue le 29 janvier.

OFB: Matignon exprime sa «confiance» dans les agents, sans vraiment les convaincre

Matignon a exprimé le 24 janvier la «confiance» du gouvernement dans les agents de l'Office français de la biodiversité (OFB),  critiqué par François Bayrou et dont les locaux sont la cible de syndicats agricoles depuis plusieurs semaines, mais sans convaincre ces derniers qui estiment ne «pas avoir été entendus» ni soutenus. Le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre Louis Margueritte, qui a reçu les syndicats de l'OFB dans l'après-midi, explique avoir voulu «les écouter et rappeler la confiance du gouvernement aux agents» de cet établissement public, a écrit Matignon dans un communiqué. «On a été écoutés, mais pas entendus» a réagi auprès de l'AFP Éric Gourdin, de l'UNSA-Ecologie. «Concrètement il n'y a rien du tout, aucune réponse à nos revendications», a-t-il déploré. «Les agents sur le terrain sont très remontés et avec la réponse de cette réunion ça va être encore pire, je crains que ça finisse mal" a averti M. Gourdin. Depuis plusieurs jours, les syndicats de l'organisme public ont appelé à cesser les contrôles sur le terrain. «Ce mouvement, aujourd'hui, il est objectivement très suivi» et «ça montre que le malaise est profond», a indiqué une source administrative. «Une réunion est prévue lundi (pour décider de la suite du mouvement, ndlr) mais a priori, on va continuer», a indiqué M. Toucry. Une grève est déjà prévue pour le 31 janvier.

Machinisme: le concessionnaire automobile BPM s'agrandit encore dans l'agriculture

Historiquement concessionnaire automobile dans l'ouest de la France, le groupe BPM vient d'annoncer, sur le réseau social Linkedin le 23 janvier, une nouvelle acquisition dans le secteur agricole, avec la reprise des établissements Chesneau. Distributeur du tractoriste John Deere, la filiale agricole de BPM compte désormais 35 établissements dans l'Ouest et le Centre de la France. BPM avait fait l'acquisition de deux concessionnaires de machines agricoles en 2022, Agreom et Ouest agri, qui avaient fusionné pour devenir BPM agri. Cette opération confirme l'attrait du marché des machines agricoles comme voie de diversification pour les concessionnaires automobiles. En 2024, le spécialiste de l’automobile Emil Frey avait racheté en quelques mois les concessionnaires Bretagri, (chiffre d’affaires de 30 M€ en 2023), puis Gabagri (chiffre d’affaires de 75 M€ en 2023). Nos confrères de La France agricole signalent également qu'en octobre, dans le nord-est de la France, le concessionnaire automobile Gueudet a repris les établissements Primault.

Élections chambres: le Modef demande un report pour «régulariser les dysfonctionnements»

Dans une lettre ouverte à la ministre de l’Agriculture diffusée le 24 janvier, le Modef demande «le prolongement d’une semaine», jusqu’au 7 février, de la clôture des élections des chambres d’agriculture, afin de «régulariser les dysfonctionnements» dans l’envoi du matériel de vote. Le mouvement de défense des exploitants familiaux confirme les «anomalies» dénoncées la veille par la Confédération paysanne: «Plusieurs paysans et paysannes n’ont pas reçu le matériel de vote au 24 janvier dans plusieurs départements (Charente, Corrèze, Puy-de-Dôme, Hérault, Gard, Lot-et-Garonne…) à cause du nouvel adressage». «Cette élection est anti-démocratique et va favoriser une nouvelle fois le syndicat majoritaire», martèle le Modef. Le syndicat minoritaire s’inquiète en particulier, comme la Conf’, que les retours de courrier parviennent aux chambres – et non aux préfectures –, craignant des «votes frauduleux». Selon l’AFP, les autres syndicats confirment aussi la situation: la Coordination rurale affirme que des «centaines d'électeurs» n'ont pas reçu leur matériel électoral, tandis que la FNSEA fait état de «problèmes logistiques» et de «dysfonctionnements», avec des kits électoraux incomplets.

Betteraves/néonicotinoïdes : outre-Manche, le gouvernement travailliste refuse les dérogations

C'était une promesse de campagne ; au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement travailliste, en poste depuis cet été, ne souhaite plus accorder de dérogations à l'interdiction de l'usage des néonicotinoïdes, comme le faisait le gouvernement conservateur depuis quatre ans. Les Travaillistes semblent tenir leurs promesse : selon un article du média agricole britannique FarmingUK, paru le 24 janvier, les producteurs britanniques de betterave sucrière (NFU Sugar) et les industriels du sucre (British Sugar), et l’institut de recherche de la filière (British Beet Research Organisation), réclament une réunion d’urgence avec le ministère de l’environnement (Defra), suite au rejet de leur demande d’autorisation d’utiliser un néonicotinoïde en 2025, en cas de risques significatifs d’apparition de la jaunisse virale. La filière britannique réclamait l’autorisation de recourir au Cruiser SB dans le cas où «une prévision scientifique indépendante de la pression des ravageurs dépasse un seuil de gravité», a déclaré au média le dirigeant de la NFU Sugar Michael Sly. Mais le ministère a rétorqué qu’il était «clair» que le néonicotinoïde était «extrêmement toxique» pour les pollinisateurs. Sans solution de court terme en cas de problème, la filière demande le soutien des autorités. Fin décembre, le gouvernement avait indiqué qu'il recherchait des voix législatives pour se prémunir de toute dérogation à l'avenir.

