Agrafil du 27 août 2025

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Biodiesel : l’OMC épingle partiellement les mesures de l’UE sur les importations d’Indonésie

Le différend entre l’UE et l’Indonésie au sujet des mesures compensatoires de Bruxelles sur les importations de biodiesel a en partie trouvé son dénouement. Dans un rapport de panel distribué le 22 août, le groupe spécial de l’organe de règlement des différends de l’OMC (ORD) a donné partiellement raison à l’Indonésie, invitant l’UE à mettre ses mesures en conformité avec l’accord sur les subventions et les mesures compensatoires. Depuis 2019, l’UE impose en effet des droits compensateurs, allant de 8 % à 18 % selon les entreprises, sur les importations de biodiesel en provenance d’Indonésie. Les arbitres de l’ORD ont notamment estimé que l’UE n’avait pas procédé à un examen objectif, fondé sur des éléments de preuve positifs, prouvant que les importations accusées d’être subventionnées menaçaient réellement la production européenne. Toutefois, l’OMC ne remet pas en cause l’analyse de l’UE selon laquelle les pouvoirs publics indonésiens accordent une subvention passible de mesures compensatoires aux producteurs. Le rapport de panel doit être adopté dans un délai de 20 à 60 jours, à moins qu’une des parties ne fasse appel.

Incendie dans l’Aude : le guichet d’aide ouvrira le 1er septembre (préfecture)

Le fonds d’urgence annoncé par la ministre de l’Agriculture après l’incendie qui a ravagé le massif des Corbières début août « sera ouvert du 1er au 21 septembre », annoncent la préfecture et la chambre d’agriculture de l’Aude dans un communiqué le 21 août. Les « exploitants situés dans le périmètre immédiat du feu » (carte en annexe du communiqué) pourront y déposer leur demande en vue d’un paiement « d’ici au 30 octobre ». Les montants et critères de cette aide seront communiqués plus tard, après concertation avec les professionnels. Une condition est déjà connue : s’engager « à ne pas vendanger » (ou à détruire la vendange si la récolte a commencé). Ce fonds interviendra « en complément des indemnisations » des assurances. Avant l’ouverture du guichet, les « exploitants touchés par les incendies et faisant face à de graves difficultés financières » peuvent déjà demander une avance en envoyant un formulaire par mail. Par la suite, un second guichet ouvrira le 22 septembre pour les vignes touchées par les fumées, précise la chambre d’agriculture sur sa page dédiée à l’incendie. Les deux guichets de ce fonds de 7 M€ (pertes de récoltes, pertes de fonds, bâtiments et matériel) seront complétés par 1 M€ de « prise en charge ciblée » de cotisations MSA, selon un communiqué du ministère de l’Agriculture.

Loup : un animal responsable de plusieurs attaques de moutons abattu en Aveyron

Un loup qui avait attaqué à trois reprises le troupeau d'un éleveur de moutons en Aveyron a été abattu dans la nuit du 25 au 26 août par des agents de l'État, a annoncé la préfecture dans un communiqué mardi. Lors des attaques survenues en août sur une exploitation située dans la commune de Sévérac d'Aveyron, « 17 brebis avaient été tuées ou grièvement blessées », a détaillé Marie-Amélie Viargues, présidente de la FDSEA de l'Aveyron, auprès de l'AFP. À la suite de ces attaques répétées, la préfecture de l'Aveyron a autorisé la mise en œuvre de tirs de défense. Au niveau national, un arrêté est paru le 22 juin au Journal officiel qui précise les conditions dans lesquelles les préfets peuvent accorder des tirs de défense aux éleveurs de bovins. Selon le bilan officiel au 31 mai, on comptait en France 1 245 attaques et 4 040 bêtes prédatées depuis le début de l'année. En déplacement dans l'Aveyron, le 3 juillet, Emmanuel Macron, avait plaidé pour empêcher l'implantation du loup là « où il y a du pastoralisme », quitte à en « prélever davantage », c'est à dire autoriser qu'un plus grand nombre de canidés soient abattus. Le loup abattu sera décompté du plafond national de 192 spécimens fixé pour l’année, ajoute le communiqué de la préfecture de l'Aveyron.

