En marge d’un déplacement à Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron), consacré aux 100 ans du fromage AOP, le 3 juillet, Emmanuel Macron a dit vouloir empêcher l’implantation du loup « là où il y a du pastoralisme », rapporte l’AFP, repris notamment par Ici (ex-France bleu). « On ne va pas laisser le loup se développer et qu'il aille dans des massifs où il est en compétition avec des activités qui sont les nôtres », a ajouté le chef de l'État. « Et donc ça veut dire qu'il faut, comme on dit pudiquement, le prélever davantage. » Le statut de protection du prédateur vient d’être abaissé dans la Convention de Berne et dans la directive européenne Habitats, ouvrant la porte à une gestion plus souple. Un travail est en cours au sein du Groupe national loup pour explorer les conséquences de ce changement juridique dans le droit français. Selon l’AFP, le président de la République a jugé « vraisemblable qu'il faille une loi » pour parvenir à ses fins. « Il faut passer de la parole aux actes », a exhorté le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, réagissant dans un message envoyé à la presse. Et d’appeler à commencer par « lever la décision de restreindre l’envoi de la louveterie », dans un contexte de forte hausse des attaques et des prélèvements de loups début 2025.
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