Alternatives aux insecticides: du liquide séminal d'insecte rendu toxique (étude)

Pratiquant des expériences sur l’espèce modèle Drosophila melanogaster (mouche du vinaigre), des chercheurs sont parvenus à créer des individus mâles génétiquement modifiés produisant du liquide séminal toxique pour les femelles. Ces dernières sont généralement les plus nuisibles pour la santé végétale ou humaine. D'après une étude parue dans la revue scientifique Nature Communications du 7 janvier, la longévité des dites femelles est drastiquement réduite suite à l'accouplement avec les mâles "toxiques". En tuant directement les femelles accouplées, l'intérêt de cette nouvelle technique est de les empêcher de s'attaquer aux cultures (ou aux humains) immédiatement. Il s'agit du principal avantage par rapport à la stratégie de lutte biologique via le lâchage d’insectes stériles ; avec cette technique, testée en culture de cerise contre la drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii), les œufs résultant des croisements entre mâles stérilisés et femelles sauvages ne se développent pas, mais ces femelles peuvent tout de même engendrer des dégâts. Cette découverte pourrait potentiellement s’appliquer pour lutter contre «la légionnaire d’automne (Spodoptera frugiperda)», un ravageur majeur du maïs, du sorgho, du coton etc., ou justement «contre Drosophila suzukii, qui s’attaque aux petits fruits (cerise, framboise, fraise, myrtille…)», complète Nicolas Rode, chercheur à Inrae.

Blé: première inscription de variété hybride pour Syngenta, lancement commercial aux semis 2026

Avec plusieurs années de retard sur ses annonces, le semencier Syngenta indique dans un communiqué paru le 24 janvier avoir réussi à obtenir l'inscription en France de ses premières variétés de blé hybride au catalogue officiel. Au total, onze variétés sont en cours d'évaluation en vue d'une première commercialisation pour les semis 2026, dans l'ensemble des régions françaises. Par rapport aux lignées dont il est issu par croisement, l’hybride montre généralement de meilleures performances: c’est l’effet d’«hétérosis» – mais son coût est plus élevé. Le différentiel est d’environ 100 €/ha par rapport aux semences certifiées de lignées, selon nos collègues de Réussir Grandes cultures. Le semencier Saaten-Union est le premier à avoir lancé des variétés de blé hybride en France, et prévoyait d'atteindre 100 000 hectares en 2025. Syngenta n'est pas seul dans la course. BASF, Bayer et RAGT Semences ont également annoncé des variétés hybrides de nouvelle génération, obtenues par d'autres voies de sélection qui promettent une baisse des prix, rapporte Réussir Grandes cultures.

Céréales : la meunerie française partie pour retrouver des volumes d'avant Covid

Contactée par Agra Presse, l’association nationale de la meunerie française (ANMF) estime que la quantité de blé tendre hexagonal écrasée par l’industrie a augmenté de 6% sur les 11 premiers mois de 2024 (par rapport à la même période de 2023), avec 4,8 Mt. S’il manque encore les chiffres de décembre 2024, «la période des fêtes étant habituellement propice à la consommation de farine, les livraisons déjà réalisées en décembre pourraient permettre à la meunerie de renouer avec ses volumes d’avant la crise du Covid», se réjouit Jean-Jérôme Javeleaud, administrateur de l’ANMF. Plusieurs raisons sont avancées pour justifier ce constat. Une note du syndicat de décembre 2024 fait état d’un bon dynamisme du marché de la farine, que ce soit au niveau intérieur ou à l’export. Concernant ce dernier, la meunerie relève la hausse annuelle des exportations nationales de farines, qu’elles soient brutes ou travaillées (transformées en pains, en viennoiseries, etc.). Selon les statistique douanières, 197 900 t de farine brute ont été expédiées entre janvier et novembre 2024, contre 194 300 t sur l’ensemble de 2023. Et, selon FranceAgriMer, 137 000 t de farines transformées ont été expédiées en 2024, contre 127 000 t en 2023. Autre explication invoquée justifiant l’accroissement de la demande de blé par les meuniers: «Il faut plus de grain pour produire la même quantité de farine, en raison des faibles poids spécifique (PS) obtenus lors de la récolte hexagonale 2024», précise Jean-Jérôme Javeleaud.