Agriculture régénérative : le Cese européen plaide pour une définition commune

Dans un rapport sur l'agriculture régénérative, qui sera discuté par les eurodéputés de la commission de l’Agriculture le 1er septembre, le Comité économique et social européen (Cese) préconise un meilleur alignement du cadre réglementaire de l’UE afin de reconnaître et soutenir ces pratiques agricoles. Pour cela, la première étape serait de définir le terme « agriculture régénérative » dans le contexte de la Pac post-2027, propose l’éleveur bulgare Stoyan Tchoukanov, auteur de ce travail. Mais, compte tenu de la complexité du concept (qui recouvre aussi bien les cultures intercalaires, le semis direct, le paillage, la réduction des pesticides ou l’agroforesterie), il suggère une définition qui serait basée sur des indicateurs de résultats (taux de couverture annuel du sol, teneur en carbone organique…) plutôt que sur des pratiques. Et, pour soutenir les agriculteurs, le Cese appelle à élargir les mesures relatives à la santé des sols dans les plans stratégiques de la Pac, à augmenter les soutiens à l’investissement, à mettre en place des aides incitatives – en particulier au cours des premières années de conversion –, ou encore à garantir des prix équitables pour les produits de qualité.

Kiwis : vers une bonne rémunération pour les producteurs Zespri sur la saison 2025-2026

Le producteur de kiwis néo-zélandais Zespri a publié un premier bilan pour la saison 2025-2026, dans un communiqué de presse le 20 août. Celle-ci pourrait offrir une bonne valeur ajoutée aux producteurs selon l’entreprise. Les rendements à l’hectare dépendent cependant de la variété cultivée. Ainsi, le kiwi Sungold – qui fait l’objet de développement en Europe –, offre le meilleur retour au producteur (chiffre d’affaires) avec 152 109,60 €/ha, suivi par le Sungold bio (145 891,60 €) et le kiwi vert « traditionnel » (90 756 €). Rapportées au rendement par plateau, les prévisions soulignent une augmentation par rapport aux estimations de juin pour toutes les catégories (par exemple, 7,49 € - 8,18 € en août, contre 7,10 € - 7,96 € en juin pour le kiwi vert). Seules exceptions : SunGold et Sweet Green, qui restent dans les fourchettes de juin. « Il est encourageant de constater les bons résultats de l'Europe et de l'Amérique du Nord, l'Europe se démarquant particulièrement avec plus de deux millions de plateaux vendus chaque semaine au cours des 13 dernières semaines. Pour soutenir cette demande, des fruits supplémentaires ont été réaffectés à ces marchés depuis l'Asie, où la conjoncture économique locale a été plus difficile », analyse le p.-d.g. Jason Te Brake. Zespri vise un chiffre d'affaires de 4,5 milliards de dollars en 2025.

Semences : création d’une association professionnelle de la culture végétale in vitro

Dans un communiqué de presse du 26 aout, huit entreprises françaises de premier plan spécialisées dans la culture in vitro végétale annoncent la création de l’Association des laboratoires de culture in vitro végétale (ALCIV²). Selon elles, ces laboratoires, souvent intégrés à des structures de production plus larges, ne sont ni suffisamment identifiés ni compris dans les écosystèmes professionnels, réglementaires et de formation. « Nos techniques ne sont ni bien connues, ni bien prises en compte. Nos enjeux (contaminations, produits utilisés, environnement ultra-contrôlé) ne sont pas les mêmes que ceux de l’agriculture de plein champ », explique l’association sur sa page LinkedIn. ALCIV² entend donner de la visibilité aux métiers et aux spécificités de la culture in vitro végétale : reconnaissance par les filières de formation, collaboration scientifique sur ses problématiques, synergies entre membres… Les huit membres fondateurs sont : AWM Biotech (palmier dattier) ; Ernest Turc (ornement dont plantes à bulbes) ; HM.Clause (semences potagères) ; Invenio Solutions (fraisier, framboisier, châtaignier) ; Laboratoire angevin des plantes (ornement) ; Mercier Novatech (vigne) ; SN pépinières et roseraies Georges Delbard (fruitiers) ; Vilmorin-Mikado (semences potagères).

Fruits : Seminis se diversifie en pastèques pour le marché français

La société semencière Seminis (groupe Bayer) a annoncé le 10 août le lancement d’une nouvelle variété de pastèque micro-pépins sous le nom de Polinesia pour la saison prochaine. Elle était jusque-là en test sous le numéro SVWT3052 (type Jubilée). Cette pastèque pesant entre 1,5 kg et 2,5 kg se distingue par « la rusticité de sa plante face aux maladies et par sa présentation homogène », indique le semencier. Une autre variété est en essai, encore sous numéro, non disponible à la vente : SVWT4119 (type Sugarbaby). Elle se fait remarquer par son cycle court et ses qualités gustatives. Le semencier annonce d’autres développements en courges butternuts pour le marché français et poursuit sa stratégie en melon, avec des essais cet été dans le Sud-Est et dans le Grand Ouest (citons les deux variétés encore en test non disponibles à la vente SVMC4787 et SVMC2001). L’entreprise confirme aussi l’intérêt du melon Acapella, avec une première année de commercialisation de cette variété à cycle long pour les chenilles, qui apporte de la « stabilité au producteur » en produisant de « beaux fruits », étant moins sensible aux variations météorologiques pouvant affecter la nouaison. (Florence Rabut)

Coordination rurale : Margaux Sciandra devient chargée des affaires publiques

Margaux Sciandra est devenue la nouvelle chargée des affaires publiques de la Coordination rurale, a indiqué le syndicat à Agra Presse le 25 août, confirmant une information du média Contexte. Elle remplace à ce poste Agathe Lecoulant. Sur sa page LinkedIn, Margaux Sciandra se définit comme une « spécialiste des relations internationales », notamment dans le secteur de la défense. Elle avait auparavant été collaboratrice parlementaire du député Vincent Bru (Modem, Pyrénées-Atlantiques). Avant cela, cette diplômée de la Sorbonne et de Panthéon-Assas avait occupé plusieurs postes dans le secteur de la défense, dont notamment un passage au ministère des Armées.

AGPB : départ de la responsable des affaires publiques (presse)

D’après nos confrères de Contexte, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a perdu sa responsable des affaires publiques, Lauriane Chamot, qui occupait le poste au sein du syndicat depuis trois ans. Contactée par Agra Presse, l’AGPB n’a pas souhaité confirmer l’information. Toujours selon Contexte, Lauriane Chamot va rejoindre la Maison des eaux minérales naturelles le 1er septembre, syndicat représentant des entreprises du secteur (Evian, Volvic, etc.). Elle remplacera Sébastien Jacques en tant que déléguée générale. Lauriane Chamot dispose d’une solide expérience politique, ayant été collaboratrice de l’ancienne sénatrice UDI Françoise Gatel (aujourd'hui ministre déléguée à la Ruralité) et conseillère parlementaire de Jean Castex, lorsqu’il était Premier ministre.

À nos abonnés : possible ralentissement des parutions en période estivale

En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.

Déforestation : la justice brésilienne rétablit un moratoire sur le soja

La justice brésilienne a rétabli provisoirement le 25 août la validité d'un moratoire visant à ne pas commercialiser le soja cultivé dans les zones de l'Amazonie touchées par la déforestation, après sa suspension vivement critiquée par les ONG. Une juge fédérale a décidé de suspendre la décision du régulateur brésilien de la concurrence, le Conseil administratif de la défense économique (Cade). Ce dernier avait annoncé le 18 août la suspension à titre provisoire du moratoire, au motif que cette mesure datant de 2006 était anticoncurrentielle et nuisait aux exportations de soja. Selon le texte de la décision judiciaire obtenu par l'AFP, la suspension du moratoire par le Cade est « disproportionnée et prématurée » et n'a pas tenu compte des critères techniques et juridiques, ni des avis d'organismes publics tels que le ministère de l'Environnement. La décision s'appliquera dans l'attente de l'avancement de la procédure administrative ouverte au sein du Cade, selon le document. Les signataires du moratoire – une trentaine d'entreprises exportatrices dont des géants mondiaux comme l'américain Cargill ou le français Louis Dreyfus – se sont engagés à partir de 2008 à ne plus commercialiser de soja provenant de terres déboisées.