Viande bovine: en 2025, baisse prévue de la production, «bousculée par le sanitaire» (Idele)

Sous l’effet cumulé de la décapitalisation et des maladies vectorielles, la production française de viande bovine devrait chuter de 1,8% en 2025 (à 1,29 Mtéc), selon les prévisions de l’Institut de l’élevage (Idele). La maladie hémorragique épizootique (MHE) et la fièvre catarrhale ovine (FCO) provoquent «une surmortalité et des problèmes de fertilité», analyse l’institut technique dans un communiqué le 22 janvier. Des difficultés de reproduction qui ont incité les éleveurs à faire abattre plus de vaches. Le contrecoup? Une reprise de la décapitalisation à l’automne 2024, suivie en 2025 de moindres réformes et donc d'une baisse attendue de la production de femelles (-3,6%). La production de broutards, elle, devrait chuter lourdement (-8,2%, à 862 000 têtes), cumulant déficit de naissances et réorientation des jeunes animaux vers l’engraissement. «Les engraisseurs français sont parvenus à stabiliser leurs achats en 2024», note l’Idele, avec une production de taureaux et taurillons stable en 2025 (après +2,1% en 2024). Quant à la production de veaux de boucherie, après deux années de forte chute aggravée par la flambée de l’énergie, elle voit sa «baisse structurelle» ralentir en 2024 (-4,3%) et probablement en 2025 (-2%).

FCO: l’UE en passe d’autoriser deux nouveaux vaccins contre le sérotype 3

L’Agence européenne des médicaments (EMA) «a recommandé l’approbation des vaccins Bluevac-3 et Syvazul BTV 3» contre la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3), a-t-elle annoncé dans un communiqué le 17 janvier. Le premier peut être utilisé sur les bovins et ovins, quand le second sera réservé aux ovins. Ces deux vaccins vivants inactivés sont recommandés «sous des circonstances exceptionnelles», précise l’EMA, car les vaccins contre la FCO déjà autorisés dans l’UE «montrent peu de protection» contre le sérotype 3, apparu à l’automne 2023 aux Pays-Bas, puis en août 2024 en France. Chaque vaccin a été évalué par deux études. En France, ces autorisations ne devraient pas changer la situation sur le terrain – en tout cas à court terme. À l’été 2024, le Bluevac-3 avait déjà décroché une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) dans l’Hexagone, et il est déjà utilisé dans le cadre de la campagne de vaccination publique. Quant au Syvazul BTV 3, à l’heure actuelle, «il n’est pas mis sur le marché», indique GDS France (groupements de défense sanitaire) à Agra Presse. Pour ces deux vaccins, le feu vert de l’EMA constitue toutefois «la première étape pour l’obtention de l’AMM» (autorisation de mise sur le marché), rappellent les GDS.

Porc: l'État condamné pour faute dans les contrôles vétérinaires d'un élevage de l'Allier

L'État a été condamné pour des «carences» dans ses contrôles vétérinaires au sein d'un élevage de porcs de l'Allier accusé de maltraitance animale par des vidéos de l'association L214, selon une décision consultée vendredi par l'AFP. En 2020 et 2021, L214 avait dénoncé les pratiques d'un élevage de quelque 8.000 porcs, situé à Limoise et fournisseur de l'industriel Herta, dans des vidéos montrant des truies en cage, manquant de place pour mettre bas ou allaiter, des porcs pataugeant dans leurs excréments, privés d'eau, ou certains ayant les pattes coincées dans des fentes au sol. Les vidéos avaient déclenché une inspection de la DDPP de l'Allier qui avait conclu à la "bonne tenue" de l'exploitation. Outre la procédure engagée contre l'exploitation, L214 avait donc saisi la justice contre l'État, accusant les services vétérinaires d'avoir failli dans leur mission de contrôle. Dans sa décision, le tribunal juge en effet impossible «d'établir l'existence de contrôles réguliers effectuée à une fréquence appropriée» sur le site de l'exploitation avant la publication de la vidéo, bien que de «nombreux manquements» y aient été constatés. S'agissant des contrôles réalisés après la diffusion des vidéos, le tribunal a également reconnu la responsabilité de l'État au motif que les services vétérinaires ont "toléré" la pratique du «claquage des porcelets», qui est pourtant «un manquement à la réglementation».