Syndicats : l’AGPB aurait trouvé sa nouvelle responsable des affaires publiques (presse)

D’après un article du 27 août du média Contexte, l’AGPB  (producteurs de blé, FNSEA) aurait trouvé sa nouvelle responsable des affaires publiques. Il s’agirait de Delphine Besson. Disposant d’une solide expérience politique, elle est passée par les cabinets de plusieurs ministres : Catherine Vautrin à la Décentralisation, Sarah El Haïry à la Biodiversité et Geneviève Darrieussecq aux Personnes handicapées. Elle remplacerait donc Lauriane Chamot, qui occupait le poste depuis trois ans. Contacté par Agra Presse, l’AGPB n’a, une nouvelle fois, pas souhaité confirmer l’information.

Santé au travail : les institutions onusiennes pointent les fortes chaleurs (rapport)

Alors que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ont publié, le 22 août, un rapport « mettant en lumière les problèmes de santé de plus en plus grands que la chaleur extrême pose aux travailleuses et aux travailleurs au niveau mondial », notamment dans les secteurs de l’agriculture. Ce document, qui s’appuie sur cinq décennies de recherches et de données, révèle qu’au-dessus de 20°C, la productivité diminue de 2 à 3 % par degré avec des risques « d’hypothermie, de déshydratation, des troubles rénaux et neurologiques », sans oublier des troubles du jugement, de la vigilance, de la dextérité et de la coordination. Pour relever ces défis, le rapport préconise la mise en œuvre de plans d’action « urgents et coordonnés », par région, en incluant les différentes parties prenantes : syndicats, professionnels de santé, autorités locales, experts... Parmi les recommandations listées : élaborer des politiques sanitaires dédiées, former et sensibiliser le personnel sur les symptômes du stress thermique... À l’échelle mondiale, plus de 2,4 milliards de travailleurs seraient, chaque année, exposés à une chaleur excessive, entraînant plus de 22 millions accidents du travail. (Anne Gilet)

Vin : la filière champagne renonce à imposer la coiffe sur ses bouteilles

La filière champagne renonce à imposer la coiffe sur ses bouteilles, estimant que l'absence de cet habillage, souvent en aluminium ou en plastique, ne menace ni l'image ni les ventes de l'appellation, selon un communiqué du 25 août. Depuis l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation européenne en 2023, l'apposition des coiffes sur les bouchons des vins effervescents est devenue facultative, rappelle l’interprofession. Chaque AOP peut toutefois décider de maintenir cette obligation dans son cahier des charges. À titre conservatoire, la filière champagne avait engagé une procédure en ce sens auprès de l'Inao, le temps de mener une étude. Ses résultats montrent que la coiffe est perçue par les consommateurs comme un « signe identitaire fort du champagne ». Elle « influence leur choix, les conduisant généralement à préférer une bouteille coiffée ». Pour autant, l'absence de coiffe n'entraîne pas un « risque significatif, ni pour l'image ni pour les ventes globales de la filière ». Le Comité Champagne a ainsi décidé d'abandonner la procédure auprès de l'Inao, étant donné que « le choix de ne plus apposer de coiffe peut présenter un risque individuel, mais ne constitue pas un risque collectif pour l'appellation champagne ». Certains vignerons réclamaient l'abandon de la coiffe, pour des raisons écologiques, mais aussi par souci d'indépendance.