Fleurs : Valhor lance sa propre étude sur les résidus de pesticides chez les fleuristes

L’interprofession horticole va lancer dans quelques jours la phase opérationnelle d’une étude technique, qualitative et quantitative, visant à évaluer la présence de résidus de certains produits phytosanitaires sur les végétaux vendus, a expliqué Florent Moreau président de Valhor à Agra Presse le 24 janvier. Les résultats devraient être dévoilés à l’automne 2025. «C’est une étude volontaire et proactive, allant au-delà du cadre réglementaire actuel qui a été décidée suite à l’affaire Marivain», explique-t-il, «Des études similaires ont été menées en Belgique et en Allemagne mais avec des conclusions différentes. Il s’agit de rassurer les professionnels sur le sujet. Mais aussi le consommateur afin que l’achat de fleurs demeure un plaisir». Et d'assurer que la filière agissait depuis plusieurs années sur la réduction des molécules utilisées et le développement de la PBI (production biologique intégrée), tout en soulignant un «besoin» de traitement phytosanitaires. D’autre part, Valhor a pris contact avec l’Anses et sera contributeur de sa mission d’évaluation de l’exposition aux pesticides des fleuristes, annoncée le 20 janvier: «Nous nous réjouissons de participer à cette étude, continue Florent Moreau, «ce travail pourrait déboucher sur l’évolution de la réglementation. Mais gardons-nous d’une solution trop spécifiquement française. Le marché de la fleur, très globalisé, demande une réponse au niveau européen».  

Crise de la lavande/lavandin : FranceAgrimer propose des pistes de reconversion

Des débouchés seraient possibles en élevage ovin et bovin (et dans une moindre mesure en porc plein air) pour les producteurs de lavande et de lavandin subissant la crise du secteur (surproduction, climat, sanitaire) et tentés par une reconversion. C’est ce que souligne une étude FranceAgriMer présentée le 24 janvier et réalisée par le bureau d’études Ceresco et la chambre d’agriculture de la Drôme. L’étude s’est appuyée sur la situation des marchés de ces productions et leur potentiel de développement dans la région concernée (contreforts de Lure, plateau d’Albion et de Valensole, Baronnies, Vallée du Rhône, Préalpes de Digne) soit 32 800 hectares dont 15% environ estimés en surproduction. «L’élevage est la seule piste de diversification possible pouvant convertir un nombre conséquent d’hectares dans la zone historique lavandicole, mais c’est un autre métier» a-t-il été expliqué.  De fait, un certain nombre de prérequis devraient satisfaits : autonomie fourragère, gestion des maladies et du loup, astreinte quotidienne, bâtiments… «Les pistes existent mais il n’y a pas de solution miracle», reconnait Alain Aubanel président du comité interprofessionnel des huiles essentielles françaises (Cihef). Parmi ces pistes, certaines productions végétales ont été évoquées : cameline (en filière industrielle ou en dérobé), lentille, pois chiche. L’arboriculture et le maraîchage semblent moins probables compte tenu des besoins en irrigation.

Forêts : les forestiers privés appellent à des «mesures urgentes» contre les vols de bois

Le syndicat Fransylva (forestiers privés) appelle, dans un communiqué du 23 janvier, à des «mesures urgentes» de l’État face aux «pillages» des forêts françaises qui alimentent le trafic de bois à l’étranger. Selon le syndicat, les forêts des départements des Vosges, de la Haute-Marne et de l’Aube ont été le théâtre de nouveaux vols de bois, après une série d’opérations criminelles découvertes en Occitanie, en Ile-de-France, en Moselle et en Meuse ces derniers mois. «Les particuliers propriétaires de forêts représentent 75% de la surface forestière française et doivent faire face à des réseaux mafieux avec des professionnels du pillage, des informateurs sur place et des ramifications vers l’étranger», alerte Antoine d’Amécourt, président de Fransylva. Concrètement, le syndicat demande la création d’une cellule dédiée sur tout le territoire mobilisant le renseignement, les forces de l’ordre et les douanes. En outre, il demande une accélération des procédures, via leur instruction par le Garde des Sceaux, mais également un alourdissement des sanction pénales contre ces actes. Enfin, il souhaite la création d’un fonds de dédommagement pour les particuliers propriétaires de forêt, soulignant qu’ils ne sont pas assurés contre de tels vols.

Presse agricole: Éric de la Chesnais (le Figaro) réélu président de l’Afja

Journaliste au Figaro, Éric de la Chesnais a été réélu président de l’Afja (journalistes agricoles) pour un second mandat d’un an, annonce l’association dans un communiqué le 24 janvier. Journaliste au Figaro depuis 26 ans, il a co-écrit les livres «Agriculteurs: les raisons d’un désespoir» (Plon, 2017) et «La défense est dans le pré», avec l’avocat Thimothée Dufour (Ed. du Rocher, 5 février 2025); il a aussi remporté le Grand prix de l’Afja en 2020. Son élection, à l’unanimité, a eu lieu lors de l’assemblée générale de l’Afja le 20 janvier. L’association, qui a fêté ses 70 ans en 2024, regroupe «près de 200 membres», journalistes et communicants.