Eau : dans les Pyrénées-Orientales, une association d’irrigants condamnée en appel (ONG)

Selon une note de France nature environnement (FNE) Occitanie Méditerranée du 22 août, la cour d’appel de Montpellier a aggravé, le 8 juillet, la condamnation de l’association syndicale autorisée (ASA) de la plaine du Lentilla, qui irrigue 600 ha de terres agricoles de quatre communes des Pyrénées-Orientales. Cette dernière avait été condamnée pour non-respect du « niveau minimum d’eau à laisser dans la Lentilla » visant à préserver son débit minimum biologique, explique la fédération. « Ce constat avait été effectué à deux reprises durant l’été 2021 », précise-t-elle. La cour a décidé de faire passer l’amende à l’encontre de l’association d’irrigants de 2 000 € à 8 000 € (dont 3 000 € avec sursis). Son président, Hervé Vidal, a également vu sa sanction s’alourdir. La cour a en effet jugé les circonstances aggravantes : l’agriculteur a indiqué être « prêt à récidiver dans les mêmes circonstances », et s’était montré « outrageant » envers les inspecteurs de l’OFB, relate FNE dans sa note. Il doit s’acquitter d’une amende de 5 000 €, contre 1 000 € précédemment (dont 2 500 € avec sursis). Les prévenus n’ont pas engagé de pourvoi en cassation, ajoute la fédération.

Légumes : le hollandais The Greenery et le belge BelOrta s’associent dans FreshAlliance

La coopérative néerlandaise The Greenery et la belge BelOrta ont officiellement confirmé leur partenariat avec la création de FreshAlliance, d'après un communiqué de presse du 26 août. Les deux entreprises avaient déjà signé une déclaration d’intention en juin 2024. Il ne s’agit pas d’une fusion, mais d'une « mutualisation des forces », expliquent les deux parties qui ont opté pour la création d’une union transnationale d'organisations de producteurs (TUPO). FreshAlliance deviendra une coopérative de droit belge. Trois administrateurs de chaque organisation siégeront au conseil d'administration. Les deux coopératives continueront de fonctionner indépendamment, conservant leur propre structure, leur propre base de membres et leurs propres marques. « La collaboration se concentrera sur les domaines où elle offre une valeur ajoutée, tels que les ventes, le développement durable, l'innovation et les données », est-il expliqué. Elles espèrent ainsi renforcer leur couverture géographique et leurs profils de risques. « Il n'y a aucune raison impérieuse de collaborer ; nous souhaitons rechercher progressivement des opportunités et des possibilités qui créent une situation gagnant-gagnant dans des domaines qui profitent à nos producteurs et à nos clients », explique Philippe Appeltans, p.-d.g. de BelOrta.

Noisettes : en Italie, une récolte en forte baisse en Campanie

La production de noisettes en Campanie est annoncée en forte baisse, rapporte le Corriere Ortofruticcolo le 26 aout. La baisse serait en moyenne de 50 %, avec des pics pouvant atteindre 80 % dans de nombreuses exploitations. Dans le secteur d’Avellino, fortement producteur, la récolte ne devrait pas dépasser 4 000 tonnes. Au niveau régional, les pertes pourraient atteindre 26,4 millions d’euros. « La chute précoce des fruits n'est pas un incident isolé, mais plutôt le signe d'une faiblesse structurelle du secteur, aggravée par le changement climatique, des parasites comme la punaise marbrée et des déséquilibres nutritionnels. Des solutions immédiates et concrètes sont nécessaires », explique Stefano Di Marzo, président de la confédération agricole d’Avellino. Le syndicat agricole a avancé plusieurs revendications auprès de la région Campanie : reconnaissance immédiate de l'état de catastrophe naturelle, indemnisation et mesures incitatives pour les exploitations, adoption d'un plan régional pour les fruits à coque (existant déjà pour l’olive et l’horticulture), création d'un comité technique permanent. La province d'Avellino, avec environ 11 700 ha de noisetiers et 7 900 entreprises impliquées, représente plus de 10 % de la superficie nationale plantée en noisetiers.

Foncier : élu président de la FNSafer, Thierry Bussy s’inscrit dans la continuité

La FNSafer a annoncé le 27 août l’élection de Thierry Bussy comme président. Son prédécesseur Emmanuel Hyest avait été évincé le 19 juin. Thierry Bussy, président de la Safer Grand Est depuis 2021, est éleveur à Maffrécourt (Marne), avec deux exploitations (polyculture et élevage). Le nouveau patron de la FNSafer s’inscrit « dans la continuité de notre engagement : défendre et valoriser l’intérêt général », selon un communiqué de l’organe de régulation du foncier. « Je souhaite par ce mandat poursuivre le travail engagé par nous tous sous l’impulsion d’Emmanuel Hyest avec comme priorité le renouvellement des générations en agriculture », déclare-t-il, cité dans le document. Et de s’engager pour « des Safer transparentes, ouvertes, éthiques et responsables ». Soulignant les difficultés du monde agricole et « le contexte mouvant » dans lequel elles évoluent, Thierry Bussy estime que « les Safer doivent anticiper les évolutions de leurs missions : pour l’agriculture et la forêt, pour la protection du foncier, l’aménagement du territoire, le déploiement des énergies renouvelables, l’adaptation aux effets du changement climatique... »

Beurre : pas de risque de pénurie, selon le Cniel

« Il n'y a pas de risque de pénurie de beurre » en France, malgré des tensions récentes sur les prix mondiaux et l'épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO) qui pourrait avoir un impact sur la collecte laitière, a expliqué le 27 août à l'AFP Jean-Marc Chaumet, économiste au Cniel (interprofession). Des craintes de rayons vides ont émergé ces derniers jours, certains éléments semblant être réunis pour créer des tensions : baisse du cheptel depuis des années, épizootie de FCO en Bretagne, cours du beurre élevés, etc. Mais les chiffres montrent que la collecte de lait et la fabrication de beurre, en France comme au niveau mondial, devraient être à la hauteur de la demande. « On a certes eu cette année un pic saisonnier un peu retardé au printemps, mais pas inexistant », explique l'économiste du Cniel. En outre, « les stocks de beurre ne sont pas très élevés », en raison d’une consommation à la traîne depuis le début de l'année (-3,5% sur les ventes au détail). Selon l'expert, la collecte de lait sur l'année devrait être « comparable » à 2024. « Même si on n'a pas forcément plus de lait, on peut faire plus de beurre et c'est en train de se passer en France », ajoute-t-il. Selon Agreste, la production de beurre des cinq premiers mois de 2025 était en hausse de 1,7 % sur un an (à 162 629 t), quand la collecte laitière reculait de 0,9 %. [Lire notre enquête dans Agra Presse hebdo]

Coopératives : Anne Fauvel prendra la direction de la branche lait d’Agrial en 2026

À compter du 1er janvier 2026, Anne Fauvel, 50 ans, sera la nouvelle directrice générale de la branche lait d’Agrial. Elle remplacera Gilles Rabouille, qui fera valoir ses droits à la retraite fin décembre 2025, après 11 années passées au sein du groupe. Diplômée de l’ESA d'Angers, Anne Fauvel a rejoint Agrial en mai 2011 au sein de l’équipe Finances groupe, après une expérience laitière significative en contrôle de gestion et production chez Savencia et chez Lactalis. Elle a ensuite intégré la branche lait d’Agrial en mai 2012 en tant que directrice administrative et financière, avant d’élargir ses responsabilités à la direction des opérations. En vue de ses futures fonctions, elle intègrera le comité exécutif du groupe dès le mois de septembre. (Anne Gilet)

Ministère de l’Agriculture : Serge Lhermitte nommé directeur par intérim de la DGPE

À partir du 1er septembre, Serge Lhermitte occupera le poste de directeur général par intérim de la DGPE (direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises, ministère de l’Agriculture), apprend-on dans le compte-rendu du Conseil des ministres du 27 août. M. Lhermitte est actuellement directeur adjoint de la DGPE. Il remplacera temporairement Philippe Duclaud, qui a quitté la tête de la DGPE à la mi-juillet. Avant son arrivée au ministère de l’Agriculture en 2014, Serge Lhermitte était en poste en Aquitaine (commissaire au redressement productif, conseiller du préfet et chef de pôle à la Direccte), d’après sa page LinkedIn.